‹ Juvenilia, uvres posthumes, reliquiæChapitre 27 sur 123 · Impiété' belge. i r> • n · texte numérisé non relu

Impiété' belge. i r> • n

Insultes au... d'impiété. Mort de l'archevêque de Pans. Représentation d\i Jésuite. Le Jésuite... solidaire [non souligné]. Enterrement... testamentaire. Le pari de deux mangeurs d'hosties.

Io4 ŒUVRES POSTHUMES.

pour mcrer un coquin — vous l'avez prouvé — ; cupide, mais généreux envers votre entourage; despote, mais — ab l ici, il y a peu de restrictions ! — permettant une maîtresse ou deux à vos cardinaux; radoteur, mais vous aimez les positions nettes. Saint père, je vous admire !

Voilà ce que c'est, j'avais préparé un compte rendu du cirque de M, Loisset, qui est décidément des plus amusants, et voici que l'encyclique de cet aimable vieillard, vulgairement appelé Pie IX, m'a pris toute ma place. Lecteurs, vous l'aurez la semaine prochaine, pour vos étrennes.

[En marge : ]

Le ton badin et Espiègle vis-à-vis du pape.

La grande plaisanterie belge , la plus raffinée , à l'égard du pape est de l'appeler pio nono. Et dire le nom du pape en italien, c'est pour le troupeau des singes belges le moyen infaillible de le rendre ridicule.

Le Grelot, i"" janvier [i8]65 : [F* i68]

[Coupures.]

l'auguste et doux vieillard. Pie neuf, passé, suivant l'expression d'un orateur toujours écouté à l'Ancienne Carpe, à l'état de vieille pie.

Quos vult perdere Jupiter dementat, et Pio déménage.

Sociétés impies. [F' 169]

L'Espiègle (février 1865) se félicite de la rapidité du progrès belge.

Le Journal de Bruxelles et son sosi [sic], le Journal de Liège, n'ont vraiment pas de chance. Plus ils crient contre l'athéisme , plus le nombre des athées augmente. Ce que c'est que la discussion, et dès qu'elle se fait comme elle a vite raison de ces philoii-sophes , comme dit le père Hugo. Cela pour en venir à ceci : La Société des Athées a été constituée lundi dernier. Elle n'admet aucune espèce de culte. A la Libre Pensée, aux Libres Penseurs, aux Affranchis et aux Sohdaires, les déistes sont admis; la Société des Athées, plus radicale, n'admet que les athées. Les lettres d'adhésion pleuvent de tous côtés. L'Allemagne, la Suisse , l'Espagne, la France, l'Amérique et l'Angleterre sont déjà représentées par les noms de leurs plus grands penseurs.

L'Espiègle. [F' 170]

12' année. N" 8.

(Récit, par L'Espiègle, de la mort de l'archevêque de Paris.)

[Coupure encadrée d'un trait au crayon rouge par Baudelaire qui a, de plus, écrit en marge du mot «bahut» :]

(veut dire pension).

^ «Le dimanche suivant il n'y eut pas de messe au bahut.)) M^^ Affre «essayait de prouver aux insurgés qu'il vaut mieux, chrétiennement parlant, mourir de faim avec résignation que de mourir d'un coup de fusil». Lorsque la mort approche lentement, elle peut permettre à la foi, le corps s'affaibhssant, de faire son œuvre. «La morale du siècle était ainsi sagement résumée» : les prêtres aidaient les soldats dans leur rôle iniâme. «Et l'on entendait le général hurler au peuple souverain : viens donc que je te tue, pendant que le prêtre lui disait béatement : rends-toi et reprends tes fers, car si tu meurs dans la rue, ta dépouille, comme celle des chiens, ne me rapportera rien.)) *[\

[En marge ;]

Echantillon de style Belge, de délicatesse Belge, d'élévation Belge, etc.. Prêtrophobie.

lo6 (EUVRES POSTHUMES.

Prêtrophobie. [F' i?»]

Le Jésuite.

L'Entracte, i8 août 1864.

[Coupure de journal qui rend compte de la représentation du drame le Jésuite, joué devant une salle comble.]

