‹ julien l'apostatChapitre 156 sur 229 · XXIV · texte numérisé non relu

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encore de la flotte !. Mais les efforts furent inutiles : tous les navires étaient trop atteints pour qu’on püt maintenant les sauver. On préserva seulement les douze barques qui, dès le début, avaient été mises à l’abri du feu. Le reste acheva de se consumer, sous les yeux de l’armée impuissante et désolée ?.

Le repentir tardif de Julien, ses efforts infructueux pour arrêter l'incendie, de même que l’aveu des traîtres, sont la meilleure preuve de l'erreur irréparable commise par « sa crédule légèreté 5. » Il faut un rare parti pris d’optimisme pour l'en absoudre, après qu’il s’est . ainsi condamné lui-mème #. Cependant, même en partageant les regrets de tous pour la perte de la flotte, Julien n’abandonna pas tout à fait le plan suggéré par les transfuges. Les motifs de longer le Tigre avaient cessé, puisque aucun navire romain ne le remontait plus. Probablement l’escarpement des rives du fleuve, bordé de hautes montagnes 5, rendait la marche parallèle très difficile pour une armée. Julien s’avança donc, avec ses troupes augmentées des soldats et des marins de la flotte, vers l’intérieur du pays, s’éloignant du Tigre et prenant la direction que lesespions persans avaient indiquée 5. Comme ils l'avaient annoncé, on traversa des régions fertiles, où l'armée eût pu aisément se ravitail-

&. « Concursu maximo exstingui jussæ sunt flammæ. » Jbid.

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