‹ Jurisprudence médicale [microforme]Chapitre 21 sur 22 · NS · texte numérisé non relu

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rition de l'arsenic sous forme de chloride arsé- | denser ou retenir à volonté tous les produits nieux, ce qui arrive inévitablement d'une manière | gazeux où gazéifiables. Les produits provenant

plus ou moins complète, quand on néglige cette précaution. Dans toutes, on a chauffé avec soins | la matière, qui s'est d'abord liquéfiée et, plus | tard, charbonnée. La carbonisation nous ayant | paru parfaite, on a laissé refroidir; puis on a traité, à plusieurs reprises, par l'eau régale pou | épuiser le charbon. Le liquide concentré et évaporé avec ménagement jusqu'à siccité, on à | repris par 1 eau et obtenu ainsi des dissolutions que nous désignerons ici sous les noms de :

“ Liqueur a. provenant du foie ;

& Liqueur b, provenant de la rate ;

& Liqueur €, provenant de l'estomac ;

“ Liqueur d, provenant du liquide renfermé dans l'estomac.

& La cinquième opération e ne diffère que très peu des précédentes, Comme la terre présentait un volume considérable,et que, d ailleurs, il ny avait que peu de matières organiques à | brûler, on a commencé par faire bouillir le mé-| lange d’acide et de terre, avec addition de la quantité d’eau nécessaire pour former une bouillie trés-claire. Après deux heures d'une ébulli- | tion soutenue, on a filtré pour séparer les matié- | res insolubles. Celle-ci ayant été convenablement lavées, on a réuni les eaux de lavage à la liqueur primitive, puis soumis le tout à une évuporution ayant pour objet et la destruction de la matière organique et 1 expulsion de l'exces d'acide. Le résidu de cette opération, repris par leau régale, comme dans les opérations 4, b.e, d, donna naissance au liquide que nous désignons sous le nom de : Liqueur e, provenant des terres suspectes.

& E°.— Opéralion ayant pour objet de mettre en | évidence la présence des poisons appartenant au règne inorganique. Nous avons monté cinq appareils de Marsh, en nous conformant à l'instruc- | tion publiée par l Académie des Sciences. Après les avoir fait marcher à blanc pendant prés de trois heures, on a introduit dans chacun d eux, et par petites portions, la moitié de chacune des liqueurs suspectes du $ E ci-dessus, comprises sous les lettres a. b.c,d,e.

# Chaque expériences ayant été conduite pendant au moins quatre heures, sans qu'on ait aperçu la plus légere trace d arsenic, nous avons dû conclure à Ir nce de ce toxique. Néanmoins, dans la nte que des traces d'arsenic, s'il en avait existé dans les matières suspectes, n'eussent disparu dans l'air sous forme de chloride arsénieux, nous avons répété et varié quelques-unes de nos expériences. Par exemple, nous avons brûlé une nouvelle portion d'estomac, en ayant soin d'étendre l'acide sulfurique de deux fois son volume d eau, afin d'être certain que tous les chlorures se trouveraient détruits au moment où Jlacide sulfurique interviendrait | comme agent oxydant de la matière organique, | Nous sommes allés plus loin : nous avons brûlé 255 grammes de foie avec 300 grammes d acide sulfurique pur, en n opérant plus alors dans une capsule à l'air libre, mais dans une cornue munie de son réeipient et d’un tube à boules, pour con-

de ces deux combustions, traités par l'eau régale et soumis, d'ailleurs, an traitement détaillé plus haut, nous avons obtenu deux liqueurs qui ont été introduites séparément dans des appareils de Marsh maintenus en activité pendant plus de six heures, Malgré toutes ces recherches, il nous y été impossible de déceler la plus légère trace d'arsenic,

‘‘ Les parties restantes des liqueurs «, b, «4 e. furent à leur tour soumises à nos investigu tions, etnous pûmes conduire à 1 absence de ton les autres toxiques inorganiques, le phosphore excepté. En eflèt, ces liqueurs ne précipitant point par lacide sulfydrique, nous pouvons affirmer qu'elles ne contenaient ni cuivre, ni mercure, ni poisons métalliques proprement dit, Dans le même but, nous les avons soumises, ainsi que Îles parties charbonneuses, résidu de leu incinération, à des expériences directes ; mais toutes nos tentatives ont eu le même résultat,

