‹ Juvenilia, uvres posthumes, reliquiæChapitre 40 sur 123 · L'Armée. [F' 358 r- et v · texte numérisé non relu

L'Armée. [F' 358 r- et v

Est plus considérable, comparativement, que les autres armées européennes"; mais ne fait jamais la guerre. Singulier emploi du budget!

Cette armée, entrant en campagne, serait peu

Variante du sommaire : [F' 244]

Est plus growe, comparativement, que... européennes.

propre à la marche'', à cause de la conformation du pied belge. Mais il y a des hommes nombreux qui se formeraient bien vite.

Tous ces soldats imberbes (l'enrôlement est pour un temps très court) ont des visages d'enfants".

Dans cette armée , un officier ne peut guères espérer d'avancement que par la mort naturelle ou par le suicide de l'officier supérieur''.

Grande tristesse chez beaucoup de jeunes officiers, qui ont d'ailleurs de l'instruction et feraient d'excellents militaires, à l'occasion".

Exercices de Réthorique [sic] à l'école militaire, rapports de batailles imaginaires", — tristes consolations dans l'inaction", pour des esprits éduqués pour la guerre.

Plus de politesse dans l'armée que dans le reste de la nation. A cela, rien de surprenant. Partout l'épée anoblit, ennoblit et civilise".

<Armée>.

Politique. [F' 245]

L'Armée.

Voudrait bien être une armée.

Un énorme budget pour une armée qui ne se bat pas.

Variantes du sommaire : [F' 244,]

Mais ne fait jamais la guerre et n'est pas propre à la marche.

Air d'enfant sur les visages des soldats imberbes.

Dans cette armée, <on ne peut donc> un officier ne peut donc [ajouté] guères... supérieur.

Grande tristesse., feraient d'excellents militaires.

Exercices de... imagmaires.

Triste consolation [sing.] dans l'inaction.

Plus de politesse... nation. A cela, rien de surprenant. L'épée anoblit et civilise.

l66 ŒUVRES POSTHUMES.

Tous les soldats ont l'air d'enfants. Je pense, en les voyant, à Castel-fidardo [51c] et au bataillon franco-belge.

Le suicide, moyen d'avancement, — pour les héritiers du suicidé.

Belgique. [F' 246]

Armée.

Dans l'armée belge, on n'avance guères que par le suicide.

Exercices de Réthorique \sic'\ militaire. Rapports de batailles imaginaires.

23. Le Roi Léopold I. Son portrait. [^"358^° Anecdotes. Sa mort. Le deuil. ^ 359 •■ j

Léopold I, misérable petit principicule allemand, a su faire, comme on dit, son petit bonhomme de chemin. II n'est pas parti en fiacre pour l'exil. Venu en sabots, il est mort, riche de plus de cent millions, au milieu d'une apothéose européenne. Ces jours derniers, on l'a déclaré immortel. (Ridicule panégyrique. Léopold et Vapereau.)

Type de médiocrité, mais de ruse et de persévérance paysanesque, ce cadet des Saxe-Cobourg a joué tout le monde, a fait son magot, et a volé, à la fin, les louanges qu'on ne donne qu'aux héros".

Variantes du sommaire : [F* 24,7]

... faire son petit bonhomme de chemin [pas d'italiques]. Il n'est pas <a//f en fiacre) parti... Venu en sabbots \sicj, il est mort, riche de <plusieurs> cent millions. .. européenne. Ces derniers jours, on l'a déclaré immortel. Type..., mais de persévérance et de ruse paysanes que, ce cadet des Saxe-Cobourg,... fait son magot [pas d'italiques] ... héros.

Opinion de Napoléon I sur lui.

Son avarice, sa rapacité. — Ses idées stupides de prince allemand sur l'étiquette. Ses rapports avec sa famille. — Ses pensions \ La pension qu'il recevait de Napoléon 111.

Anecdote sur le Jardinier.

Ses idées sur les parcs et les jardins qui l'ont fait prendre pour un amant de la simple nature, mais qui dérivaient simplement de son avance.

On falsifie les journaux pour que le Roi ne lise rien d'alarmant sur sa maladie.

Ce que dit derrière moi un matin le ministre de l'Intérieur. Ridicule répugnance du Roi à mourir. — Son incrédulité à ce sujet. — - Il chasse les médecins. — H vole sa maîtresse''.

Invasion de la duchesse de Brabant et de ses enfants. Elle lui fourre de force un crucifix sur la bouche, et lui demande s'il n'a à se repentir de rien.

Traits de conformité entre la mort du Roi et toutes les morts belges. — Ses trois chapelains se disputent son cadavre. — M. Becker l'emporte comme parlant mieux le français (!)

— Commence la grande comédie du Deuil. — Banderolles[jic] noires, panégyriques, apothéoses, — boissonneries, pisseries, vomissements de toute la population. — Tous les Belges sont [dans] la rue,

Variantes du sommaire : [F' 247]

... sur lui. (Ridicule panégyrique du Roi dans rindépendance par M. Considérant.) Son avarice... étiquette. Ses rapports avec ses fils. Ses pensions... Ce que dit... à mourir. II vole sa maîtresse.

