CHAPITRE PREMIER
Ii«fl 8«»iid»le« du jour
Juvénal débute d’une façon brusque, abrupte et tout à fait satirique. Ses premiers traits, il les lance contre les mauvais poètes du temps et cet autre fléau qu’on appelait les lectures publiques^. ¥oX\%\xé d’entendre, du matin au soir, les prétendus favoris des muses débiter devant un auditoire d’amis complaisants leurs déplorables élucubrations , roulant sur les sujets su-
' Sat. 1.
’ Voy. sur cette institution Horat., Sat., I, 4; — Pline, Epist., 1, 13 ; — Tac., de Oral., 9 •, — Juvénal, 36seqq. Voy. surtout
les remarquables et spirituels chapitres de M. D. Nisard sur le même sujet dans ses Poètes latins de la décadence, t. I, p. 302-38»; 3' édition.