‹ julien l'apostatChapitre 155 sur 229 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4, « Perspicua veritas. » Zbid.

navires modernes. Ceux qui la composaient étaient de simples barques, pontées ou non pontées!, dont beaucoup étaient en cuir?, que leurs dimensions et leur poids permettaient au besoin de porter sur des chariots, et qui par conséquent devaient avoir un très faible tirant d'eau. Probablement eussent-elles flotté sur des cours d’eau qui paraitraient aujourd’hui à peine navigables. Il semble donc que pendant longtemps encore la flotte de Julien aurait pu coopérer sur le Tigre aux manœuvres de l’armée, à condition que celle-ci ne perdit point le contact du fleuve pour s’égarer dans la direction artificieusement indiquée par les transfuges.

Pendant que le feu faisait son œuvre, les protestations et Les cris de douleur des soldats ne cessaient de retentir. Ils accusaient tout haut les étrangers, auxquels l’empereur s'était fié aveuglément. On décida de tenter auprès de lui une démarche. Presque tous les tribuns ÿ se rendirent dans la tente de Julien, et dénoncèrent la fraude des transfuges. Julien résista d’abord, puis, vaincu sans ètre persuadé, il permit que ceux-ci fussent mis à la torture. On dit que le plus compromis, c'est-à-dire le vieillard qui s'était donné comme une victime de Sapor, avait déjà pris la fuite #. Les autres confessèrent, dans les tourments, qu'en conseillant l'incendie de la flotte ils avaient voulu tendre un piège aux Romains 5. Épouvanté, Julien donna à tous ses soldats l’ordre de courir au feu. On s’efforça d’arracher à l'incendie ce qui restait

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