ES F— Recherche des poisuns organiques. L'ab. sence de poisons inorganiques dans le corps du délit, du moins de ceux qui ont acquis une gi triste célébrité, étant pour nous un fait acquis par les recherches précédentes, nons düme, quoique notre tâche devint tres-difficile, vu ls décomposition putride des visères, procéder à lh recherche des poisons organiques. Nous L avon entreprise à l'aide de traitements successifs par l'alcoo] faible, par 1 alcool concentré, par l'éther et par les mêmes véhicules aiguisés d'acide, Nos expériences avaient eu pour objet d'éliminer successivement les principes immédiats salins neutres, acides et alcalins, composant les matie. res qui nous étaient soumises, et nous avons acquis la pleine conviction qu'il ne s'y trouvait ni A#orphine, ni composés de cette base, ni strych nine, ni brucine, ni vératrine. Qu'il nous sullie de dire que les réactifs génériques, tels que le chlorure platinique, le chlorure mercurique, le sulfocyanure, les sels d'or et le tannin, ne décelaient pas trace de ces bases dans le corps du délit, mais encore le chlore, 1 acide nitrique, l'iode et 1 acide iodique. :

tances que nous avons isolées, nous prouvait aussi clairement 1 absence des bases organiques

‘“ Des recherches aussi multipliées nous conduisant à des résultats de ce genre, nos conclu sions auraient été contraires à toute supposition

| d'empoisonnement, sans une circonstance que | voici :

“ En vidant complètement la bouteille conte nant le liquide renfermé dans 1 estomac, & A, nous aperçümes de petits fragments d une matiére qui, vue au sein du liquide, aurait pu être prise pour des Cébris de lard ou de graisse, si sa densité n'eût jas été plus grande que celle du liquide. On fit passer tout le liquide au travers

L insipidité des subs 4

l'effet de 4 s'y trouva “1°, Q la conten pour susC dite Osler & N°1 ut N° 2 & N° 3 “ N° 4 ui 99, D d10à1 “ Le n° égale à LE dernier, f à Westhoil D; u Le n° le pot da cien à We phosphoré [L En ad par le pho plus simp présence sant partiq manière n part des s ou contre nous devid 4 1°, D phosphore que, si des de la diges en grande toutes ses portions contenir le phoreux, 8 n'existant position, ti se fût faite nière que ( 6 2°, D:

phore exis soumises, dans les Cest sur jugement & Exum pâle phospl mac de Je sous l'infl dont on v«

psoit par 1

d'une gaze, et il resta sur les mailles de ce tissu À

quatre petits fragments d une matière blanche, päteuse, qui avait la plus grande ressemblance physique avec la pâte phosphorée. Ayant fait part de cette circonstance à M. le juge d'instruction, il nous remit, à la date du 7 octobre, à

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pas trouvé la pâte ph rien concl un aide, « sulté par :

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15 les produits luits provenant ar l'eau régale it détaillé plug jueurs qui ont les appareils de ant plus de sig ches, il nous 4 s légère trace

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Nous L avons successifs par tré, par L'éther s d'acide, Nos et d'éliminer édiats salins ant les matie.

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Ayant fait ge d'instruc- 7 octobre, à

l'effet de déterminer les quantités de phosphore qui sy trouvaient, savoir :

“ 1°, Quatre pots de terre cuite vernissée de la contenance de 2 à 3 Litres chacun, et portant our suscription : Terre recueillie dans la vigne dite Oslerberg :

# N° 1 : du côté nord ;

1 N° 2 : du côté sud ;

4 N° 3 : du côté est ;

“ N° 4 : du côté ouest ;

“ 2°, Deux pots en faïence de la contenance de 10 à 15 grammes chacun et contenant

4“ Le n° 1: Dix grammes de pâte phosphorée |

égale à la quantité délivrée, le 27 septembre dernier, par M. Victor Oppermann, pharmacien à Westhotièn, à la veuve de Jean Riehl, de Wangen ;

“ Le n° 2 : De la pâte phosphorée prise dans le pot dans lequel le sieur Oppermann, pharmacien à Westhotfen, tient habituellement sa pâte phosphorée.

