‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 217 sur 298 · Ibid.; Hertlein, p · texte numérisé non relu

Ibid.; Hertlein, p

256 LliNTERPHÉTATION DES MYTHES.

tion et à ses tempêtes, se sent enlevée vers les dieux *? » Il va de soi que ces commentaires abstraits d'un mythe grossier, ces explications mystiques de rites barbares, ne sont que pour les délicats, pour ceux que scandaliserait le sens littéral et à qui feraient horreur les pratiques des prêtres fanatisés. « Les anciens, dit Julien, ont réfléchi longtemps, avec Taide des dieux, sur les causes des êtres, et ils les ont découvertes par euxmêmes ou, ce qu'il vaut mieux dire peut-être, ils les ont trouvées, guidés par les dieux, puis ils les ont ensuite enveloppées de fables incroyables, afin que Tinvraisemblance paradoxale de la fiction nous portât à la recherche du vrai. Or, la vérité, selon moi, peut suffire au vulgaire^ sous une forme déraisonnable, et j'admets les symboles, du moment qu'ils sont utiles. Mais pour les hommes d'une intelligence supérieure 3, la plus grande utilité étant de connaître la vérité sur les dieux, celui qui la recherche et qui la trouve, guidé par les dieux mêmes, est averti par ces énigmes qu'il doit y chercher quelque chose, afin de parvenir, après l'y avoir trouvé, au comble de la doctrine par la méditation et non point par une croyance respectueuse à l'opinion d' autrui, ou sous une autre influence que celle de sa propre raison. » Ainsi, plus une fable est incroyable, plus un récit sur les dieux semble paradoxal, et plus il est utile, car il éveille l'attention des sages, et les pousse à chercher la vérité enfouie sous le symbole. « Suivons, dit Julien dans un autre de ses écrits, les traces récen-

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