PER TE
glaise, qu’elles ont pu se maintenir, en dépit de la conquête et de ses cruelles alternatives.
Ces communautés font donc revivre, à travers les siècles, une des époques les plus glorieuses de notre histoire nationale, et demeurent, au milieu de l'Amérique protestante, comme la plus éclatante manifestation de l'esprit de libéralisme anglais.
A ce double titre, la richesse de nos ordres religieux mérite, à tout le moins, d'être critiquée avec mesure et prudence.
Que monsieur de Coubertin me permette une digression; aussi bien, d’ailleurs, ces pages ne sont-elles qu’une causerie, destinée bien plus à corriger, qu’à critiquer les notes du voyageur.
Je me rendais hier à Montréal : dans le train un homme vint s'asseoir auprès de moi, c'était le serre-frein : ‘“ Vous êtes français, monsieur ? ” me dit cet homme, et, comme je lui répondais affirmativement, il ajouta:
“Oh! monsieur, je voudrais bien voir la
France! croyez-vous qu'avec un cent piastres d'économie je pourrais /wi Payer une petite visite?” Ne voulant pas décourager ce brave garçon, je lui assurai que cela était possible. Sa figure s'illumina de Joie, et il poursuivit : “ C’est que voyez-vous, nous tous de la famille canadienne, nous sommes 4ew français, c'est comme qui dirait d’une Pataque imporlée de France et plantée au Canada !”
Saluez, mon cher de Coubertin, ces paroles d’un humble canadien, comme moi-même je l'ai fait dans l'émotion dont mon cœur était rempli !
Demandez-vous s'ils méritent, ceux-là qui cultivent si pieusement le culte de la patrie perdue, de voir leurs travers révélés, au détriment de leurs nobles qualités.
Je vous ai laissé sur le sommet du Mont- Royal, je m'empresse de vous y aller retrouver.
De ce point élevé, il me sera facile de vous démontrer, Je crois, l’inexactitude de ce