‘# En admettant qu'il y ait euempoisonnement par le phosphore, nos expériences ne pouvaient plus simplement avoir pour objet de déceler la présence des composés phosphorés, ceux-ci faisant partie de l’organisme et se rencontrant d'une manière normale dans tous les visères et la plujart des sécrétions ; mais nos arguments pour ou ecntre un empoisonnement par le phosphore, nous devions les puiser :

1°, Dans l'état où nous rencontrerions le phosphore, car il nous semblait incontestable que, si des parties de pâte avaient résisté à 1 acte de la digestion, le phosphore devait se retrouver, en grande partie du moins, en nature, et avec toutes ses propriétés, et que, au contraire, les portions dénaturées pa: la digestion devaient contenir le phosphore, suit à 1 état d acide phosphoreux, soit à celui d'acide hypophosphorique, n’existant pas dans 1 organisme, et dans la supposition, toutefois, que 1 oxydation du phosphore se fût faite au sein de l'estomac de la même maniére que dans l'air;

“ 2°, Dans les proportions relatives du phosphore existant dans les matières qui nous étaient soumises, comparées à celles qui se rencontrent dans les matières phosphorées de la nature.

Cest sur ces deux ordres de preuves que notre jugement devait être basé.

# Exumen des fragments de pâte censée êlre de

D pâle phosphorée, retirés du liquide extrail de lesto-

mac de Jean Kiehl, A.—Soit que nous fussions sous l'influence du liquide putride de l'estomac dont on venait de retirer ces fragments de pâte,

psoit par toute autre cause, nous ne leur avons

pas trouvé l’odeur alliacée si caractéristique de la pâte phosphorée. Toutefois nous ne pouvions

E rien conclure de ce fait, attendu que, d’une part,

un aide, occupé dans une pièce voisine, et consulté par nous à cet égard, trouvait à cet pâte une odeur alliacée, et que, d'une autre, de la

E pâte phosphorée achetée par nous dans le com-

merce, étant plongée pendant quelques heures

! dans une portion du liquide suspect mentionné

plus haut, perdait son odeur alliacée.

‘Un morceau de la pâte suspecte placée dans

So nu

PQ ee ne meme aps one re

l'obscurité n'y était point lumineux ; mais nous ne devions pas conclure de ce caractère négatif que ce ne füt pas de la pâte phosphorée, attendu que le phosphore pouvait déjà avoir été oxydé, Ce qui nous prouva qu’il pouvait en être ainsi c’est que la même portion de pâte humectée par la teinture d'iode ne s’est point d'abord colorée en bleu, comme cela arrive pour les matières amylacées qui sont en contact avec ce réactif, et que ce n’est qu'à la longue et aprés avoir sacrifié une certaine quantité d'iode, que la coloration a été produite. Or l'expérience démontre que l’action de l’iode sur la fécule est toujours retardée par un corps oxydable, tel que l'acide phos. phoreux et les composés oxydés de ce même radical, mais inférieurs à l'acide phosphorique.

Si nous eussions eu plus de matière à notre disposition, nous aurions fait intervenir tous leg agents propres à enlever le peu de phosphore libre qui aurait pu se trouver dans Ja pâte, et nous aurions même constaté directement l’action de cette pâte sur l’économie animale. Il est à regretter que l'attention de la personne commise à la levée du cadavre de Jean Riehl n'ait pas été éveillée sur l'existence de ces fragments pâteux, car elle aurait pu, en les isolant du liquide de l'estomac, les préserver de toute altération.

