Saint Ambroise, Ep
3. 1bid. — Peut-être, à Beyrouth, aidèrent-ils le comte Magnus.
4. Théodoret, Hist. eccl., II, 3; saint Jérôme, Chron., ad. ann. 363; saint Ambroise, Ep. 40; Chron. d'Alexandrie (Migne, P. G., t. XCII, p. 395). — Dorostore avait eu d'autres soldats martyrs; voir la Persécution de Dioclétien, 3° édit., t. I, p. 114, 300.
y pénétrèrent la nuit, et brisèrent toutes les statues. Le préfet fit arrêter de nombreux fidèles, innocents de cette action, et allait les envoyer au supplice, quand trois habitants de la ville, Macedonius, Théodule et Tatien, se dénoncèrent. Amachius leur offrit leur grâce à condition de sacrifier aux dieux qu'ils avaient offensés. Ils refusèrent. Le préfet les condamna à mourir brûlés. Ils furent étendus sur un gril, au-dessous duquel étaient allumés des charbons. On leur attribue le propos prêté aussi à saint Laurent. « Si tu aimes les chairs cuites, dirent-ils à Amachius, fais-nous retourner de l’autre côté, afin que, quand tu nous mangeras, nous ne te paraissions pas à moitié cuitsi. » — La destruction d’un temple, à Césarée de Cappadoce, amena aussi plusieurs exécutions capitales. Ici, la situation était particulièrement délicate, et, mème en se plaçant au point de vue de Julien, pouvait être discutée. On se souvient que, sous le règne de Constance, des temples de Jupiter et d’Apollon avaient été démolis à Césarée par ordre de l'administration municipale?. Les villes étaient propriétaires des temples : au point de vue de la stricte légalité, cet acte demeurait irréprochable. Mais, sous le règne de Julien, et, sans nul doute, par opposition à sa politique religieuse, les habitants de Césarée décidèrent la destruction d’un autre temple, celui de la Fortune, le seul qui fût encore debout dans leur ville, Julien n'examina pas s'ils avaient agi dans la limite de leur droit : il les punit comme
1. Socrate, IIT, 15; Sozomène, V, 11. — Voir, sur la tradition rappor-
tée par ces deux historiens, les Analecta Bollandiana, t. XIX, 1900, p. 453.