‹ julien l'apostatChapitre 31 sur 229 · Code Théodosien, XII · texte numérisé non relu

Code Théodosien, XII

4. Julien, Misopogon; Hértlein, p. 475. — Ces mesures, en tout cas, restèrent sans effet. La curie d’Antioche ne cessa de décroître. Au commencement du quatrième siècle, elle était d'environ 1.200 membres: elle avait fort diminué à l'époque de Julien, qui dut la compléter. Quand Libanias écrivit son discours Mods tv Bovrñv, C'est-à-dire vers 386, les curiales n'étaient pas plus de soixante : il r'y en avait plus, paraît-il, qu’une douzaine, quand il écrivit, après 388, son discours "Ynep t@v Bouk&v. Voir

On ne parait pas lui avoir été plus reconnaissant des décisions qu’il prit au sujet de certains terrains appartenant à l'État. Il yavait, paraît-il, autour d’Antioche trois mille « lotsi » de terre demeurés en friche. Le peuple les demanda à Julien. Celui-ci les concéda volontiers; mais, au lieu d’être attribués aux citoyens les plus pauvres, ils furent partagés entre des gens quin’en avaient pas besoin. Le peuple réclama : Julien ordonna une enquête. A la suite de celle-ci, les détenteurs 1llégitimes furent dépouillés. Les terres ne devinrent point l'objet d’un nouveau partage : elles furent mises en valeur et administrées au profit de la ville, par les soins de l’oncle de l’empereur, le comte Julien. Il parait que l’opération fut bien conduite, et devint avantageuse à la ville, car le revenu de ces terres l’exonéra d’une charge considérable, en assurant l'entretien des chevaux destinés à ses courses annuelles ?. Tel est du moins le récit que fait Julien de cette affaire. Mais peut-être le peuple en avait-il attendu des avantages plus directs : car Julien reconnaît qu'elle ne profita point à sa popularité.

Il en fut de mème de ses efforts pour assurer l’alimentation publique. |

Au moment où Julien s'établit à Antioche, le peuple se plaignait de la cherté des vivres. « Les denrées abondent, et tout est hors de prix à, » criait la foule assemblée au théâtre. Julien manda aussitôt les grands propriétaires et les négociants notables de la ville. Sans

Puech, Saint Jean Chrysostome et les mœurs de son temps, p.18 ; Sievers, Das Leben des Libanius, p. 7, note 36.

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