“ N'ayant eu à notre disposition que Ogr, 030 de matière, nous n’avons pas hésité à sacrifier, à l'évaluation du phosphore qu’elle pouvait contenir, ce qui nous restait des essais entrepris précédemment et indiqués plus haut, c'est-à-dire Ogr,024 de matière. A cet effet, nous avons mis ces Ogr,024 de pâte, préalablement desséchés à l'abri du contact de l'air, au fond d’un petit creuset en platine, très-étroit, recouvert d’une forte couche de sulfate mercurique pur, et chauffé ensuite le creuset de haut en bas, afin qu'ancun produit combustible ne pût échapper à l’action oxydante du sel. La destruction de la matière organique ne tarda pas à avoir lieu; elle était reconnaissable, d’ailleurs, à un dégagement de gaz acide sulfureux et carbonique. Cette des. truction opérée, on dirigea dans l’intérieur du creuset, porté à une température d’environ 450 degrés centigrades, un jet de vapeur d'alcool pour arriver à la destruction de l'excès de sulfate mercurique employé. Il resta pour résidu une matière fusible, presque transparente, qui, dissoute dans trois ou quatre gouttes d’eau, rougissait fortement les couleurs de tournesol et de choux rouges, précipitait le nitrate d'argent en blanc et coagulait la solution d’albumide, jouis. sait enfin de toutes les propriétés de l’acide pyrophosphorique (modification de l’acide phosphorique rougi au feu.) Le poids de cet acide, évalué à la balance, est de Ogr,006, ce qui représente Ogr,00262 de phosphore ; par conséquent, 100 parties de cette pâte contenaient 10,9 pour 100 de phosphore.

‘* Examen du liquide A retiré de l'estomac de Jean Riehl.—Nous avons dit, $ E’, que nous n'a. vions soumis qu’une portion de ce liquide aux opérations qui précèdent ; en examinant l’autre sous le point de vue nouveau où nous nous trouvions placés, nous avons reconnu qu’il était acide.

at

ü Les réactifs n'y déceluient que de faibles traces de phosphate ; une portion évaporée laissa

ur résidu une matière organique, qui, en se |; réharamanl par une chaleur élevée, donna un produit charbonneux d’une incinération extrèmement difficile, pour ne pas dire impossible. Si des expériences, qu'il est inutile de rapporter ici, ne nous ont pas permis de retirer de ce liquide de l'acide phosphoreux ou hypophosphorique, nous avons acquis des preuves certaines, quoique indirectes, qu'il y existait un composé de phosphore inférieur à l'acide phosphorique. Ainsi, par exemple, ce liquide réduisait certaines disso- Jutions métalliques, notamment les sels auriques ; mais, comme plus d'une matière organique produisent des effets analogues, nous avons eu recours à un autre moyen d’expérimentation pour démontrer, dans le liquide qui nous occupe, la présence d'un corps réducteur. Sachant, par expérience, que l'acide phosphoreux, aussi bien que les acides arsénieux et sulfureux, jouit de la propriété de prévenir l'oxydation, et partant la destruction d'une matière colorante, comme l’indigo par exemple, nous avons eu recours à cette couleur pour nous assurer de la présence d’un corps réducteur dans le liquide suspect.

‘ Dans une première expérience, nous avons

ris :

L “ Neuf centimètres cubes d’une dissolution de sulfate d'indigo, à laquelle nous avons ajouté 16 centimètres cubes d’eau,

# On y a versé, goutte à goutte, jusqu'à décoloration, une solution titrée de chlore ; le volume du chlore employé n'a été que de Occ;5.

{t On a mesuré de nouveau:

“ Neuf centimètres cubes d’une dissolution de sulfate d’indigo, et l’on y a ajouté 16 centimètres cubes de liquide de l'estomac, en y versant également la quantité de chlore nécessaire pour obtenir la décoloration de l'indigo. Nousavons trouvé qu’il fallait 41cc,5 de chlore,

“ Dans une seconde expérience, on a mesuré, d’une part :

Dix-huit centimètres cubes de sulfate d’indigo, qu'on a étendu de 32 centimètres cubes d'eau ;

‘# De l’autre :

# Dix-huit centimètres cubes de sulfate d’indigo, qu'on a étendu de 32 centimètres cubes du liquide de l'estomac.

La solution aqueuse n’a exigé pour sa déco- Joration que 1cc,3 de chlore ; tandis que la solution contenant le liquide de l'estomac en a exigé 83 centimètres cubes.

