Libanius, Ad Julianum consulem ; Reiske, t. I, p
4. Libanius Ad Julianum consulem, in fine. — Saint Grégoire de
Julien célébra sa prise de possession du consulat en visitant le temple de Jupiter Philius! et celui de la Fortune. Attentif comme il était aux présages, il dut, en arrivant à ce dernier temple, ressentir un moment d’effroi. Comme le cortège impérial gravissait les degrés, un des prètres, qui était resté en arrière, tomba mort. Les assistants virent dans ce fait «un signe tragique ?. » Mais les uns, dit Ammien, par sottise, les autres par flatterie, déclarèrent que le présage s’appliquait au plus âgé des consuls, c’est-à-dire à Salluste, dont il annonçaït la mort prochaine à. Cependant d’autres événements attirèrent, presque aussitôt, l'attention publique, et parurent à quelques-uns un sombre avertissement.
Deux des hommes les plus engagés dans la lutte contre les chrétiens moururent dans les premières semaines de 363. Le surintendant Félix, ce renégat auquel Libanius donne les épithètes de « beau et courageux‘, » mais que d’autres témoignages nous montrent sous un jour très différent, disparut le premier. C’est lui qui, faisant habilement honneur à l’éloquence impériale de sa conversion à l’hellénisme, s’était insinué dans la confiance de Julien 5. On l’a vu, lors du pillage de la prin-
Nazianze a probablement lu ce discours et semble y faire allusion, quand il s’écrie : « Où est la Babylone tant vantée ?... où les Perses et les Mèdes, que l’on croyait déjà captifs? où ces dieux, qui marchaient devant et combattaient pour lui? Tous ces emphatiques discours des impies se sont évanouis comme des rêves. » Oratio V, 25.