‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 36 sur 298 · Hœc clarius solito disserebat. » Ibid · texte numérisé non relu

Hœc clarius solito disserebat. » Ibid

4. II semble que la version donnée par Ammien de ce discours ait élé écrite après coup. Elle ne ressemble pas au court résumé que Julien a fait de ses paroles dans la lettre aux Athéniens (Hertlein , p. 369) ; mais surtout on trouve dans le dernier paragraphe du texte d'Ammien le programme de l'expédition future dessiné avec trop de précision pour n'avoir pas été rédigé après son accomplissement.

que j'étais sur votre intrépide courage. Témoios des travaux que nous avons accomplis, les Gaules, relevées après tant de deuils et de si longues épreuves, rediront notre œuvre à la postérité.

« Maintenant que par lautorité de vos suffrages, et cédant à la nécessité, j'ai été élevé au rang d'Auguste, je veux, avec l'aide de Dieu et avec votre concours, accomplir de grandes choses, si la Fortune favorise mes desseins : fort de ce qu'une armée si juste et si vaillante m'a jugé sage et modéré dans la paix, prudent et réfléchi dans la conduite de guerres fréquentes contre des nations coalisées. Afin donc de prévenir, par notre étroite union, les difficultés qui nous attendent, suivez la voie que je crois bonne pendant que les circonstances sont favorables à nos désirs. Les provinces illyriennes ne sont point défendues : marchons-y sans retard : occupons les extrêmes limites de la Dacie : l'événement nous montrera ensuite ce qu'il faut faire.

(( A l'exemple des chefs qui ont foi dans leurs hommes, je vous demande de me jurer obéissance et fidélité. Pour moi, je mettrai mon soin accoutumé à ne rien faire de téméraire ou de timide, et je prouverai à qui le demandera mon incorruptible volonté de travailler en toute chose pour le bien commun. Hais, ce que je vous recommande avant tout, veillez à ce que votre ardeur ne vous entraîne pas à nuire aux intérêts des particuliers : souvenez-vous que nous nous sommes illustrés moins encore en taillant en pièces d'innombrables ennemis qu^en assurant la tranquillité et le salut des provinces*. »

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