‹ Jurisprudence médicale [microforme]Chapitre 22 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

“ De toutes les expériences qui précèdent, nous concluons :

1°, Que les viscères et les terres qui nous ont été remises, ne renferment aucune des substances toxiques signalées jusqu'ici dans les cas d’empoisonnement ;

“97, Que le liquide de l'estomac de Jean Riehl contenait quelques petits fragments d’une pâte ayant tous les caractères apparents de la péte phosphorée, et, en outre, certains caractères chimiques propres à cette préparation, puisque Ogr,024 de cette matière desséchée nous ont donné 0gr,006 d’acide phosphorique, et que la quantité de phosphore renfermée dans cette dose d'acide correspond assez bien à celle de phosphore qui a été trouvée dans la pâte phosphorée délivrée par le sieur Oppermann, celle-ci ayant été préalablement débarrassée de son eau par la dessiccation ;

‘3, Que ce même liquide renfermait une grande quantité d’un composé phosphoré qi est pas de l'acide phosphorique, mais un com-

| posé inférieur à ce dernier, et qui n'existe point

à l'état normal. Les proportions en sont telles, qu’il est impossible de le rattacher à l’existance d'un élément phosphoré normale, puisque la matière organique sèche, renfermée dans ce liquide, contenait neuf fois plus de phosphore que la substance normale la plus phosphorée ;

«4, Que les terres suspectes contiennent, comparativement, cinq fois plus de phosphore que les terres normales voisines ;

‘6 5?, Que si les 10 grammes de pâte phosphorée, achetés chez le sieur Oppermann, à Westhofièn, ont été administrés à Jean Riehl, il aurait avalé Ogr,431 de phosphore, c’est-à-dire une dose plus que suffisante pour occasionner la mort; ,

4 6°, Que probablement Jean Riehl a succom-

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bé à un empoisonnement par La pâte phosphorée ; comment autrement t.on s'expliquer ;

4 1°, L'existence de ces reste do pâte si riches en phosphore ;

“#2, La grande proportion de phosphore trouvée dans le liquide de l'estomac ;

“ 3°, Enfin, cette proportion d'acide phosphorique qui, dans les terres suspectes, est, comparativement, cinq fois plus grande que dans les terres normales.

“ Ces conclusions ne sont ni inffirmées, ni

confirmées par l'examen anatomique. En ef, on ne manque point d'exemples qui établissent la possibilité de l'empoisonnement par le phos. phore, sans que la muqueuse gastrique ait offert d'altérations appréciables. Il a même pu exister dans le cas actuel, un premier degré d’inflamma’ tion, qui aurait été masqué par l’altération gé. nérale, résuliant de la putréfaction.

‘€ Strasbourg, 18 novembre 1847.

( Signé : J. Pensoz, A. WiLLemix, OPPEnMANx”

ue. Enefs ai établissen:

par le phos.

ique ait offèrt me pu exister é d'inflamma- Itération gé.

mbre 1847.

OrrERMaANx

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