‹ Juvenilia, uvres posthumes, reliquiæChapitre 35 sur 123 · Politique. [F' 357 v · texte numérisé non relu

Politique. [F' 357 v

II n'y a pas de peuple belge, proprement dit. II j a des races flamandes et wallonnes, et il j a des villes ennemies. Voyez Anvers. La Belgique, Arlequin diplomatique ''.

Histoire baroque de la Révolution brabançonne, faite contre un Roi philosophe, et se trouvant en face de la Révolution française, révolution philosophique.

Un Roi constitutionnel est un automate en hôtel garni. — La Belgique est la victime du cens électoral. Pourquoi personne ne veut ici du suffrage universel''. La constitution n'est qu'un chiffon. Les constitutions sont du papier. Les mœurs sont touC — La liberté belge est un mot''. Elle est sur le papier; mais elle n'existe pas, parce que personne n'en a besoin \

Situation comique de la Chambre à un certain moment. Les deux partis égaux, moins une voix. — Magnifique spectacle des élections, comme disent les journaux français.

Peinture d'une assemblée électorale. — Parleries politiques. Eloquence politique. Emphase. Disproportion entre la parole et l'objet \

Variantes du sommaire : [F' 224,]

... II y a des races ennemies et des villes ennemies. — Voyez Anvers. La Belgique <arel...> Arlequin diplomatique. ... Pourquoi personne ici ne veut du suffrage universel.

— La constitution n'est que chiffon. Les constitutions sont du papier. Les mœurs sont la réalité.

La liberté belge... besoin [ital.]

— La liberté est un décret sans motif.

— Situation... moins une voix [Ces trois mots en ital.]... et l'objet.

Bruxelles. [F' 225]

Politique.

II n'y a pas de peuple Belge. Ainsi, quand je dis le peuple belge, c'est une formule abbréviative [52c], cela veut dire : les difFérentes races qui composent la population de Belgique.

Bruxelles. [F' 226]

Traits généraux.

Homonculité de la Belgique.

Cet Homonculus , résultat d'une opération alchimique de la diplomatie, se croit un homme.

La fatuité des infiniment petits.

La tyrannie des faibles. [Ajouté au crajon.] Les femmes.

Les enfants.

Les chiens.

La Belgique.

Bruxelles. [F' 227]

<Mœurs poL..> Mœurs politiques.

Anvers veut être libre. Gand veut être Hbre. Tout le monde veut être libre. Et tout bourgmestre veut être Roi.

Autant de partis que de villes.

Autant de Kermesses que de Rues, Car il y a des Kermesses de Rues.

Question d'Anvers. [F' 228]

Fortifications.

La Paix, 31 juillet 1864.

[Coupure entourée d'un trait au crayon rouge.]

Nous voyons se déployer déjà quelques-unes des conséquences de la folie des fortifications anversoises. On vide un grand cimetière con-

trairement aux lois de ibygiène et de la décence, au risque de réveiller le choléra qui y sommeille, et ion froisse ainsi jusqu'à la cruauté, une population déjà trop éprouvée. On s'attire un procès de sept^ millions avec une Compagnie très influente, on augmente les corvées des miliciens, on va soulever devant les tribunaux la grave question de savoir si un général a le droit de transformer des soldats en terrassiers forcés, on creuse le gouffre du déficit, on autorise les suppositions les plus fâcheuses quant aux suites financières de la loi du 8 ^ septembre i8j9, en un mot on crée des difficultés énormes pour l'avenir, et tout cela afin d'empêcher à perpétuité la législature d'opérer des économies sur le budget de la guerre !

Le vaste embastillement d'Anvers a été décrété dans l'unique dessein de rendre à jamais nécessaire une armée belge de loo.ooo hommes, de même que le fonds communal a été créé pour maintenir les taxes sur les lettres, les bières et les sucres.

Bruxelles. t^* ^^9]

Politique.

La Révolution brabançonne et la Révolution française en Belgique.

La Révolution brabançonne ennemie de la Révolution

française.

Malentendu.

Joseph II était plus près de nous.

Un utopiste au moins !

La question subsiste encore.

La Révolution brabançonne, c'est les cléricaux.^ Les meetings, c'est la Révolution française arriérée. Ingratitude des Belges pour la République française et l'Empire.

