UNE SOIRÉE A AKBOU
— Certainement... » reprend le tofailien.
Et comme il comprend que le moment difficile est arrivé, il tire lentement la lettre des plis de son turban. Le père la prend et s'aperçoit que le cachet est encore humide; il en fait l'observation.
« C’est vrai, répond le parasite, et même ton fils s’est tant pressé qu'il n’a pas pris le temps de rien écrire dans la lettre.
— Comment! c’est une mystification! Serais-tu un tofailien ?
— Mais oui, en vérité.
— Mange donc alors, et que Chittan' trouble ta digestion. »
Le parasite fut mis à la porte, mais il avait diné?.
On en vint à parler de la chasse, qui est un des grands plaisirs des chefs kabyles; outre le sanglier, l’hyène, le chacal, le renard, qui abondent dans le pays boisé, le lièvre, le lapin, la perdrix, la palombe, la grive, l’étourneau pullulent dans les champs, et le Kabyle leur fait une chasse active, remplaçant, par économie, dans son fusil, le plomb par des graviers fins.
Les montagnes des Zouaouas, nous dit un agha de Melikeuk, voisines de cette tribu, renferment des panthères que l’on prend au piège et des quantités énorines