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Omine quodam (ut docuit exitus) præsentissimo. » Zbid

3. Par exemple la présence du prince persan Hormisdas, la modération du préfet du prétoire Sallustius Secundus.

4. La Passion de ces saints, reproduite par Ruinart, est intitulée : Passio SS. Bonosi et Maximiliani mililum, de numero Herculianorum seniorum sub Juliano imperatore et Juliano comite ejus, sub die XII Kalendas octobres. — Sur les motifs, tirés du texte même de la Passion, qui font préférer à cette indication chronologique, et à d’autres différentes, la fin de décembre 362 ou le commencement de janvier 363, voir Ruinart, p. 663, et surtout Tillemont, Mémoires, t. VII, p. 739-740, note xxv sur la persécution de Julien. — Dans le dernier paragraphe de la Passion se lit cette phrase : « Tunc Julianus comes dixit ad Jovianum et Hercolianum : Mutate signum quod habetis in labaro, » etc. Il semble qu'il y ait ici une confusion dans le texte, car nulle part ailleurs il n'y est question de ce Jovianus et de cet Hercolianus: très probablement Bonosus et Maximilien, ex numero Herculianorum (el Jovianorum), sont désignés par ces mots, dont un copiste ignorant aura fait des noms propres. Ammien Marcellin, XXII, 3, fait allusion aux cohortes des Joviani et des Herculiani, qui

lation chrétienne d’Antioche, conduite par l'évêque orthodoxe Melèce, qu'entouraient ses suffragants, leur fit escorte jusqu'au lieu de l’exécution!.

Deux autres militaires subirent le même sort, le 25 janvier. Îls se nommaient Juventin et Maximin, et appartenaient à la garde impériale.

C’étaient de fervents chrétiens. Dans un repas de soldats, il leur arriva de blämer tout haut la politique religieuse de Julien. « On était plus heureux autrefois, dirent-ils. Mais aujourd’hui, à quoi bon vivre, voir le soleil, quand les plus saintes lois sont foulées aux pieds, la piété outragée, le Maitre de toutes les créatures méprisé? Tout est rempli de la fumée noire et immonde des sacrifices; on ne peut mème plus respirer un air pur?! » Ce propos de table était imprudent. Il suffisait qu’il tombât dans l'oreille d’un délateur pour être transformé en crime de lèse-majesté. C’est ce qui advint. Tous les convives n'étaient pas sûrs : l’un d'eux fit sa cour en dénonçant, et probablement en aggravant, les paroles échappées à la pieuse colère de Juventin et de Maximin.

Julien les trouva séditieuses. À ce moment, il se dé-

datent de Dioclétien et de Maximien Hercule. D'après Sozomène (VI, 6), Valentinien avait été tribun d'une de ces cohortes.

1. « Meletius episcopus cum fratribus suis et coepiscopis lætantes eos ad campum usque prosecuti sunt, quæ universa tune civitas lætata est, quæ sibi martyres provenire gaudebat. » Passio SS, Bonosi et Maximiliani, 5. — Les coepiscopi dont parle le texte me paraissent devoir être assimilés aux chorévêques ou évêques de la campagne. Dès le troisième siècle, on voit à Antioche des chorévèques (érioxémot t&üv &yp&v) autour de Paul de Samosate ; Eusèbe, Hist. eccl., VII, 30. 10; cf, Les dernières persécutions du troisième siècle, 3° 64., p. 226.

2. Saint Jean Chrysostome, 7n SS. martyres Juventinum et Maximinum, 2.

fiait d’une partie de son armée. Il savait que si certains corps lui étaient aveuglément dévoués, d’autres, même dans la garde impériale, se montraient moins favorables à sa politique. On a vu que les Joviens et les Herculiens avaient supporté que leurs porte-étendards conservassent pendant toute une année sur les drapeaux le monogramme du Christ, malgré les ordres de l’empereur. Les scutaires ne paraissaient pas plus sûrs. Deux de leurs tribuns, Romain et Vincent, venaient d’être envoyés en exil, sous prétexte « qu'ils agitaient des desseins plus hauts que leurs forces!, » c’est-à-dire apparemment qu'ils conspiraient. Peut-être cet exil se rattache-t-il à un complot, vrai ou faux, dont parle Libanius : des soldats de la même arme auraient, dans les fumées du vin, annoncé le projet d'enlever ou de tuer Julien lors d’une prochaine revue ?. Le complot ne parut sans doute pas très sérieux, car ces soldats furent seulement exilés, comme l'avaient été leurs chefs Romain et Vincent à. Mais, venant après ces faits, les paroles échappées à Juventin et à Maximin, qui étaient aussi des scutaires#, purent faire croire que le complot avait eu des ramifications plus étendues, et que des conspirateurs plus dangereux restaient à découvrir. Julien voulut interroger lui-même les deux militaires.

{. « Romanus quinetiamet Vincentlius, scutariorum scholæ primæ secundæque tribuni, agitasse convicti quædam suis viribus alliora, acti sunt in exsilium. » Ammien Marcellin, XXII, 11.

2. Libanius, Legatio ad Julianum ; Ad Antiochenos de regis ira; Epitaphios Juliani; Reiske, t. I, p. 399, 491, 589.

3. Ibid. À cette répression bénigne fait peut-être allusion Ammien, quand il dit de Julien : « Constat eum in apertos aliquos inimicos insidiatores suos ita consurrexisse mitissime, ut pœnarum asperitatem genuina lenitudine castigaret. » Ammien Marcellin, XXV, 4.

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