CHAPITRE PREMIER
lies scandales du jour
Juvénal débute d'une façon brusque, abrupte et tout à fait satirique. Ses premiers traits, il les lance contre les mauvais poètes du temps et cet autre fléau qu'on appelait les lectures publiques^. Fatigué d'entendre, du matin au soir, les prétendus favoris des muses débiter devant un auditoire d'amis complaisants leurs déplorables élucubrations , roulant sur les sujets su-
• Sat. I.
2 Voy. sur celte institution Horat., Sat., I, 4; — Pline, Epist.y î, 13; — Tac, rfeOra^, 9; — Juvénal, Sa^,Vn, 36seqq. Voy. surtout les remarquables et spirituels chapitres de M. D. Nisard sur le même sujet dans ses Poètes latins de la décadence, t. I, p. 302-388; 3* édition.
j CHAPITRE PREMIER.
rannés et ressassés de la mythologie grecque, .Tuvénal a résolu de prendre sa revanche, d'user de représailles; oui il a voulu se venger des mortels ennuis qu on lui a fait'subir, en s'essayant, lui aussi, tant bien que mal, dans la laneue d'Apollon : « Quand à chaque pas, s ecrTe-t-U, on se heurte à des poètes, ce serait pousser la discrétion jusqu'à la sottise que de faire grâce a un papier qu'on barbouillera tôt ou tard . )> YoUà donc comment l'idée lui est venue d écrire des
Oue si maintenant vous lui demandez pourquoi, de nréférence à tous les autres genres de littérature, il Kst voué exclusivement à la satire et lanc sur les traces du vieux Lucilius, sa réponse sera toute prête les bennes raisons ne lui manqueront pas ; elles se pressent dans sa bouche comme des flots succédant à d'autres flots, et en sortent sous la forme d un véritable torrent d'éloquence qui nous entraxe au milieu de la décadence et des misères sociales du temps .
. Quand un impuissant, un eunuque «/« «« »^JJ'^^^^^^^^^^^
M^vii, le sein découvert et '«Jf-'j^ ^^.^^^^^^^^^^^
l'arène pour attaquer un s3"gJ.«^^^*'LT^'^„ *. de ^ fortune de tous les PaV-ens efface pa opulence de e d o^^
tZ'^^lnl^:^:^ r.riS,.e d'Egypte un esclave de Canope , un Crispinus , rejette nonchalamment sur ses énauks la pourpre tyrienne. et, les doigts en sueur, agite '^:^^LL b|ues d'été - des bagues p us lot.rdes
Tse S" r,air.^tr;itt eSt, dans cette vij. si tfomt un rnorte. asse. paUent -e. -^ a^trorst"-
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emplette? Voyez cet autre gui marche dernère lui . il a ae t V. 17 et 18.
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l'amadouer à force de pSnts A • "***'"''' ^'™« t^^''^ de envoie sa femn.e TbymlS auLI' Tl *""' Semblant, lui gaguantdes héritagesDâ, Pniï ' *'"'^'' P^« ^ ''^ seigneurs chemin le plus sûTamôXuf n"."" ""'*"''"^^' "^ «"*?"«'« d'une vieille bien ri,ïï A Prn. ^^^ ''"'''^' ^ !«"*' le lit» onze fois autant. Chacun i Z:^ ""' "°^^ ^'«'•' ^ Villon Qu'ils trafiquent de leur Lu^ J '■ '"'«P^''"»" de sa virilité, aussi pales qu'un passant à rLectT'u '•' ^"''''"' '«« rendre
i'ârse''î::j- ^--^^ -. o;î:^i^urpS ss:i'lî
q"-STS îr JJS: Su! Z''''^. «'- ''r.lela bile réduit à se pros.i,uTrreÏÏar?a ser t'"'"'"^ ''° P"P"'« «» ''« tége de clients; et ce col'«- ' P""'^^^ '«° ««r-
frappé d'une condalauon dSo ï^r"'' '' '''''''' P^iscus qu'imporle l'infamie?) UgavësTn &""k^"* ^'''^'^' '''^^> tieme heure et jouit de a colère T, T '° *"'^'°* ^^' '« h"ivnce, qui l'as fait condamîr tî 1|p1'"'' '^"^'«^"''tol. P™rées. Quoi! je ne ralluinerarna, nn n' *'' Pe«es non répalampe d'Horace, le po^^ de'venSuse''. K' ''' infamies , 'la a retracer les fables d'Hercule o,.Tn- ?V""'^''^'-Je Plu'ôt fait mugir le Winolaure a Ir ^ .'''™'^'' '" l^bylnthe que
et le mécanicien dSc o£ datT;'v' 't '" ^^
un mari, maquignon de sa femnl .T'' ^ "°« ^POQue où
dont légalement elle ne peu p™sbér"rr'P°"'' '^^'^'^ l«g« amoureux l'avait dressé T re^er n L "!?"'^^-^ ^P«"^' "» coupe à la main et quoique bien éve lié Cetf. '' ' ''''^''^ '^
' """Z""'"" '" "^"'"'^ '^ ♦^^•^"'=''«" ' le texie porte • ^ ^ une v,a processus vetulœ vesica beatœ. (V. ,9 ) '
queurs et faire leur éloge ôuant ?^1? "'■*^'' P"^ ^ux vaiu- Plus nmuvais, on les fbSt dSer eu^s I" '.,^^^'«"' ^'^ m^^ les avecleur langue. S'ils s'y r f u LiS on les h' f'^.' """^ ^P''"S««" le. plongeait dans le RhôL. . (Sué, Va^a * 20 f '"=" '' '"^