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Libanius, Legatio ad Julianum

2. Libanius, dans un discours adressé à Julien lui-même, appelle les courtisanes « des femmes en la puissance de Vénus, » eic Aœpoôtrnc étousiav (Pro Aristophane; Reiske, t. I, p. 446.) — Je rappellerai à ce propos la phrase brutale de Mommsen (Rôm. Geschichte, t. NV, p. 462) :

« Der Cullus der syrischen Gôller war oft eine Succursale des syrischen Bordells. »

cré au témoignage de beaucoup de ses auditeurs, qui en avaient été Les témoins.

La vie étrange que Julien menait ainsi à Antioche, presque seul avec lui-même, ou avec un petit groupe qui ne lui renvoyait que l’écho de ses propres pensées, n'était pas de nature à dissiper cette haïne contre ses sujets chrétiens, qui était devenue pour lui une idée fixe. Celle-ci ne pouvait, au contraire, que s’accroître dans un tel milieu. C’est d’Antioche que Julien envoya, à deux reprises, l’ordre de bannissement de saint Athanase, dont nous avons parlé plus haut?. Contre un autre personnage, lié aussi à l’histoire de l'Égypte chrétienne, mais dont on essayerait vainement de faire un saint, fut prononcée par lui, à Antioche, une sentence encore plus sévère.

Encouragés par l'impunité accordée au meurtre de l’évèque Georges?, les païens d'Alexandrie venaient d’écrire à l’empereur pour demander le châtiment d’un ancien commandant militaire de l'Égypte sous Constance#. Le duc Artemius, arien comme Georges, s'était associé à ses entreprises et contre les catholiques, dont il avait poursuivi les moines et les vierges sacrées, envahissant même les solitudes de Tabenne dans l'espoir d'y découvrir saint Athanase, et contre l'idolâtrie, dont il avait, à Alexandrie, pillé ou abattu les sanctuaiïres. On lui impultait surtout la dévastation du Sérapeum.

1. Saint Jean Chrysostome, Zn sanctum Babylam contra Julianum et gentiles, 14. — Voir t. II, p. 165.

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