‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 155 sur 298 · Voir plus hautf p · texte numérisé non relu

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s'être préoccupé du recrutement ou de la formation des prêtresses^ en ouvrant ou en projetant d'ouvrir, nous apprend saint Grégoire de Nazianze, c des lieux de retraite et des monastères de vierges ^ , » sur lesquels malheureusement nous n'avons aucun détail. Quand il donne à Chrysanthe le titre de grand prêtre de Lydie, il donne en même temps à l'épouse de ce philosophe celui de grande prêtresse. Ce titre conférait à la femme du prêtre provincial des privilèges et des honneurs, le droit de porter une robe blauche ou une robe de pourpre ^ : on peut supposer que, dans la pensée de Julien, elle reçut également une juridiction sur les diverses prêtresses attachées aux temples de la province. Julien, du reste, communiquait directement avec celles-ci sans se servir de l'intermédiaire de leur provinciale : qu'on lise ses lettres à la prêtresse Théodora ^, et surtout sa lettre à la prêtresse Callixène. Pour honorer sa vertu, et pour récompenser le courage avec lequel, en un temps d'épreuves, elle est demeurée fidèle au culte des dieux, il lui confère un nouveau titre. Callixène était déjà desservante d'un temple de Cérès; Julien lui donne, de plus, la prêtrise du temple de Cybèle à Pessinonte ^. Il est singulier de voir la même femme honorée ainsi d'un double sacerdoce; il est plus singulier peut-être de la voir pren-

1. ^AYveuTiSpia Tt xal itapOevûvac. Saint Grégoire de Nazîanie, Oro/toIV. 111. Sozomène me paraît étendre contrairement à toute Traiaemblance l'assertion de saint Grégoire, qnand il dit (V, 16] qne Julien fonda « des monastères d'tiommes et de femmes, » ç povTiaTyipîoïc tc àvdpûv xai Yuvaixcôv çiXoffoçeTv 2Yva>x6T(i>v.

2. Beurlier, Essai sur le culte rendu aux empereurs romains, p. 153.

3. Julien, Ep, S; Hertlein, p. 484; Ep. 2*, Kevista^ di /Uologia, 1889, p. 298.

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