‹ julien l'apostatChapitre 170 sur 229 · A6oc. Libanius, Pro templis ; Reiske, t. IL, p · texte numérisé non relu

A6oc. Libanius, Pro templis ; Reiske, t. IL, p

Die.

cette version eut cours dans les cercles païensd’Antiochet. Elle n'a pour elle aucune preuve, et l'on s'étonne de la voir acceptée par un historien chrétien du cinquième

-siècle?. Ce quiest sûr, c’est que, dans l’armée elle-même,

beaucoup pensèrent que l’empereur avait été frappé par un soldat romain. Les Perses aussi le répétèrent, sur la foide transfuges, qui leuravaient apporté cette rumeurÿ. Ce fut longtemps l'opinion la plus répandue. Mais la plus probable, et à coup sûr la plus autorisée, paraît être celle de deux contemporains, païens l’un et l’autre, les historiens Eutrope et Rufus. Le premier avait suivi Julien en Perse 5; le second était probablement déjà, sous son règne, entré dans la carrière administrative, car il devint, en 368, gouverneur de Syrie. Ces témoins considérables affirment que Julien fut blessé par un fuyard persan 5. Ammien Marcellin ne donne pas ce détail; mais il

1. Elle y persista longtemps; vers 378, Libanius adresse à Théodose une requête De ultione Juliani (nent tñc tuoopias ’Iovhtavod; Reiske, t. II, p. 27-62), dans laquelle il exprime les mêmes idées. Julien, dit-il dans cette pièce, fut frappé par «un certain Taianus, Taunvéç vis, qui attendait une récompense de ceux qui avaient intérêt à ce que Julien mourût. » L'allusion aux chrétiens est visible : il se peut même que ce nom inconnu, Tornvée, soit une altération d’un texte primitif, ypotiavos vus (Reiïske, t. II, p. 32; cf. p. 48). Dix ans plus tard, les mêmes soupçons durent encore chez les païens, puisque le discours Pro lemplis (repi vo tep&v), cité à la note précédente, est de 388.

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