‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 115 sur 298 · Voir t. I, p · texte numérisé non relu

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Âncyre un panégyrique de cet empereur. Huit ans plus tard. Constance l'avait appelé au sénat de Gonstantinople, par un rescrit très élogieux, qui y fut lu publiquement* Lors du voyage du prince à Rome, en 357, Themistius fut chargé d'apporter la couronne d'or offerte par la ville de Constantioople à l'occasion de la trente-cinquième année de son règne. Empêché par la maladie de se rendre à Rome, il envoya à l'empereur le discours qu'il aurait prononcé^ et celui-ci le récompensa en lui élevant une statue. Entre le païen Themistius et le chrétien Constance il y eut comme une émulation de flatterie réciproque : le sophiste, probablement sans beaucoup de conviction, célébrait dans le souverain « le plus grand philosophe de l'Empire ^ » et le souverain louait le sénateur philosophe, « chez qui le rang était rehaussé par la science ^. » Cependant, malgré la modération de ses sentiments religieux, qui Téloignait de toute pensée de révolte et de réaction violente 3, et malgré les raisons personnelles qu'il avait de se louer de Constance, il est sûr que Themistius vit avec une grande joie celui-ci remplacé par Julien.

Dès la fin de 361 , avant même que Julien fût entré à Constantinople, Themistius, qui à une époque antérieure avait déjà correspondu avec lui^, lui adressa une lettre de bienvenue et de conseils. Le texte en est perdu ; mais l'analyse qu'en fait Julien dans sa réponse permet

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