‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 165 sur 298 · LacUnce, De mort, pers · texte numérisé non relu

LacUnce, De mort, pers

2. Eusèbe, HisL eccl, VIIT, 14, 5; IX, 4, 6. — Cf. la Persécution de Dioclétien, t. II, 2* éd., p. 187.

et Famour des hommes, qu'on le fasse prêtre ^ » Rarement païen a prononcé des paroles aussi peu païennes. Choisi avec cette unique préoccupation du mérite et de la vertu, le prêtre doit se montrer digne de sa vocation, non seulement quand il est dans Texercice de ses fonctions sacrées, mais aussi dans toutes les circonstances de la vie. Ceci encore est nouveau, ou du moins est introduit dans le paganisme par l'imitation d'une morale qui ne vient pas de lui. Jusqu'à ce jour, la pureté exigée du prêtre païen s'étendait seulement au temps où il remplissait sa charge, où il était de service à l'autel : quand il avait déposé le vêtement sacerdotal, il redevenait un citoyen pareil aux autres, et n'était pas tenu à se montrer plus vertueux que la masse de ses contemporains. Les plus dissolus des Romains ont pu être pontifes, flamines, quindécemvirs, augures, sans que personne se soit inquiété de ce qu'ils faisaient hors du temple. Pour Julien, le prêtre reste prêtre à toutes les heures de sa vie. Il est présumé saint jusqu'à preuve du contraire et destitué s'il ne donne pas l'exemple de toutes les vertus 2. Pendant la période de l'année où il est de service, il doit accomplir, avec le plus grand scrupule, toutes les cérémonies du culte, prier trois fois le jour, offrir chaque jour un sacrifice, observer une exacte continence, se nourrir de lectures et de méditations philosophiques, s'abstenir de rentrer dans sa maison, de se promener sur les places publiques , de rendre visite aux magistrats^. Quand son temps est accompli, et qu'il a cédé le service

!• ...'Eàv xé icÉviQTe^ eûatv iàv Te vîkowtwi,.., à^avoOç xal êmçavoû;,... xav 9révT); o^v { TIC xav ^\u6vi^,.. Fragm. d^une Ze(^re;Hertlein, p. 390-391.

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