^ L'acteur qui incarnait le Jésuite Judacin a obtenu un grand succès; mais, bien entendu, les applaudissements allaient à son interprétation, non aux «infâmes machinations d'un homme dont la vue seule révolte tous les sentiments généreux». ^

Jésuitophobie. La Paix, 31 juillet 1864. [F' 172]

[Coupure de journal encadrée d'un trait au crayon rouge jusqu'à «... ne régnerait pas six mois».]

^ Quand le public enfantin se lasse du spectacle qu'on lui présente, le montreur de marionnettes fait intervenir le «grand diable noir». De même dans la «comédie doctrinaire» : quand la foule délaisse le théâtre, les directeurs abandonnent le vieux répertoire et «brandissent d'une main terrible, le mannequin-Jésuite, cet affreux avale-tout qui captera tous les héritages libéraux si le programme-Dechamps est accepté par la Couronne et le pays». A cette vue, tous de s'émouvoir et les liards de pleuvoir. «Sans le Diable, la farce de Pir Jan Klaes est impossible ; — sans le Jésuite , le parti ministériel ne régnerait pas six mois. »

II est question ensuite du procès De Ryckère , une affaire de captation.

En mourant. De Ryckère a exhérédé sa famille, ce dont les doctrinaires accusent les Jésuites. La solution sage, conclut le rédacteur, serait de renverser les ministres doctrinaires ; que les tribunaux fassent rendre gorge aux «capteurs» ! ^

<Le g> Impiété belge. [F" 173-174.]

Le Grelot.

Charivari belge. [En face de la ligne 4 :]

Tirage 282 397. Style belge.

Jeudi i^ sept. 1864.

[ Coupure.]

Une Procession.

^ Véritable déclaration d'impiété agressive. « Je ne puis jamais [écrit l'auteur] regarder une procession sans rire et sans prendre l'humanité en pitié, n Les porteurs du dais sont (f fous au [sic'\ plus laid, au plus décatis \sic'\, au plus raccornis \sic'j». Le prêtre qui porte l'ostensoir, bien qu'il tienne le maître suprême en ses mains, « est impuissant à dissiper le nuage, à arrêter la voiture, à forcer l'insouciant à se découvrir. A quoi sert donc de se loger dans une hostie si on ne se fait pas respecter plus que cela. A quoi sert-il d'être Dieu, si on ne peut même pas empêcher celui qui vous porte d'avoir de vous plein le dos?n Mais il y a encore plus bête et plus laid dans le cortège : ce sont les musiciens. «Ecoutez-les : Dieu s'avance au son d'un pas redoublé ; les fervents» écoutent chanter les louanges du Seigneur, sur l'air : «En jouant du mirlitir, en jouant du mirliton». ^

Le Libre Examen, 10 déc 1864. [F" 175-176]

[En marge :]

Journal rationaliste. Se vend chez F. Claassen 2 , rue Cantersteen.

Les libres penseurs furieux à cause de i.ooo fr. donnés par le Roi à <rinstitution> l'Association de Sainte Barbe.

[Coupure]

^ Le Libre Examen cite une lettre adressée, au nom du Roi, par l'intendant de la hste civile, Vicomte de Conway,

Io8 ŒUVRES POSTHUMES.

au doyen de Bruxelles. L'Association de Sainte-Barbe aide le clergé à secourir les malades et assure aux obsèques des morts un caractère religieux. Le Roi, pour l'encourager, met à la disposition du doyen mille francs.

Commentaires du journaliste : de l'aveu même des catholiques, cette Association est destinée à contrebalancer l'influence toujours croissante des libres penseurs. Certes il est normal que le Roi s'intéresse au sort des catholiques pauvres, abandonnés de leurs prêtres avides qui feraient jeter leurs corps à la voirie. Mais ce qui est inadmissible, c'est l'intervention du Roi , alors que la constitution proclame la liberté des cultes. ^

C'est donc, nous le répétons, par une véritable abberration [w] politique que le chef d'un État constitutionnel comme la Belgique, intervient dans un débat de ce genre, en déûnitive tout philosophique, au grand péril de sa sagesse proverbiale et de sa popularité.

