Adpvnç Évouxoc lepeto toù Oeoù. Ibid
debout que les murailles et la colonnade qui l’entourait de toutes parts !.
Quelle était la cause du désastre? Les chrétiens l’attribuèrent soit à un cas fortuit, soit au feu du ciel ?; ils firent remarquer, à l'appui de cette hypothèse, que le temple n’était pas détruit, que toute sa colonnade restait debout, à l'exception d’un seul pilier, et qu'il n’offrait point l'aspect ruiné d’un édifice détruit par le feu, mais simplement celui d’un édifice dont le toit se serait effondré. On racontait même, comme explication sinon très vraisemblable, au moins possible de l'accident #, que le philosophe cynique Asclépiade, peu aimé de Julien 5, étant venu à Daphné dans l'espoir de l’y rencontrer, avait posé aux pieds dela statue d’Apollon un petit simulacre en argent de la Dea Cœælestis, qu’il portait toujours avec lui, et, après avoir allumé des cierges alentour, s'était retiré : au milieu de la nuit, quand aucun gardien n’était présent, des étincelles et des flammèches, poussées par un courant d'air, avaient atteint les bois de la charpente, qui, flambant facilement à cause de leur vétusté, se seraient aussitôt enflammés $. Les païens, natu-
1. Sozomène, V, 19. Cf. Ammien Marcellin, XXII, 13. Sozomène semble dire qu’il n’y avait de colonnes que devant et derrière le temple, aux propylées et à l’opisthodome; mais Ammien, contemporain et témoin, nous apprend que c'était un temple périptère, c’est-à-dire entouré sur les quatre côtés d’une colonnade, puisqu'il dit qu’on accusait les chrétiens d’y avoir mis le feu « stimulatos invidia, quod idem templum inviti videbant ambilioso cireumdari peristylio. »