‹ julien l'apostatChapitre 22 sur 229 · Voir t. II, p · texte numérisé non relu

Voir t. II, p

4. Zrparnyoc à oùtocs Tüv y AÎYÜTTw GTRATID TOY... &y rcoùc KwvoTaytiou xeôvots. Théodoret, II, 18,

mm LA VIE DE JULIEN À ANTIOCHE.

Dans sa lettre écrite vers la fin de janvier aux Alexandrins, Julien avait lui-même réveillé le souvenir de cet attentat. « Le stratège de l'Égypte, disait-il, envahit naguère le temple sacré du dieu, s'empara des images, des offrandes, de tout le mobilier religieux. Quand, indignés, vous avez essayé de défendre le dieu, ou -plutôt les trésors du dieu, il a osé envoyer contre vous ses fantassins, par un acte injuste, illégal et impie !. » L'empereur ajoute qu'Artemius agissait ainsi moins pour plaire à Constance que par crainte de Georges, qui le surveillait continuellement de peur qu'il ne préférât une conduite politique et modérée à ces allures tyranniques?. Cette accusation tout ensemble de tyrannie et de faiblesse, formulée par un empereur, ne pouvait qu'encourager ou ranimer les rancunes des païens d'Alexandrie. Aussi, dès qu'ils se sentirent euxmêmes pardonnés, dénoncèrent-ils à Julien les actes déjà anciens d’Artemius. « Ils l’accablèrent, dit Ammien Marcellin, sous le poids d’atroces accusations5. » Julien prononça la confiscation de tous ses biens, puis le condamna à la décapitationi. Pour donner une complète satisfaction aux païens, l'exécution eut lieu à Alexandrie.

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