Nous ne comprenons pas — et nous le disons avec satisfaction — personne en Belgique n'aura compris que le chef suprême de l'autorité civile, laïque, vienne jeter dans la balance de nos discussions philosophiques , son sceptre enroulé d'un billet de mille francs.

Libre examen, i" juin [i8]64. [P* i77]

[En marge :]

Lettre d'un abonné contre une institutrice catholique.

Toujours l'affirmation que rien ne vaut que la vie naturelle.

[Coupure.]

^ Lettre d'un lecteur. Celui-ci félicite le rédacteur d'avoir inséré une note bibliographique dénonçant «au mépris public les théories développées» dans l'ouvrage de M''® Van Bierviiet. Mais cette critique est encore trop modérée.

Et de citer un article d'un journal de Bruxelles : uLes théories de M^^^ Van Bierviiet font penser aux ûUes de Lesbos et on se demande comment de pareilles appréhensions peuvent naître

dans l'esprit d'une femme qui élève des jeunes filles ; à moins d'être privé de tout sens moral et n'avoir qu'un missel à la place du cœur, on n'écrit pas de pareilles choses ».

Est-il prudent que le Gouvernement conserve sa protection à l'établissement dirigé par cette demoiselle? Non, répond l'auteur de la lettre qui revient à la charge. ^

Quand une femme ose écrire qu'une jeune ûUe qui n'a plus le chapelet entre les mains «est une jeune fille perdue» et que si elle n'a pas des idées ultra-catholiques c'est qu'elle est déjà fanée par le souffle des désirs ; quand une femme écrit ces choses et tant d'autres, oubliant ce qu'elle doit à son sexe, la galanterie doit disparaître , elle serait même déplacée.

Sancho, 2^ sept[embre] [i8]64. [F' 178]

[En marge :]

Article important.

Simples questions à propos de la loi sur les cimetières.

Pourquoi donc ces vaillants libres-penseurs , ces intrépides solidaires qui raillent et gouaillent si vertement les rites et les cérémonies des catholiques, tiennent-ils à déshonneur d'être enterrés dans le coin du cimetière que la parole du prêtre n'a pas consacré?

Pour être conséquents et logiques, ne devraient-ils pas, au contraire, tenir à honneur d'être enfouis dans la seule partie du cimetière qui n'ait pas été déshonorée par les mômeries des prêtres catholiques ?

Pourquoi donc les libres-penseurs et ces grands philosophes qui ont découvert : que la paix de l'âme se puise dans la négation de Dieu — une des maximes pratiquées par défunt Latour — pourquoi donc respectent-ils les cimetières des protestants et des juifs et tiennent-ils à aller faire leurs ordures sur le paillasson des catholiques, auxquels ils accordent l'agréable préférence des embêtements d'outretombe ?

Nous avons posé ces questions à quelques libres-penseurs qui n'en sont pas à insulter Dieu au bord d'une tombe, et tous sont restés muets comme des représentants gantois.

[Brochure de 6 pages in-S" + titre.] [F' 179]

LA LIBRE PENSEE, Association pour l'organisation DES ENTERREMENTS CIVILS, fondée à Bruxelles, le 19 janvier 1863. Statuts [...] Bruxelles [...] Vieille- Halle au-BIé, 1864.

[Ces statuts, que suivent deux signatures : Pour le Comité fondateur, Le Président, Henri Berge et : Le Secrétaire, Paul Itbier, sont au nombre de 17 et pour la plupart ne présentent guère d'intérêt. Voici ceux d'entre eux sur lesquels le crayon rouge de Baudelaire s'est exercé :]

Article 2.

La Société se charge des frais relatifs à l'enterrement de ses Membres effectifs. Tout membre qui aurait, en mourant, accepté l'intervention d'un ministre d'un culte ou serait enterré avec son concours, perdra tous ses droits à l'assistance prémentionnée.

Article 3.

Les membres seront invités à assister à chaque enterrement organisé par les soins de la Société.

Article 5.

