Ibid.; Herllein, p
au prêtre qui le remplace, il reprend le droit de se mêler à la vie commune, de visiter ses amis, de fréquenter le forum, d'aller voir les magistrats. Hais, dans ces occupations mêmes, il doit se souvenir toujours de son caractère sacerdotal. Aller au forum, mais rarement; visiter le gouverneur de la province ou le préfet de la ville, mais seulement s*il a une requête à lui présenter en faveur des indigents. Pour tout le reste, il lui faut s'imposer une tenue, qui fait penser à ce que Bôssuet appelle <c le grand sérieux de la vie chrétienne. » Non seulement ne rien faire de mal, maïs encore ne rien entendre d'indécent ; s'abstenir des plaisanteries équivoques et des entretiens licencieux ; s'interdire absolument les lectures qui offenseraient les dieux ou les mœurs; s'habiller avec modestie, en réservant toute la magnificence pour les vêtements sacerdotaux; ne point revêtir par vanité ceuxci hors du temple; éviter le théâtre; défendre même à ses enfants de fréquenter l'amphithéâtre ^ ; s'il se donne des jeux sacrés^, combats ou spectacles, n'assister qu'à ceux-là seuls où les femmes ne figurent point ; ne pas boire dans les tavernes ; ne fréquenter ni acteurs, ni cochers du cirque, ni danseurs, ni mimes; ne point exercer un métier bas ou honteux^; en un mot, qui dit tout, « vivre hiératiquement*. »
1. Julien est plus sévère pour les prêtres que la coutume romaine ne l'était pour les vestales elles-mêmes, qui n'avaient pas le droit d'assister aux luttes d'athlètes (Suétone, Octav,, 44 ; Nero, 129], mais pouvaient voir les combats des gladiateurs dans l'amphithéAtre, non seulement au temps de Cicéron {Pro Murena, 35, 73), mais au quatrième siècle (Prudence, Contra Symmachum, II, 1090 et suiv.).