Politique.

Un Roi constitutionnel est un automate en hotel garni.

IJÔ ŒUVRES POSTHUMES.

Bruxelles. [F' 231]

Politique.

La Belgique est le tréteau du cens électoral. Que serait devenue la France, en abaissant le cens [?] Abrutissement constitutionnel.

Le cens est à 30 fr.

Le suffrage universel la mettrait à la merci des prêtres. C'est pourquoi les libéraux n'en veulent pas.

Toujours la grande question de la Constitution <( papier écrit )> (lettre morte) et des mœurs (constitution vivante).

En France, tyrannie dans la loi, tempérée par la douceur et la liberté des mœurs.

Bruxelles. [F' 232]

Mœurs politiques.

En France, la liberté est limitée par la peur des gouvernements.

— En Belgique, elle est supprimée par la bêtise nationale.

— Peut-on être libre, et à quoi peut servir <un décret constitution.. .> de décréter la liberté dans un pays où personne ne la comprend, <et> où personne n'en veut, où personne n'en a besoin?

La liberté est un objet de luxe, comme la vertu. Quand le Belge est repu, que lui faut-il de plus? à Mexico, il y aura du gigot.

Cocasseries. [F' 233]

[Coupure de journal : réclame de l'imprimeur-Iibraire Josse Sacré informant les candidats qu'il peut fournir des circulaires pour les élections à des prix défiant toute concurrence. Baudelaire a souligné :]

On imprime pour toutes les opinions.

Belle garantie de liberté ! Il paraît qu'on n'imprime pas toujours pour toutes les opinions.

Politique. [F' 234,]

Situation comique actuelle de la Chambre.

Deux partis, presque égaux.

<La minorité> La majorité a une voix en plus.

On a raccolé [51c] les malades.

Un de ces malades meurt.

<VoiIà Ies> Grand discours sur la tombe du défunt. (Emphase funèbre des protestants.)

II ne reste plus qu'une ressource au parti privé de sa voix représentant la majorité , c'est de jeter un sort sur un membre du parti adverse.

Jamais de coups de fusil.

Ah! s'il s'agissait du renchérissement de la bière, ce serait peut-être bien dilFérent.

Mais ce peuple ne se bat pas pour les idées. II ne les aime pas.

Caractères généraux.

Politique.

Emphase. Métaphores militaires.

Disproportion entre la parole et l'objet.

Bruxelles. [F' 236]

Politique.

L'Union Commerciale ne veut faire élire que des commerçants.

L'électeur de la Rue Haute.

Les décrotteurs (Paris).

Les professions représentées.

IjS ŒUVRES POSTHUMES.

Bruxelles. [F' 237]

Politique, Assemblées électorales.

Meeting libre. Portrait de Bochart. Le chapeau sur la tête. II allume les lampes. — Personne n'ose prendre la parole. — Abolition de tout.

La marine Royale.

Meeting libéral. Tous les orateurs : J'ai dit. — Un coup de poing sur le ventre.

Beau langagier et babille homme.

Emphase immense; pour rien; — La brèche, le Drapeau, — coups de poing, écume, bave; — l'assemblée applaudit tout, — surtout le dernier.

(En quoi la sottise de ce peuple ressemble à la sottise de tous les peuples.)

Discussion sur <I'éIection> la candidature Lacroix. — Portrait de Lacroix.

<ParIe> [F' ^38]

Parleries politiques.

Congrès de Liège.

Des étudiants se rassemblant pour réformer l'enseignement.

À quand le congrès des petits garçons?

À quand le congrès des fœtus?

Congrès [F' 239]

et parleries.

Mœurs politiques.

Toast à Eve.

Toast à Caïn.

PAUVRE BELGIQUE. l 59

2 1 . L'Annexion. [F" 357 v° et 358 r°]

L'annexion est un thème de conversation belge. C'est le premier mot que j'aie entendu ici, il J a deux ans. A force d'en parler, ils ont contraint nos <moutons> perroquets du journalisme français à<s'en occuper> répéter le mot. — Une grande partie de la Belgique la désire. Mais c'est une mauvaise raison. II faudrait d'abord que la France y consentît. La Belgique est un enfant déguenillé et morveux qui saute au cou d'un beau monsieur, et qui lui dit : «Adoptezmoi, soyez mon père!» — il faut que le monsieur y consente''.

