Ibid
5. «Simulacrum in eo Olympiaci Jovis imitamento æquiparans magnitudinem. » Ammien Marcellin, XXII, 13. — Strabon raconte que la statue de Jupiter était si grande, que, si elle se füt levée, sa tête eût heurté le plafond. Beulé, Histoire de l'art grec avant Périclès, p. 293.
6. Libanius, Monodia super Daphnæi templum ; Reiske, t. II, p. 334. — Voirune figure d’Apollon Citharède, ressemblant à cette description, surun bas-relief choragique reproduit dans le Dictionnaire des antiquités, t. I, p. 319, fig. 377; et aussi la fig. 379, p. 320.
par deux améthystes, couleur d’hyacinthe, brillaient dans l'ombre de la cella !. Julien admirait la magnificence à la fois grecque et orientale de cette statue : il ne s'en approchait iamais sans lui baiser respectueusement le pied ?. Le toit, s’écroulant, brisa l’image d’Apollon en deux morceaux, qui furentbientôt consumés$. Le bruit de la chute, la lueursoudaine des flammes, éveillèrentune prêtresse 4. Bientôt tous les ministres du culte furent sur pied. On entendait, à travers les grands arbres, leurs cris lugubres, qui parvinrent jusqu'à la cité. Julien fut l’un des premiers avertis. Il venait de se coucher. Se levant aussitôt, il courut vers le lieu du sinistre, « aussi rapide ques’il eût eu les talons ailés de Mercure, et aussi enflammé de colère que s’il avait eu l'incendie dans le cœur, » écrit Libanius, qui ne perd jamais l’occasion de faire de la rhétorique. Une grande foule était déjà rassemblée. Mais aucun secours n’était possible. La charpente enflammée du toit tombait par lourds morceaux, semant les étincelles, incendiant ou écrasant tous les ornements du temple, les statues des Muses, celles des Séleucides, les mosaïques, les marbres précieux 6. Le peuple demeurait impuissant devant cette ruine : les païens se lamentaient : tous assistaient à l'incendie, comme de la rive on assiste à un naufrage, sans pouvoir porter secours ?. Bientôt du superbe sanctuaire il ne resta