LES PORTES DE FER
LES PORTES DE FER “it
plus de cent mètres au-dessus de l’oued Biban, qui les
traverse. Quel spectacle merveilleux ce doit être l’hiver, .
lors des pluies torrentielles qui tombent à cette époque de l’année, que celui de ce torrent roulant avec fracas ses eaux écumeuses à travers ce chaos! Aujourd’hui c'est une rivière tranquille, presque stagnante, et dans laquelle nos chevaux marchent, ayant à peine de l’eau jusqu’à mi-jambes.
Enfin, après un parcours de mille mètres environ, dans une espèce de couloir formé de rochers, dont le surplomb s’exhausse sans cesse, nous tournons brusquement à gauche pour descendre dans un ravin où cent hommes tiendraient en échec une armée entière. Nous sommes en face de la première porte. C'est un cintre de quatre mètres de large, taillé perpendiculairement par la nature entre les rochers. La seconde porte est à vingt pas plus loin, et les deux autres suivent à courte distance. Entre la première et la deuxième porte, nous trouvons une inscription, assez profondément entaillée dans la pierre, que la hauteur des eaux n’a pu atteindre, et dont les lettres, en capitales d’un mètre de haut, ont conservé toute la vivacité de leurs arêtes :