Socrate, III
4, Malheureusement, la fin de sa carrière lui fit moins d'honneur : Eleusius, menacé par Valens, accepta en 366 les doctrines ariennes. Il se repentit, mais il devint le chef du parti macédonien, qui contestait la divinité du Saint-Esprit, refusa en 381 de se soumettre à l'autorité du concile œcuménique de Constantinople, et persista, à la conférence de 383, dans son attachement à l’hérésie (Socrate, V, 8; Sozomène, VII, 7).
se ® LA VIE DE JULIEN A ANTIOCHE.
trop vivement les esprits contre la réaction paienne qui se préparait. Il redoutait surtout la population des manufactures de l'État, nombreuse à Cyzique, et où les ouvriers, avec leurs femmes et leurs enfants, étaient presque tous chrétiens. Ces corporations ouvrières, composées d’adorateurs du Christ, étaient celle des tisseurs ou teinturiers en laines, /anarii, et celle des monetaru, chargés de la frappe des monnaies! : cette dernière était alors assez riche et assez puissante pour que quelques-uns de ses membres fussent admis, dans des villes aussi considérables qu'Antioche, au nombre des curiales?. Il est intéressant de voir, au milieu du quatrième siècle, la religion nouvelle si florissante dans une ville qui avait été, dans la province d’Asie, l’un des centres du culte de Rome et d'Augusteÿ.
Julien semble avoir pris plaisir à semer la division entre les populations chrétiennes et leurs évèques. Tel est au moins le but du long et curieux rescrit qu'il adressa d’Antioche, le 1* août 3624, aux habitants de Bostra.
Bostra était une place forte, située au nord de l’Arabie romaine : ville importante, en grand commerce par caravanes avec Palmyre. Les chrétiens y formaient la moitié de la population. Ils avaient pour évèque un