‘t Les faits que nous venons de rapporter démontrant, d'une part, l'existence d’une faible proportion d'acide phosphorique ; d'une autre, celle d'un corps éminemment réducteur, nous avons dosé le phosphore qui existait dans le liquide suspect, afin de décider, par la balance, si la substance organique qui s'y trouvait, était plus ou moins phosphorée que les principes immé-

jats, éminemment phosphorés, de l'organisme.

cet effèt. nous avons fait évaporer au bainwarie, dans un creuset d'argent, 50 grammes du

LR:

liquide $ A qui nous restait ; il est résulté de | ensuite on en a pesé :

cette évaporation un résidu gui, convenablement desséché, pesait 2gt,273. n ajouta au résidu environ trois fois son poids de nitre pur, autant de carbonate sodique pur aussi, et, enfin, on humecta le tout au moyen de l’eau. En chauffant le creuset à feu nu, la matière qui y était renfen mée éprouva d'abord la fusion aqueuse, qui dé. termina le mélange intime des matières qui se trouvaient en présence ; en chauffant davantage, la masse éprouva un commencement de fusion ignée, suivie immédiatement d’une déflagration qui, se propageant successivement d’un poiut à un autre, nous donna, en définitive, une mass saline, complètement soluble dans l'eau, et dans laquelle nous avons retrouvé tout le phosphored l'état de phosphate. On ajouta à ce produif de la calcination un excès d'acide chlorhydrique, tant pour saturer l’alcali employé que pour dé. truire le nitrite provenant de la décomposition d’une partie de l’excédant de nitrate. Aprè une concentration convenable, opérée dans une vapsule de porcelaine, on introduisit dans la liqueur acide et chaude, une certaine quantité de nitrate magnésique. La liqueur était d’abord treusparente, mais, en neutralisant l'acide par un excès d’ammoniaque liquide, il se forma un abondant précipité cristallin, insoluble, possédant tous les caractères du phosphate ammoniaco-magnésien, et qui, lavé et desséché, pesait Ogr,4080, représen. tant Ogr,1002 de phosphore.

“ D'après ces résultats, 100 parties de la ma: tière organique du liquide de l'estomac contien: draient :

4,2 p.100 de phosphore, tandis que la matière cérébrale, la plus riche de l'organisme, n’en renferme que

0,46 p.100, c'est-à-dire environ neuf fois moins,

“ Cette grande quantité de phosphore retirés du liquide de l'estomac, à l’aide de laquelle on

se rend compte et du pouvoir réducteur dont il E

jouit, et de la difficulté que l’on rencontre dans l'incinération du charbon auquel il donne lieu, ne peut s’expliquer qu’en admettant qu'une cer: taine dose de phosphore a été ingérée dans le tube digestif de Jean Riehl.

& Traitement des terres normales et des terre suspectes—Le traitement que nous avons fait subir à ces terres ayant pour but d'évaluer la quantité d'acide phosphorique qu'elles renferment, il importait de les ramener au même degré de dessiccation, afin que ces différences dans les degrés d'hydratation ne pussent pas influencer le résultat final auquel tendaient nos efhrts: l'évaluation relative du phosphore que renfermaient ces terres.

“ Terres normales.—Dans le double but d’abréger no1 opérations et de diminuer les chances d'incertitude, on a réuni les terres recueillies sut les différents points de la vigne qui n'avaient pss dû être en contact avec les déjections. On les a ensuite desséchées, pulvérisées, et enfin fait passer au tamis, afin d’avoir le mélange le plus homogène ; on en a pris alors une certaine quantité, qu'on a calcinée au rouge pendant près de deux heures, pour en expulser toute l'humidité,

D et qui, éve

6 gram 15 gram 1 gram (Ce m jatine, résidu de lée, et tra naissance ment jaund

luble dans d'acide chl les caracté & On jet précipité, laissassent Ces eaux d primitive, 4 l'excès d'ad petite qua duisit un but de pré phosphate heures de r lava le pr on le miter afin de fi combinaiso soufre form dont on en par les lav phate amm évaporées l'excès de l'eau et filt une liqueur taine quant développait les caractèr sien, et don tant Ogr,00( & Terres:

avions à fai de raisin et raissant à 1 parties de ti de, On les mélangées afin d'en ex “Cinq £ traités par exposé ci-d phosrhate a représentar égale à Ogr plus forte q terres norm Exumnel pots en. fui pâte qu'à tt comme ide renfermée (

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5 grammes, auxquels on a mélangé,

15 grammes de carbonate sodique pur et

1 gramme de nitrate potassique également pur.

