‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 110 sur 298 · Cf. Ammien Marcellin, XXIII · texte numérisé non relu

Cf. Ammien Marcellin, XXIII

conférencier Tcxaspérèrent. Il fut, dit-il, sur le point de se lever et de dissoudre rassemblée ^ Un sentiment de modération, et peut-être aussi quelque respect humain, l'empêchèrent de donner suite à ce premier mouvement. « Je demeurai, dit-il, non par égard pour Torateur, mais à cause de Tauditoire, plus encore, à parler franchement, par respect pour moi-même, et afin de ne pas paraître, cédant à un mobile superstitieux plutôt qu'à une pensée pieuse et raisonnable, avoir peur des paroles que j'entendais, et m'envoler à la façon des colombes efiEarouchées ^. » Hais le polémiste qui sommeillait toujours en Julien s'éveilla à cette occasion. Après quelques jours remplis d'occupations et de soins d'autre nature 3, il composa un discours pour combattre les idées d'Héraclius et lui opposer les siennes propres.

La partie la plus importante de l'allocution impériale^ traite de théologie païenne, et doit être analysée ailleurs. Mais en quelques pages Julien, selon son habitude, raconte aussi sa propre histoire. Sous couleur d'apprendre à Héraclius comment il est permis de traiter Tallégorie, et d'y mêler même la personne des dieux,

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