‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 190 sur 298 · Libanius, Monodia super Julianum ; Reiske, t. ], p · texte numérisé non relu

Libanius, Monodia super Julianum ; Reiske, t. ], p

3. Ép. au sénat et au peuple d'Athènes; Hertiein, \k 355, 360.-

respect encore, il cite les divinités égyptiennes Sera pis et Isis. Il n'est rien, pour ainsi dire, qui demeure à Tabri dô son culte : « n'a-t*il pas honoré solennellement , dit Libanius, les dieux, les héros, Tair, le ciel, la terre, la mer, les fontaines, les fleuves^? »

De cette vaste accumulation, de cette piété qui se répand avec une aisance égale sur les objets les plus divers, il parait difficile, au premier abord, de tirer une théologie précise. La pensée de Julien est flottante : elle se dérobe dès qu'on essaie de la saisir. Elle n'est pas toujours semblable à elle-même. Julien parait parfois appartenir à plusieurs écoles théologiques. Dans les Césars^ il nous montre un Olympe à la fois naïf et goguenard, tel que pouvait se le représenter Timagination d'un enfant ou d'un homme du peuple : les deux grands couples divins, Saturne et Rhéa, Jupiter et Junon, couchés sur des lits d'ébène ou assis sur des trônes d'or : alentour les autres dieux, rangés en cercle : ils passent le temps à boire du nectar et à manger de l'ambroisie : Silène fait le bouffon : on entrevoit même l'équivoque Ganymède. Manifestement, Julien se joue dans ce tableau, et montre que certains aspects de la mythologie ne sauraient être pris au sérieux. Ailleurs, il rejette plus clairement encore (c les fables incroyables et monstrueuses, » que les Grecs ont inventées au sujet des dieux : Saturne dévorant ses enfants, Jupiter incestueux, Bacchus déchiré en morceaux, puis recollé -. Il n'admet pas que Pluton soit l'être infernal que dépeint la mythologie, ni que

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