‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 97 sur 298 · IHd., 6 (17 JaoTier · texte numérisé non relu

IHd., 6 (17 JaoTier

JUURN l'apostat. — H. "8

de Dorostore et de Novae. D'elles apparemment parle Âmmien, quand il dit que Julien mit des gouverneurs connus et aimés des soldats dans les places de cette région les plus exposées aux incursions des Barbares, les munit d'armes, d'uniformes, de vivres, et y envoya de l'argent pour assurer aux garnisons le paiement régulier de leur solde * .

Dans le même temps Julien, voulant combattre les habitudes de mollesse et de luxe que Constance avait laissé s'introduire dans l'armée ^, força les soldats à reprendre la coutume du travail. « Un bon général, avaitil écrit quelques années auparavant, ne les soutfre pas endormis, oisifs, mal agueriis; de tels gardiens auraient besoin d'être gardés eux-mêmes ; mais il les accoutume à supporter tous les travaux, à se montrer endurants et sans mollesse, convaincu qu'il y a peu de secours à attendre d'un gardien qui fuit le travail, qui ne sait pas le supporter, et qui ne résiste pas à la fatigue ^. » Par application de ces principes, une loi du 6 janvier 362 ordonna que le fourrage fourni aux troupes par les provinces ne serait plus apporté que jusqu'à vingt milles du camp ou de la ville de garnison *. C'était obliger les soldats à faire au moins une journée de marche pour aller le chercher, et, selon une parole déjà ancienne de Julien, à reprendre « les habitudes pratiquées en temps de paix pour servir de prélude aux luttes avec l'étranger^. »

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