Saint Grégoire de Nazianze, Oraiio IV
2. 6siq( (ioCpq^ ToÛTo '0{tT)poc* -^v Y^p, ibc t\%6^t OioXyiictoc* àiccfiavtcvaaTo ffoUaxoû t9jç irot^coK. Julien, Oratio iV; HerUein, p. 194.
par la philosophie la plus subtile^ de telles aventures ne seront jamais propres à porter les &mes au bien : on aura beau les expliquer et les atténuer, elles enseigneront toujours la passion plus que le devoir. « Un
guide prudent ne ferait pas traverser un cloaque de boue pour conduire un voyageur vers la ville ; un sage navigateur ne prendrait pas le chemin des écueils et des récifs pour entrer au port^ » Tandis que les nouveaux « docteurs et lecteurs » de Thellénisme ^ dérouleront devant le peuple leurs commentaires allégoriques ^, les auditeurs lèveront les yeux sur les peintures et les statues qui ornent lés temples, et, « oubliant les hypothèses^, » s'attacheront seulement au sens naturel des fables licencieuses qu'ils y verront figurées. Quelque effort que Ton tente, le paganisme demeurera une reli^on des yeux et des sens : on travaillerait vainement à en faire une religion de Tesprit ^.
C'est pour ce motif qu'il lui fut toujours impossible de s'étendre ou de réparer ses pertes en faisant de la propagande. Pendant les trois siècles qui précédèrent la réforme de Julien, le paganisme n*essaya pas de reconquérir par le raisonnement ou la persuasion le terrain que lui avait enlevé la prédication chrétienne. Seuls quelques philosophes, un Gelse, un Porphyre, un Hiéroclès, luttèrent contre elle tantôt par la discussion,