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tituer ses subordonnés ^ et que, selon toute apparence, c'est à ce premier supérieur qu'il eAt fallu s'adresser d'abord, sans recourir directement à l'autorité suprême du pontifex maximus. Hais peut-être les règles de la hiérarchie si nouvellement instituée étaient-elles encore flottantes, ou, dans la province où les faits se passèrent, la charge de grand prêtre était-elle alors vacante, ou enfin le prêtre municipal voulut-il faire sa cour à Julien, en soumettant au jugement de celui-ci une cause de discipline ecclésiastique.
Julien semble avoir emprunté à un double modèle l'organisation de son Église païenne. Il imite la hiérarchie chrétienne, en donnant au grand prêtre de la province une juridiction analogue à celle de Tévêque métropolitain, au grand prêtre de la cité une juridiction analogue à celle de l'évéque local; mais en même temps il se sert des cadres et des fonctionnaires du culte rendu officiellement à « Rome et Auguste » pour former les cadres et recrut^r le haut personnel du clergé païen. Sur un point, cependant, il n'emprunte rien à l'institution chrétienne : c'est en ce qui concerne les prêtresses. L'Église n'admet point les femmes au partage du sacerdoce. Elles jouent au contraire un rôle considérable dans le culte païen. Certaines divinités ne veulent être servies que par des prêtresses: d'autres divinités ont des prêtres et des prêtresses tout ensemble. Julien conserva à la femme ce rôle sacerdotal. Nous avons même vu que, dans l'exercice de ses fonctions de souverain pontife, il se plaisait à être assisté par des femmes -. Il semble même