‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 95 sur 296 · Code Théodosien, VI, xxvi · texte numérisé non relu

Code Théodosien, VI, xxvi

et aux agentes in rébus *. Quant aux lois sévères qu'il rendit au sujet de certains agents du trésor, numerarii, les menaçant du bourreau en cas de malversations 2 , elles ne dépassent pas en rigueur celles de Constantin et de Constance 3 ; elles renferment une disposition originale, ordonnant qu'après cinq ans de charge ils vaqueront pendant une année, afin de laisser aux gens qui auront été lésés par eux le temps de porter plainte ; mais elles ajoutent qu'après sept ans de gestion irréprochable ils seront élevés au grade de perfectissimes, afin que « ce titre de noblesse efface ce qu'avait d'infime leur condition précédente *. »

Il est un point sur lequel l'esprit réformateur de Julien trouva à s'employer utilement. Ce que Julien savait le mieux, c'était la guerre. Il excellait à organiser une armée, à tirer parti de soldats même peu nombreux, et à mettre en état de défense des frontières menacées. Son récent voyage à travers l'Europe orientale, moitié par terre, moitié en descendant le cours du Danube, avait montré à son œil exercé les points faibles de la frontière couverte par le grand fleuve, depuis le Norique jusqu'à la Thrace. Cette dernière province lui paraissait insuffisamment protégée. Par son ordre, on releva les remparts des places « dispersées le long du Danube, » c'est-à-dire n'appartenant pas à la Thrace proprement dite, mais à l'étroite bande de Mésie inférieure resserrée entre le Danube et l'Hémus, et connue sous le nom de Ripa Thraciœ. Là étaient les villes militaires de Troesmis,

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