a PerspecUe adhuc fidei. » Amrnien Marcellin, XXI
numérique qu'elles eussent ajouté à sa petite armée, Julien reconnut, à la réflexion, qu'il trouverait plus d'avantage & les éloigner que de profit à les y adjoindre. Il résolut de se défaire de ces soldats douteux, en les envoyant en Gaule. Les peuples barbares qui avoisinaient la Gaule, disentses panégyristes et ses historiens, n'avaient pas bougé depuis son départ, et la terreur de son nom avait suffi à les maintenir en repos ^ Julien prétexta cependant « d'une urgente nécessité de défense ^ » pour envoyer au delà des Alpes les légions et la cohorte de Sirmium. Celles-ci se mirent en route avec répugnance. Elles redoutaient la longueur du voyage, et n'avaient pas plus le désir de se trouver, sous un climat nouveau, en contact avec les Barbares de la Germanie, que les soldats gallo-romains n'avaient eu, l'année précédente, celui d'abandonner leurs foyers pour marcher en Orient contre les Perses. Les officiers, dévoués à Constance, leur soufflaient l'esprit de rébellion. L'un d'eux surtout. Negrinus, tribun de cavalerie, né en Orient, les excitait à désobéir. 11 y eut, entre les chefs et les soldats, de secrets colloques, sur lesquels le silence fut bien gardé ^. Mais quand — après avoir, depuis Sirmium, suivi d'un pas lent et comme paresseux ^ la voie stratégique qui longe le cours de la Drave, puis, bifurquant à Petau, conduit par Celeia et Emonaaux Alpes Juliennes, — Hé arrivèrent enfin devant Aquilée, ils s'installèrent dans
1. « PostqnaiQ ex occidua plaga dlgressusest, qaoadfait in terris, quiescere nattones omnes, immobiles, et si qaodam cadoceo leniente mandana. » Amroien Marcellin, XXV, 4.
2. « Per spedem necessitatum urgentîam. » Ammien Marcellin, XXI, 11.