Code Théod., IX, xvur, 5. Voir t. IE, p
Mais probablement faut-il rapporter au temps où Julien résidait dans cette ville d’autres lois qui ne figurent pas dans les Codes. Lui-même, en un passage de sa lettre aux habitants de Bostra, fait allusion à la loi par laquelle il retira aux clercs, c’est-à-dire à l’évêque et à ses conseillers, les pouvoirs juridiques que leur avait accordés Constantin !. Sozomène cite des lois de même tendance, par lesquelles Julien enlève aux membres du clergé les exemptions et les subsides dont ils jouissaient en vertu d'ordonnances de ses prédécesseurs ?. Le mème historien rapporte une loi de Julien obligeant rétrocativement les femmes assistées par la charité de l'Église, les vierges et les veuves consacrées à Dieu, à restituer les traitements que Constantin leur avait accordés sur le produit des contributions municipales 3. Nous avons déjà vu appliquer à Marc d’Aréthuse une ordonnance qui parait avoir été promulguée en termes généraux pour obliger tous ceux qui, sous les règnes précédents, avaient été auteurs ou complices de la démolition d’un temple païen à le rebâtir à leurs frais, ou à en payer la valeur #. L'historien Socrate rapporte une autre loi, d’une portée plus générale encore, et qui date manifestement de l’époque où Julien, à Antioche, préparait sa guerre de Perse. Quiconque s’abstient de sacrifier aux dieux doit racheter cette abstention par « une taxe proportionnelle à ses facultés : » les chré-
{. Julien, Ep. 52; Hertlein, p. 561; voir plus haut, p. 38. — Code Théod., 1, xxvir, 1, et appendice de Sirmond, 1 et 17; voir Humbert, art. Episcopalis audientia, dans Dict. des antiquilés, . 11, p. 697.