Je suis contre l'annexion. H y a déjà bien assez de sots en France, sanscompter tous nos anciens annexés, Bordelais, Alsaciens, ou autres \

Mais je ne serais pas ennemi d'une invasion et d'une razzia, à la manière antique, à la manière d'Attila. Tout ce qui est beau pourrait être porté au Louvre. Tout cela nous appartient plus légitimement qu'à la Belgique, puisqu'elle n'y comprend plus rien. — Et puis, les dames belges feraient connaissance avec les Turcos, qui ne sont pas difficiles"".

La Belgique est un bâton merdeux; c'est là surtout ce qui crée son inviolabilité. Ne touchez pas à la Belgique !

Variantes du sommaire : [F' 240]

... contraint nos < moutons) perroquets c/e /a prewe française à <s'en occuper) répéter le mot... y consentît. Un gueux ne peut pas sauter au cou d'un bomine riche et lui dire : Adoptez-moi !

Je suis... sans compter tous nos anciens annexés. Faudra-t-il donc adopter l'univers?

Mais je... difficiles [les cinq derniers mots, ajoutés à l'encre].

l6o ŒUVRES POSTHUMES.

De la tyrannie des faibles. Les femmes et les animaux. C'est ce qui constitue la tyrannie de la Belgique dans l'opinion européenne''.

La Belgique est gardée par un équilibre de rivalités, oui; mais si les rivaux s'entendaient entre eux! Dans ce cas-là, qu'arriverait-il ?''

(Le reste, à renvoyer à l'épilogue, avec les conjectures sur l'avenir et les conseils aux Français.)"

Annexion. [F' 320]

Gazette belge, 23 septembre 1865.

[Coupure.]

^ L'Escaut «est un étrange journal». N'insère-t-il pas «des gruerics de la force de celle-ci » ? ^

« Il faudra une satisfaction à la France le jour oii Napoléon se verra dans l'impossibilité de se maintenir au Mexique ; la Prusse et l'Angleterre sont dès aujourd'hui résolues à abandonner la Belgique : la première à condition qu'on lui laisse les provinces Rhénanes, la seconde qu'on fasse d'Anvers un port franc et qu'on démolisse ses fortifications , afin que cette place ne puisse être , aux mains de la France, un pistolet chargé sur le cœur de sa rivale.

«Ce qu'il y a de réellement drôle dans toute ces combinaisons, c'est que le gouvernement impérial, comme le dit la France, n'a pas même l'intention « de procéder par la force. » Non, il nous croit mûrs, grâce aux lâches complaisances de nos

Variantes du sommaire : [F' 24.0]

La Belgique...; c'est là surtout ce qui constitue son inviolabilité. Ne touchoru pas à la Belgique [ital.]. — (De la tyrannie des faibles, — des animaux, des enfants et 5es femmes. C'est ce qui crée la tyrannie... européenne.)

La Belgique est sauvega.rdée par... rivalités. Mais si... entre eux! Dans ce cas, qu'arriverait-il ?

(Le reste,... V Épilogue [Ital.], avec... Français.)

PAUVRE BELGIQUE. l6l

ministres actuels qui ne sont plus depuis longtemps que des préfets de l'Empire, et de nos Chambres qui sont devenues des bureaux où l'on enregistre les décrets des Tuileries. »

Que de jolies choses on ignorerait cependant, si l'Escaut n'entretenait pas un correspondant à Bruxelles ! Et comme le pays est bien gardé autour du capitole anversois !

Annexion.

[Autre coupure. ]

La mauvaise action que M. Dechamps a commise en taisant planer, lui patriote, le doute sur la durée de notre indépendance nationale, oblige tout organe de la presse belge, réellement dévoué à la cause de l'autonomie et des libertés du pays, à rechercher avec une ûliale sollicitude les effets qu'a pu produire ce quasi-appel à l'étranger.

Déjà , nous avons constaté que l'éveil donné par cet ancien ministre du Roi aux ambitieuses convoitises du dehors, n'avait rencontré aucun écho par delà les frontières.

Bruxelles. [F* 3^6]

Politique.

INVASION

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