Les Sociétaires âgés de moins de dix-huit ans ne peuvent assister aux réunions sans l'autorisation de la Commission directrice ; ib n'ont, dans aucun cas, le droit de voter ni de discuter.

Article 6.

L'Association se compose de Membres effectifs et de Membres honoraires ; ces derniers sont les adhérents habitant en province ou à l'étranger ; la Société leur prêtera son concours pour l'organisation de sous-comités directeurs à établir dans leurs localités respectives. Les membres honoraires de province pourront obtenir, en cas de besoin, le matériel portatif de la Société.

Article 8.

Les Associés choisissent parmi eux une Commission Directrice chargée de l'exécution du règlement. Cette commission aura la faculté

de pourvoir à l'enterrement de personnes étrangères à la Société, pour autant qu'elles se trouvent dans les conditions mentionnées à l'article 2.

[Ce dernier article, Baudelaire l'a marqué d'un point d'interrogation.]

[Formule testamentaire d'une écriture étrangère. Baudelaire a souligné quelques mentions : ]

[...] je charge expressément Monsieur d'exé-

cuter et de faire exécuter ma volonté nonobstant toute opposition qui ne résulterait pas d'un écrit de ma main, postérieur au présent.

En foi de quoi, agissant spontanément et librement ('), j'ai formulé en triple [■..] afin qu'un exemplaire m'en reste [...] le troisième reposant aux archives de la société [•••]

(i) Un Belge !

[Circulaire, copiée d'une main étrangère, émanant de l'Assemblée générale de la Libre Pensée.]

^ II a été décidé qu'une formule testamentaire serait adressée à chaque membre «afin de le mettre à même de faire respecter sa dernière volonté le cas échéant». Suivent quelques détails sur l'emploi de cette formule. ^

Solidaires. [F' 185]

Sépultures.

Impiété belge.

[Coupure d'un journal dont la date seule est indiquée :]

j juin 1864.

Un enterrement de solidaire.

^ L'auteur de l'article croit nécessaire d'appeler l'attention publique sur les manifestations d'impiété organisées par les solidaires, quelque répugnance qu'il éprouve à parler de

I I 2 ŒUVRES POSTHUiVIES.

choses «tellement horribles». II faut qu'on sache «quels sont ces solidaires qui, dans la question des cimetières comme dans toutes celles où les intérêts religieux sont engagés, forment l' avant-garde de l'armée libérale ».

Suivent le récit de la mort d'un solidaire nommé Van Peene, qui a refusé les secours de la religion, malgré les objurgations des sœurs qui le soignaient à l'hôpital Saint-Jean, et les discours prononcés sur sa tombe par d'autres solidaires, textes oii Baudelaire a souligné de nombreux passages : ^

f( Frères ,

Chaque fois que nous accomplissons le triste devoir de rendre un dernier hommage à la mort héroïque d'un des nôtres et que nous rendons à la terre, notre mère commune , la dépouille d'un républicain, d'un libre-penseur, d'un homme vrai; chaque fois alors, de cette fosse où s'envelissent les souvenirs de tant de grandeurs et de tant de misères, s'élève un cri de suprême insurrection, un cri de victoire et de révolte intellectuelle CONTRE DIEU, CONTRE LE CIEL ET LA TERRE , ^contre l'iniquité, l'injustice et le règne de la force. L'Eglise en tremble jusque dans ses bases et les âmes se sentent remuées, La Révolution ne se laisse point ensevelir; immortelle, elle s'échappe de la tombe où on croirait l'engloutir avec le mort, et l'idée du martyr va désormais s'incarner en nous, nous vivifier, et son dernier soujfle nous embraser du feu sacré de la vérité.

Le voilà donc, le lutteur, étendu et triomphant! Sa

tâche est accomplie. A l'appel de nos cœurs, il ne répondra plus que par le souvenir de ses nombreuses souffrances et de sa jermeté , car Van Peene était de forte trempe, de principes immuables, passionné pour la propagande et rebelle à toute idée religieuse.

