‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 183 sur 298 · Libanius, Pro Aristophane · texte numérisé non relu

Libanius, Pro Aristophane

5. « Innumeras sine parcimonia TicUmas mactans. • Ammien Marceliio, XXV, 4.

table religion K » On ne craignait pas de bl&mer tout haut *^. On avait peur que les frais du culte, qui atteignaient des proportions inconnues jusque-là, n'épuisassent le trésor public ^. On citait Tépigramme jadis adressée à un autre empereur philosophe : « Les bœufs blancs à Marc César. Si tu reviens vainqueur, nous périrons tous* » Et Ton se demandait sérieusement ce qui resterait de la race bovine^ si les profusions de Julien continuaient, et si surtout, ayant un jour vaincu les Perses, il éprouvait le besoin de rendre gr&ce aux dieux par une recrudescence de sacrifices ^.

Ce n'était pas seulement Texagération dans le nombre des victimes qui choquait les païens raisonnables. L'excès de superstition montré par Julien étonnait beaucoup d'entre eux. Il manifestait, dans l'étude des présages, une vraie ferveur de néophyte. Les tendances de son esprit inquiet, que le merveilleux attirait toujours, depuis que ses premières expériences d'Asie l'avaient initié aux mystères de l'occultisme, le jetaient tout entier dans la recherche de l'avenir. Peut-être aussi Tintention de réagir contre les prohibitions dont Constantin et Constance avaient frappé l'art divinatoire, et la volonté de rassurer par son exemple ceux qui eussent hésité à en reprendre les pratiques, entraient-elles pour quelque chose dans Tostentation avec laquelle il s'y livrait pour sa part. Hais celle-ci dépassait la mesure ordinaire. On

1. ff Superstitiosus inagis qaam sacrorum légitimas obserTalor. » Ainmien Marcellin, XXil, 14.

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