‹ Juvenilia, uvres posthumes, reliquiæChapitre 95 sur 123 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Voyez, p. 34.6, notre remarque au sujet du classement erroné des feuillets composant les chapitres 21 et ^^.

Page 207, 1. 10-12 : La Belgique est ce que serait peut-être devenue la France... Cf. les variantes importantes du feuillet 306 (^Sommaire), même page, et du feuillet 314. (p. 211).

— 1. 14-15 : ... pure merveille de mollusque. Cf p. 56 et 58. Nous retrouverons encore cette épithète au feuillet 309 (p. 209) ainsi que dans les AmCENITATES BELGICy£, Le mot de Cuvier (p. 226).

^'jé NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS.

— I. 16-17 : ...au bâton merdeux. — Voyez p. 159, I. 23, et la note relative à cette page-là.

Page 208, I. 5-8 : Portrait du Wallon [...] C'est le ne'ant. Au feuillet 83 (p. 62), nous avons déjà vu Baudelaire esquisser «un petit portrait du Wallon fruit sec», et, au feuillet 117 (p. 80), parler du néant belge. II comptait sans doute reprendre dans son Epilogue quelques-uns de ses traits les plus féroces.

— I. 8-9 : Citation de Maturin et du Compagnon de Dumouriez. Pour Maturin, voyez p. 33, f 307, et pour le «Compagnon», p. 333 des Eclaircissements.

— I. 20-22 : ... la Belgique [...] répondrait : «[...] ne m? réveillez pas!» Cf. Amcenitates Belgic^e, Le Rêve belge (p. 224).

Page 209, I. 7-9 : Un byperbore'en , un gnome sans paupière... C'est à ces alexandrins, tirés du Prologue de Madame Putipbar, morceau dont il a souvent fait l'éloge, que Baudelaire s'était déjà référé au feuillet 35 de ce ms. (p. 32) quand il écrivait : «Citer les vers de Pétrus Borel. » — Mais rétablissons le texte exact du Lycanthrope , comme il peignait le troisième des « cavaliers » qui se heurtaient sans relâche « aans sa poitrine sombre amsi qu'en un champ clos » : Pour le tiers cavalier, c'est un homme de pierre. Semblant ie Commandeur, horrible et ténébreux; Un hyperboréen ; un gnome sans paupière, Sans prunelle et sans front, cjui resonne le creux Comme un tombeau vidé lorsqu'une arme le frappe.

Renan, dans sa Prière sur l'Acropole, a repris le mot Hyperboréen au sens péjoratif.

— 1. 24-28 : // m'est venu quelquefois à l'esprit [...] que les Belges étaient , comme le pense Kircber de certains animaux . . , Dans une note accompagnant Metzengerstein [HISTOIRES EXTRAORDINAIRES ,

Votre livre réveille en moi bien des idées dormantes, — et à propos de

Îiché originel, et de forme moulée sur l'idée, j'ai pensé bien souvent que les êtes malfaisantes et dégoûtantes n'étaient peut-être que la vivification, corporification, éclosion à la vie matérielle, des mauvaises pensées de l'homme. — - Ainsi la nature entière participe du péché originel. (Correspondance générale, t. I, p. 370.)

Page 210, 1. 15 : P. Gadole . . . Lire Gadol/e. Titre exact de son ouvrage : La /ortune pubhque assurée par..., brochure de 23 p. in-8'' (de l'imprimerie de Guffroy, rue S'-Honoré, n" 35, cour des ci-devant Capucins), s. d., publiée après la prise de Maestricht par l'armée

de Kléber (1794.). Le passage cité par Baudelaire s'y trouve p. 3. — Les quatre autres classes que distingue l'auteur sont : Impérialistes et statistes (i" et 2'); magistrats (3'); «prétres-pasteurs à laquelle il faut joindre cette galle politique, sous les noms de capucins, récolets, etc.» (4'); et, constatant que le mal prmcipal de la France est causé par l'abondance excessive des assignats en circulation, GadoUe propose d'en racheter une bonne partie avec la somme qu'on tirerait de la liquidation des biens qui se trouvent aux mains soit du clergé belge soit de l'Empereur et de ses satellites.

Page 211, I. 7 : Orgueil souffrant des Béotiens. — Cf. Une Be'otie belge, p. 227.

Pour les feuillets 315-321, voyez chapitre 21, p. 161-163.

— \. K) : Ne voir personne, — On sait que c'était le comportement de notre auteur à Bruxelles ; voyez la CORRESPONDANCE GÉNÉRALE , possim.

Note complémentaire. Il existe, dans la collection de M°" Ronald Davis, un feuillet détaché ayant pour titre : Pauvre Belgique, Epilogue, où la haine de notre auteur atteint une violence frénétique. Faut-il croire que Baudelaire, s'épouvantant lui-même de son propos, l'avait écarté? Mais, le feuillet n'étant point paginé, on peut penser aussi qu'Assehneau ou Poulet- Malassis l'ont soustrait par prudence. Voici quelques lignes de ce texte qui est daté du 28 août 1865 :

Aujourd'hui [••■] par une soirée chaude et humide, j'ai erré à travers les méandres d'une Kermesse de rues [•■•] et [•■•] j'ai surpris suspendus en l'air, avec une joie vive, de fréquents symptômes de choléra. Ai -je assez invoqué, ce monstre adoré! Ai-je étudié assez attentivement les signes précurseurs de sa venue? Comme il se fait attendre, l'horrible bien-aimé, cet Attila impartial, ce fléau divin qui ne choisit pas ses victimes! Ai-je assez supplié le Seigneur Mon Dieu de l'attirer au plus vite sur les bords puants de la Senne ? Et comme je jouirai enfin en contemplant la grimace de l'agonie de ce hideux peuple embrassé par les replis de son Stvx-contrefaçon , de [son] ruisseau-briarée , qui charrie encore plus d excréments que l'atmosphère au-dessus ne nourrit de mouches!...

Rappelons à la décharge de Baudelaire que Verlaine appela le feu du ciel sur Londres, et Mirbeau, lui aussi, le choléra sur Pans.

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