Ibid. Noir t. IF, p
cipale église d’Antioche, s'associer aux plus grossières profanations !. Une hémorragie l’enleva subitement*. Ce fut presque tout de suite le tour d’un autre profanateur, l'oncle même de l’empereur, le comte Julien. Ammien fait mention seulement de sa mort, à la suite de celle de Félix 5. Les écrivains chrétiens en racontent d’horribles détails. Il succomba, disent-ils, à une maladie longue et répugnante, le corps plein d’abcès, qui crevaient à l’intérieur, rendant des excréments par la bouche et dévoré vivant par les vers’. On dit qu'il éprouva le repentir des excès auxquels il s'était laissé entrainerÿ, l’avoua à sa femme, qui était demeurée chrétienne $, et fit demander à l’empereur de rouvrir les églises d’Antioche 7; mais on dit aussi que, trois jours avant sa mort, il prononcçait encore la condamnation de chrétiens$. Quoi qu'il en soit du plus ou moins d’exactitude de ces détails, la fin du comte Julien, suivant de près celle du surintendant Félix, fut interprétée par tous, païens et chrétiens, comme un présage menaçant pour le prince. Le peuple, lisant sur les monuments élevés par l'empereur la formule habituelle : « Julien, pieux, heureux, Auguste, » Julianus, pius, felix, Augustus, disait : « Félix et Julien sont déjà