Julien, Ep, 63 ; Hertlein, p
intimes admis aux mystères célébrés dans le spelxum impérial. C'est parmi ceux-ci que Julien recruta les principaux fonctionnaires de son palais et les plus dévoués serviteurs de sa politique. Après la phrase citée plus haut sur la purification des mains, qui était, nous Tavons dit, un rite mithriaque, saint Grégoire de Nazianze ajoute : (( Par des initiations et des sacrifices, Julien constitua sa cour, et munit de mauvais conseillers un gouvernement mauvaise »
Julien était dévot à tous les dieux. « Tous ceux dont ont parlé les poètes, pères et enfants, dieux et déesses, supérieurs et subordonnés, dit Libanius, il fait des libations à tous, il remplit d'agneaux et de bœufs les autels de tous^. » Quelquefois il les prie tous ensemble, et s'imagine recevoir leur réponse collective 3. Le plus souvent il les distingue. Presque tous les personnages de la mythologie grecque et italo-romaine sont nommés et invoqués dans ses écrits : Saturne, Jupiter, Apollon, Mars, Pluton, Bacchus, Silène, Esculape, Hercule, lesDioscures, Minos, le Soleil et la Lune, Rhéa, Junon, Minerve, Latone, Demeter et Cora, Vénus, Hécate, les Muses, les Grâces, les Parques, Erinnys, etc. Les divinités asiatiques y ont leur place, fréquente et même très absorbante : Mithra, Cybèle, Attis. Moins souvent, mais avec grand
1. *£vtO(LOi; de xal Ouoiai; xa6i<TTi ta paaîXeia, xaxoïc au|i6ouX'^t; xax^; apx>iC XP^iuvoc. Saint Grégoire de NaziaDze, Oratio IV, 52.