Saint Jean Chrysostome, In Matth. hom. XLIIL
sants, au point qu'au premier siècle de notre ère presque toutes les femmes s'y étaient converties au judaïsme !, ils formaient encore, au quatrième siècle, une communauté prospère, qu'animait un zèle ardent et farouche, Devenus libres de tout oser, ils mirent le feu aux deux basiliques chrétiennes de la ville?. Saint Ambroise dit qu'ils « en avaient reçu la permission, » et ajoute que, seuls ou de concert avec les païens, ils brülèrent aussi des basiliques à Gaza, à Ascalon, à Beyrouth, à Alexandrie, et en une multitude de lieux à.
Pendant que les ennemis du christianisme recevaient ainsi complète licence, les excès commis par les chrétiens en représailles étaient impitoyablement punis. À vrai dire, ces représailles furent fort rares. Ceux qui s’y laissèrent entrainer avaient ordinairement l’excuse de la jeunesse. C'était le cas du soldat Émilien, brûlé vif à Dorostore, en Mésie, par ordre de Capitolinus, vicaire de Thrace, comme coupable d’avoir renversé des autels, brisé des statues, et jeté à terre l'appareil des sacrifices. — A Mère, en Phrygie, un acte semblable amena l'exécution de trois chrétiens. Le préfet de la province, Amachius, avait fait ouvrir l’un des temples de la ville; on venait de nettoyer la poussière et les ordures que plusieurs années d'abandon y avaient entassées. Emportés par un excès de zèle, des chrétiens