Cette vaillance, nous l'avons vu la maintenir en face des plus pénibles manifestations sacerdotales [. . .J II vit succomber un à un la plupart des malades, ses frères de chambrée, en parfaits catho-, liques ; mais lui, tout en partageant leurs peines , a su dominer par sa vigueur morale ce spectacle désolant de faiblesses et de corruption, répudier le prêtre, mourir en homme libre et prouver enfin que LA PAIX DE L'ÀME SE PUISE DANS LA NÉGATION DE DIEU !

Salut, Van Peene, salut!»

Un autre » citoyen » a pris ensuite la parole : « Messieurs ,

C'est au nom de la Société Vlamingen vooruit ! (Flamands en avant !) dont notre ami Van Peene était un des membres les plus dévoués, que je viens lui dire un dernier adieu.

Les populations flamandes de la Belgique, bien plus que les populations wallonnes, sont encore profondément courbées sous le joug du catholicisme, parce que ceux qui dans notre pays luttent pour le progrès de l'humanité, ne comprennent pas que le peuple flamand ne peut être affranchi, que son intelligence ne peut être développée que par la langue ûamande.

Van Peene, qui était un esprit sain, avait compris cette idée si simple , et pour la réaliser il soutenait vaillamment les «Vlamingen vooruit ! ».

Je constate avec satisfaction qu'il est mort tel qu'il a vécu : libre et indépendant dans ses convictions, comme il sied à un vrai Flamand. Si beaucoup de nos Flamands vivaient de cette vie et mouraient de cette mort, depuis longtemps notre cause serait triomphante.

Adieu, van Peene, ton mâle caractère [etc.].;)

EnGn un malheureux aveugle, qui a une triste notoriété à Bruxelles , par les chansons qu'il débite dans les cabarets, a lu sur la tombe de son confrère une pièce de vers dont on se fera une idée par la strophe suivante : Solidaires , celui dont la voix vous rappelle Les principes qu'on voit propager en tout lieu, Jusqu'à son dernier souffle y demeura ûdèle : Il brava préjugés, et culte, et prêtre, et Dieu !

On le voit , c'est l'athéisme dans ce qu'il a de plus grossier, de plus brutal, de plus cynique ! La philosophie de ces sectaires nous est maintenant connue : elle se résume dans cette épouvantable formule : ce la PAIX DE L'ÀME SE PUISE DANS LA NÉGATION DE DIEU . »

Lxhrt examen, 10 Juin 1864. [F' 183]

[Coupure de journal comportant trois paragraphes que l'on peut ainsi résumer : ]

% La Libre Pensée. Le journal se félicite que le sous-comité

d'Anvers de cette association se soit préoccupé de la question

de l'instruction, question qui sera discutée à la prochaine

assemblée générale.

Il4 (EUVRES POSTHUMES.

Le dernier enterrement civil a déjà produit quelques résultats : un certain nombre de dames se sont encore fait présenter à ia Libre Pensée.

Enterrement civil. II s'agit de celui de Van Peene qui a eu lieu au milieu d'une aîûuence considérable de libres penseurs et d'amis du mouvement flamand. Le Journal de Bruxelles a fait preuve de mauvaise foi en rendant compte de la cérémonie. La déclaration d'athéisme à laquelle s'est livré un membre d'une association de Solidaires n'engage en rien la liberté d'opinion des autres membres en ce qui concerne l'existence de Dieu. ^

[ En marge : ]

Nous connaissons déjà le \^n Peene.

^ Compte rendu de l'enterrement civil, à Huy, d'un libre penseur ; la foule désirait témoigner par sa présence son respect pour l'homme vertueux gui était mort comme il avait vécu. Discours au cours duquel l'orateur, un membre de la Libre Pensée, a fait ressortir les progrès de l'esprit philosophique qui, s'inûltrant peu à peu dans les masses, rend aujourd'hui si fréquents les enterrements civils. Les populations doivent être enfin convaincues du caractère éminemment dominateur et mercantile de toutes les religions. Et le journaliste de conclure : Nous croyons que cette journée ne sera pas perdue pour la cause du libre examen. ^

[En marge et en face des dernières lignes :] !!

Encore un !

Quel triomphe!

Solidaires. [F' 184]

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