Ammien Marcellin, XVII
4. Kal x6 Xsyd|Mvov 8^, û; ttv^ iltfiv oC Otpocmgovrt; xa2 fficpooxaOcuSovrec aÙToO tf -xnçwf^, Jnlieo, Ep. 53 ; Hertlein, p. 568.
126 ÉGEITS POLITIQUES.
pour leur annoncer son intention de reprendre le dessein de Constance. Sa lettre a été conservée : elle est assez curieuse. Il leur accorde, en échange de Tobélisque, le droit d'élever une statue d'airain (car les villes n'avaient pas, à cette époque, le droit d'élever des statues sans Tautoiisation de Tempereur). A en croire Julien, les Égyptiens, dont le blé nourrit Constantinople, seront heureux d'avoir encore l'occasion de rembellir en lui cédant un de leurs monuments. Et eux-mêmes le retrouveront avec joie quand, traversant le détroit pour aller faire le commerce dans le Pont, ils aperce vront parmi les édilSces de la grande ville ce souvenir de leur pays ^ Mais la courte durée du règne de Julien ne lui permit pas de mener à bout son projet. C'est Théodose qui fera dresser au milieu du Grand Cirque le monolithe alexandrin.
On eût cru Julien tout absorbé, durant ces premiers mois de règne, par les soins du gouvernement. Chose singulière, c'est le temps de sa plus grande production littéraire. Pendant les six ou sept mois qui suivirent la mort de Constance, il écrivit une partie considérable de ses ouvrages : les Saturnales, le Banquet ou les Césars, le Discours contre les chiens ignorants, le Discours contre le cynique Héracliusy le Mémoire sur la guerre de Germa-^ nie, la Lettre à Thémistius sur les devoirs de la royauté, le Discours sur la Mère des dieux ^. On admire l'ac^