En assyrien Hiddekel, « Fleuve aux bords élevés
6. Rufus, Brev., 28; Aurelius Victor, Epitome, Sozomène, VI, 1 ; Zosime,
ler. Mais les Perses, avertis, et faisant maintenant combattre pour eux le feu, comme naguère ils s'étaient servis de l’inondation, avaient allumé les herbes et les moissons. Les Romaïns durent suspendre leur marche jusqu’à ce que l'océan de flammes qui s’étendait devant eux fût éteint. Ils s’établirent en vue des campagnes incendiées, en un lieu que Zosime appelle Noorda. Les Perses ne cessaient de les y harceler. Sur tous les points on voyait apparaitre des cavaliers, dont l'armure de fer étincelait sous l’ardent soleil !. Tantôt ils venaient au galop lancer des flèches dans le camp; tantôt ils se montraient de loin en gros bataillons, et lesRomainscroyaient voir l'avant-garde de Sapor ?. La démoralisation et l’énervement de ceux-ci s’accroissaient par l'attente des troupes de secours, qui n’arrivaient pas. On avait sans cesse Les yeux tournés vers le nord, d’où devaient déboucher les Arméniens d’Arsace, les légions et les cohortes de Procope et de Sébastien. « J'ai déjà indiqué, écrit Ammien, les causes qui les retenaient %. » Malheureusement cette indication, qui eût jeté un grand jour sur le véritable état des choses et sur les chances qui restaient à l’entreprise de Julien, est dans un des passages perdus. Libanius insinue qu’Arsace trahissait 4 Cependant il ajoute que ce roi avait dévasté un canton de la Médie. Ammien, probablement mieux renseigné, affirme qu’Arsace demeura fidèle à l'alliance romaine 5. Ce qu’on peut