1 Ce mélange, introduit dans un creuset de

jatine, fut ensuite calciné au rouge-blanc ; le tésidu de la calcination délayé dans l'eau distillée, et traité par l'acide chlorhydrique, donna naissance à une solution transparente, légèrement jaune (coloration due à de l’oxyde ferrique,) et qui, évaporée à siccité, laissa un résidu insoluble dans l'eau, de même que dans l’eau aiguisée d'acide chlorhydrique, possédant, en un mot, tous les caractères de l'acide silicique (silice.)

& On jeta le tout sur un filtre et on lava le récipité, jusqu'à ce que les eaux de lavage ne laissassent plus de résidu sur la lame de platine, Ces eaux de lavage ayant été réunies à la liqueur primitive, on évapora le tout à sec pour expulser l'excès d'acide ; redissolvant la matière dans une petite quantité d’eau et chauffant, on y introduisit un grand excès d’acétate ferreux, dans le but de précipiter l'acide phosphorique à l'état de phosphate ferroso-ferrique. Aprés vingt-quatre heures de repos, on jeta le tout sur'un filtre, on lava le précipité jusqu’à extinction, aprés quoi on le mit en digestion dans le sulfure ammonique, afin de faire passer l'acide phosphorique en combinaison avec l’ammoniaque, tandis que le soufre formait avec le fer un sulfure insoluble, dont on enleva facilement le phosphate soluble par les lavages.® Les eaux contenant le phosphate ammonique et l'excès de sulfure, furent | évaporées presque à siccité pour volatiliser l'excès de sulfure ammonique ; reprenant par l'eau et filtrant pour séparer le soufre, on obtint une liqueur dans laquelle l'addition d'une certine quantité de sulfate ammoniaco-magnésien développait un léger précipité possédant tous ls caractères du phosphate ammoniaco-magnésien, et dont le poids était de Ogr,002, représen-

tant Ogr,00055 d'acide phosphorique.

& Terres suspectes.—Pour l'évaluation que nous avions à faire, nous avons éloigné les pellicules de raisin et toutes les matières organiques apparaissant à l'œil nu, et n'avons opéré que sur les parties de terre évidemment imbibées d'un liquide. On les a desséchées, pulvérisées, tamisées, mélangées et calcinées comme les précédentes, afin d'en expulser l'eau,

“Cinq grammes de cette terre ayant été traités par le même procédé que celui qui est | exposé ci-dessus, on a retiré une quantité de phosy hate ammoniaco-magnésien égale à Ogr,01, représentant une quantité d'acide phosphorique égale à Ogr,00377, c'est-à-dire environ cinq fois plus forte qne celle que nous avions retirée des terres normales.

Æxumen de la pate renfermée dans les deux pots en. fuience.—-Ces deux pots contenant une | pâte qu'à tous ces caractères nous considérions comme identique, nous avons opéré sur la pâte renfermée dans l’un d'eux pour doser le phosphore. A cet effet, on a pesé avec rapidité 7gr,- 420 de pâte phosphorée qu’on à inlroduite dans un grand tube communiquant, d’une part, avec ua appareil à gaz chlore pur; d'une autre, avec

gore tiartee

un système de récipient destiné à recevoir tous les produits volatils, En faisant passer un couraut continu de chlore; on a chloruré le phosphore qui s’est volatilisé sous forme de chloride phosphorique, En chauffant la pâte, on a carbonisé la matière organique, et, traitant alors lé tout par l’eau, pour séparer le charbon, en filtrant et évaporant la liqueur, on à& obtenu un résidu contenant encore des traces de matières organiques, qu'on a complètement détruites en fondant la masse avec une petite quantité de nitre ; en la reprenant par l’eau aiguisée d'acide acétique, et en y versant de l’acétate plombique, on a obtenu un précipité de phosphate triplombique qui, lavé, desséché et fondu, pesait 4gr,152, poids qui représente une quantité de phosphore égale à Ogr,320, Par conséquent, les 10 grammeg livrés à la femme Richl devaient contenir Ogr,481, Or, en supposant toutes les parties homogènes, 100 parties renfermeraient 431 pour 100. Si la pâte que nous venons d'analyser est moins riche en phosphore que celle que nous avons retirée du cadavre de Jean Riehl, c'est que la première contient encore 50 pour 100 d'eau.

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