Invasion ... un crucifix sur la bouche.

l68 ŒUVRES POSTHUMES.

<serrés> le nez en l'air, serrés et silencieux comme au bal masqué. — Ils s'amusent ainsi. — Jamais Bruxelles, en réalité , n'avait vu pareille /eff. — C'était <Ie prem. . .> son premier roi qui venait cie mourir. — Le nouveau Roi fait son entrée sur l'air du Roi barbu qui s'avance (positif). — Personne ne rit. — H J a des Belges qui chantent : Soyons soldats, belle riposte à ces misérables fransquillons annexeurs".

Le Roi [P 248]

DES Belges.

Type de médiocrité, mais de persévérance. Il a su faire son petit bonhomme de chemin.

Ce cadet des Saxe-Cobourg est avenu en sabots» et est mort dans un palais avec une fortune de 100 millions. — C'est le vrai type de la bassesse faite pour le succès.

Enfin le grand Juge de Paix Européen a dévissé son billard.

a Officier sans valeur » répondait Napoléon à une demande de Léopold implorant de devenir son aide de camp.

Variantes du sommaire : [F' 247]

Trait [sing.]... du Deuil. Banderolles [i!c] noires, panégyriques, apothéoses, <piss. ..> boissonneries, pisseries, <chie...> vomissements. Jamais Bruxelles... fête [pas d'italiques]. — Le nouveau Roi... l'air du Roi barbu qui s'avance, [ital.] d'Offenbach. Voî7à une belle riposte aux [La pLrase n'est pas achevée J.

[En marge, autre version pour le dernier paragraphe, à partir de boissonneries. Elle est identique à celle du manuscrit sur papier bleu, à de très légères variantes près : ]

Boissonneries . . . pareille fête. — La mort de son premier Roi [ital.] . . . sur l'air du Roi barbu qui s'avance [ital.]. Personne ne rit.

Des Belges chantent : Soyons soldats [ital.], belle riposte aux fransquillons [ital.] annexeurs.

Littérature belge [F' 348 «non classé»]

à plat ventre.

L'Indépendance belge, 11 déc. 1865.

[Article de tête, 9 colonnes, n. s., de Victor Considérant.] Le Roi Léopold.

^ La carrière la plus noblement remplie. Exemple pour tous. Un des princes les plus cultivés de l'Europe. Netteté de son intelligence, sagacité de son jugement.

Le duché de Saxe-Cobourg ayant été occupé par les Français, Léopold prend du service dans l'armée russe. Apprécié d'Alexandre qu'il accompagne à l'entrevue d'Erfurth. «Peu de temps après, obéissant aux nécessités de la politique», il vient à Paris et se lie d'amitié avec la reine Hortense. Il se distingue à Bautzen, à Leipzig et au cours de la campagne de France. Présenté à la princesse Charlotte, fille du futur Charles IV d'Angleterre, il l'épouse et reçoit à cette occasion, outre le domaine de Claremont, une dotation annuelle de 50.000 livres st., «à laquelle, par un scrupule de désintéressement et de délicatesse qu'on ne saurait trop louer», il devait renoncer dès qu'il devint roi des Belges.

Mort de la princesse Charlotte et de l'enfant que Léopold en avait eue. Sympathie universelle. II reçoit le titre de prince royal d'Angleterre. Sa sœur épouse le duc de Kent, union dont naîtra la reine Victoria.

Son refus de la couronne de Grèce, motivé par le souci de ne pas compromettre son honneur dans des entreprises «sans utilité comme sans grandeur». L'admirable lettre qu'il écrivit à cette occasion.

Son accession au trône belge qu'il n'avait pas recherché. Le magnifique discours qu'il prononce alors. La noblesse de son langage, la pureté des motifs qui l'inspiraient. Pas d'autre ambition que d'assurer le bonheur du peuple belge et son indépendance; bref «la profession de foi la plus admirable qu'ait jamais faite un roi constitutionnel», et à laquelle il resta fidèle toute sa vie , malgré traverses et épreuves.

I/o (EUVRES POSTHUMES.

Rappel de la guerre avec la Hollande. Vaillance et talents militaires du Roi grâce auxquels fut sauvé l'honneur du drapeau belge. La conférence de Londres, le traité des vingt-quatre articles. Le Roi, par son crédit personnel, obtient des concessions de l'ex-ennemi, réorganise l'armée, apaise les rancunes nationales.

La paix rétablie, sa constance dans les voies constitutionnelles. Elle sauve la Belgique de la contagion révolutionnaire en i8.:[.8, et le pays comprend alors tout ce qu'il doit à son souverain. Popularité accrue chaque jour, cris d'amour et d'enthousiasme. Au vingt-cinquième anniversaire de son couronnement, le baron de Gerlache, applaudi de l'Europe entière, peut lui dire qu'il a dépassé toutes les espérances. Léopold dès lors au premier rang des arbitres des nations.

