‹ julien l'apostatChapitre 222 sur 229 · Cf. Hertlein, p. 552, note · texte numérisé non relu

Cf. Hertlein, p. 552, note

2. Socrate, éd. Migne, Patr. græc., t. LXVII, Paris, 1859; Sozomène, même volume,

Cyr, « l'une des figures les plus belles et les plus sympathiques du cinquième siècle !, » naquit à la fin du siècle précédent. Son Histoire, en cinq livres, allant du règne de Constance à l’année 429, suit l’ordre des événements, comme le font aussi Socrate et Sozomène. Mais, malgré l’opinion contraire de Valois, il est établi aujourd’hui qu'il ne s’est pas inspiré de Socrate, et l'influence de Sozomène sur lui est très douteuse. Celle de Philestorge semble moins démontrée encore ?, bien que Théodoret non seulement soit postérieur à ce dernier historien, mais le soit probablement aussi d’un petit nombre d’années aux deux autres. Pour le règne de Julien, les traditions orales et locales lui ont sans doute beaucoup fourni. D'un esprit critique moins sûr que Socrate et Sozomène, il abonde en anecdotes qui probablement ne sont pas toutes vraies à la lettre, mais qui ont en généra] beaucoup de couleur et de vie. C’est lui qui met dans la bouche de Julien mourant le fameux mot : « Tu as vaincu, Galiléen! » Sur le séjour de Julien à Antioche, Théodoret eut-les moyens d’être bien renseigné, puisqu'il a passé luimême sa jeunesse dans cette métropole de la Syrie. Sur le passage de Julien par les villes voisines de l’Euphrate, il a vraisemblablement recueilli aussi des traditions locales, puisque Cyr, dont il occupa le siège épiscopal, était dans ces régions. De là l'intérêt de certains traits rapportés par lui, comme l'histoire du jeune homme apostat de Bérée (IT, 17), le soin pris par Julien de ne pas traverser Édesse, à cause de la piété des habitants (IT, 21), le sacrifice humain accompli à Carrhes (III, 21) : vrais où faux, ces épisodes nous apprennent au moins ce qui se racontait. Théodoret est aussi l’un de ceux

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