Autres occasions où s'affirma l'accord unanime de la Couronne et du peuple : en octobre 1850, «quand la mort vint s'asseoir au chevet d'une Reine bien aimée» [il s'agissait de Louise-Marie d'Orléans, fille de Louis-Phiîippe, alliance sur laquelle l'auteur de l'article se gardait d'insister]; en 1859, quand fut inaugurée la colonne consacrée au congrès national, colonne dont la statue de Léopold l" décorait le faîte; en 1860, quand des feuilles françaises, d'ailleurs désavouées «par tout ce que leur propre pays compte de loyal et d'honnête», n'avaient pas honte de dire la Belgique mûre pour l'annexion. Quelle indignation dans toutes les classes ! Quelles acclamations ne saluèrent pas la duchesse de Hainaut apparue au balcon du Palais, en toilette tricolore et présentant à la foule son jeune fils !

Mais l'heure approchait où le Roi révéré du monde entier, le plus sage des Rois, l'arbitre des différends internationaux, parvenu au zénith de la gloire, devait payer son tribut à la nature. Progrès du mal qui devait l'emporter. Emotion générale. «On eût dit que chacun était au moment de perdre un père bien aimé.» Plus d'espoir à partir du début de l'année 1865, bien qu'une première fois Léopold se fût rétabli, grâce à son incroyable énergie. Cependant, jusque sur son lit de mort, le Roi a gardé cette haute raison et cette fermeté d'âme qui ne l'abandonnèrent jamais durant son règne.

Exemple qu'il laisse et qui impose au peuple belge de se grouper autour du prince héritier. «La Belgique de 1865 doit se montrer digne de celle de 1830». «Forte de sa liberté, appuyée sur sa dynastie populaire, elle peut s'abandonner sans crainte à une mâle tristesse, car l'avenir lui appartient »

Mais elle n'oubliera jamais Léopold I" qui a mérité «le surnom, illustre entre tous, de Père de la Patrie)). 1

Bruxelles. t?' H9]

Le Roi.

Ses économies.

Son avarice.

Sa rapacité. La rente de Napoléon 111.

Pourquoi il passe pour un élève de Courbet. Ses idées de principicule allemand. Vieille sottise allemande d'un autre âge.

Ses rapports avec ses fils.

Le Jardinier.

Les sentiments du feuille à l'endroit du Roi.

Dureté ■- ^^°-'

et bêtise

du Roi

Anecdote relative au Jardinier.

Les idées du Roi sur l'étiquette sont des idées de principicule allemand.

Ses rapports avec ses fils.

Portrait de Léopold I. [?' 344 «non classé,,

i(jxvii\/vii ^ ^^ ^^^ mentionne

La Publicité Belge, 24 déc. [iSJôj. au feuillet 323]

[Coupure qui donne un portrait de Léopold jugé «assez ressemblant» par le rédacteur.]

^ 11 eût été difficile d'être plus roi que Léopold. «Il put feindre la royauté facile, débonnaire, bourgeoise : au fond

nul ne porta plus loin la raideur aristocratique, et ses ministres ne furent jamais ses familiers au palais», même lorsqu'il leur donnait ce titre en public. Le geste et l'attitude étaient officiels, l'afiFablIité de commande. Officielle aussi la politesse, mais vraiment royale. «Un tact extrême, une prudence consommée, et des sentiments impénétrables.» Une volonté inflexible : «II dut croire jusqu'au dernier moment qu'un roi ne mourait que lorsqu'il le voulait bien [...] Son corps était mort déjà à demi que sa volonté le soutenait encore». ^

Bruxelles. [F' 251, fragment]

Politique.

Le Roi Léopold et ses enfants reçoivent une indemnité de l'Empereur Napoléon III pour leur part disparue dans la fortune saisie des princes d'Orléans. (M'informer de la vérité du fait.)

Ces d'Orléans sont-ils assez infâmes et adorateurs de Moloch?

Le Roi des [F' 252*]

Belges.

a Cédant aux nécessités de la politique)), dit Considérant quand il s'agit de caractériser une bassesse de Léopold ; — <tel le sieur Va...> dans la biographie tracée en style académique de province par Considérant, tout, en Léopold, devient signe de génie. Tel le sieur Vapereau , faisant la biographie du sieur Vapereau, note tous ses déménagements comme des actions d'éclat.

A propos du [F* 253]

Roi.

Comment et pourquoi on expurgeait les journaux pour le Roi moribond.

Combien est sot un homme qui trouve qu'il y a de l'humiliation à mourir! — qui est offensé de mourir, — et qui traite d'insolents les médecins <sinis...> sincères.

Bruxelles. [F' 254]

Le Rol

Répugnance du Roi <pour Ia> à mourir.

Comment il traite ses médecins.

Grand signe d'imbécilHté dans cette récalcitrance contre la mort et dans cet amour de la vie.

À quand donc fixerait-il sa mort, si cela lui était permis ?

Toujours brutal, il fait jeter à la porte un médecin qui l'avertit que son cas est grave.

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