‹ Kaiser, Kronprinz & cieChapitre 4 sur 17 · AGRANDI · texte numérisé non relu

AGRANDI

Vignettes faisant partie d'une série :

Projets d'avenir, suggestions pour la reconstruction de Londres, par P. F.

RiTCHlE.

(The Bystander, 24 Mars 1915.)

XVII® siècle qui

puis quelque temps aussi, dans The Daily Chronicle de Londres) mènent la plus admirable, la pluG courageuse campagne qui se puisse voir, en faveur de l'indépendance des peuples si outrageusement violée par les Allemands.

Penseur socialiste, Hahn s'attache aux faits, aux choses, plus qu'aux hommes ; on ne trouvera donc, ici, qu'une seule image signée de lui. Mais Raemaekers a souvent fait passer l'Empereur allemand sous les fourches de son crayon ; l'étudiant, le fixant sous toutes les formes, le prenant en pleine action, notant ses physionomies, jcs gestes ; ici avec le Sultan, là avec von Tirpitz, ailleurs avec Liebknecht — et ces simples croquis en disent long

La figure dramatique du père et la figure caricaturale du fils ont trouvé en lui un peintre peu flatteur, mais dont l'œuvre fait revivre à notre époque la grande lignée de ces artistes poursuivaient le ^Roi Soleil de leurs amusantes satires

A Hyde Park

Guillaume le grand, défiant les bombes des alliés.

gittveurs du graphiques.

Qu'elles proviennent de Hahn ou de Raemaekers, toutes ces images sont en réalité autant de J'accuse ! éloquemment exprimés par le crayon.

J'accuse ! n'est-ce pas aussi ce que nous dit l'Amérique — celle du Nord comme celle du Sud ? Celle du Nord avec un certain mysticisme, avec un esprit profondément religieux ; le souffle qui anime les Hollandais, souvent, semble aussi passer sur ses artistes, tandis qu'elle laisse tomber sur le tout-puissant Kaiser la main de Dieu. Celle du Sud avec des notes plus variées; tantôt réaliste, transformant Guillaume le Dément en un numéro de cabanon, tantôt joyeuse, s'amusant à refaire l'histoire sous une forme tintamaresque, ou forgeant des légendes qui ne manquent ni d'esprit ni de piquant.

Et c'est ainsi que le monde entier dit son mot par l'image, fournissant pour cette nouvelle galerie

L'Allemand volant, pour faire suite à l'opéra iFliegende HoUânder.

(Puck, de New- York.)

Le nouveau Zeppelin '< Wilhelm II ».

£« Prestidigitateur. — Mesdames et messieurs, vous 'voyez la Belgique, n'est-ce pas ?

... Eh bien, mamtenant, vous ne la voyez plus... Ce n'est pas plus difficile que cela.

Scène de prestidigitation en deux temps. — (Li/e, de New- York, Janvier 19150

caricaturale des portraits du Kaiser — deuxième manière — des illustrations au jour le jour, des satires violentes, du grotesque et du symbolique ; des images qui font penser, des images qui donnent le frisson, des images qui font rire !

Ce sera donc, ici, si vous le voulez bien, comme une sorte de spécimen de la grande galerie dont les pièces, aujourd'hui déjà, se comptent par milliers; mais dont l'ensemble ne pourra être catalogué que quand, la guerre définitivement terminée, l'œuvre graphique de tous les pays, actuellement séparés de nous par des barrières infranchissables, pourra se produire au grand jour.

John Grand-Carteret,

Encore des croix.

Laspcroix de fer devenant trop commune, F. C. Gould suggère au Kaiser un projet de croix pour les héros des sous-marins et des zeppelins.

(The Westminster Gazette, 12 Juin 1915.)

FRANCE

Bout de l'An.

La famille. — Et personne pour nous serrer la main... même pas le Suisse.

Composition J'Abel Faivre. (LTcAo de Paris, 30 Juillet 1915.)

* Dans les belles compositions, d'un esprit particulièrement mordant, qu'il publie deux fois par semaine dans l'Echo de Paris, Abel Faivre a visé à plusieurs reprises la personnalité du Kaiser. Enregistrons ici Le Rideau, à propos du Concours de Tragédie 1915 (9 juillet) et Hamiet : Etre ou ne pas être (20 août). Peut-être ne voit-il pas Guillaume de façon suffisamment tragique, mais ses légendes ont une vigueur, une ampleur qu'on ne trouverait pas chez la phipart de nos humoristes.

FRANCE

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Grand Théâtre des Folies- Wilhelm

Entrez !,.. Entrez !... Plus fort que l'homme qui a fait rire le Shah, voici l'homme qui (ait pleurer le plus de gens.

Composition de Sem. (Le Journal, 28 Février 1915.)

* Sem a exécuté une Tête du Kaiser et une Tête du Kronprinz qu on a pu voir à l'Exposition : La Guerre et les Humoristes. En dehors de cela, l'image ici reproduite est, croyons-nous, la seule où il ait fait figurer le Kaiser. Son Empereur-Canon, au bras gauche atrophié, est assurément moins solide, moins râblé que Dame Germanie et cela a été sans doute voulu par lui, mais le grand cirque Wilhelm remet forcément en mémoire un livre d'avant la guerre : Toute la Trout>e, dont le principal artiste était également le Kaiser.

FRANCE

Leur

Sourire.!

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Leur Sourirç.!

Compositions de LÉANDRE (d'après des originaux en couleurs).

(G. BOUTITIÉ, éditeur.)

Le Châtiment du Barbare.

Composition de A. WiLLETTE (Le Journal, 28 septembre 1915).

FRANCE

En famille.

— Si le dieu des batailles nous abandonne, nous monterons une entreprise de démolitions.

Un Kaiser peu connu Basile - Hohenzollern.

— «L'on ne change pas la figure d'un meurtrier parce — « La Prusse n'est pas un pays qui possède une

qu'au lieu d'un bonnet de forçat l'on met sur sa tête une armée : c'est une armée qui possède un pays. »

couronne ou un casque d'errpereur. » (ViCTOR HuGO.) (Rehberg. homme d'Etat hanovnen.)

Compositions du peintre Maxim ILIEN LuCE. (Le premier dessin extrait de L'Europe Anti-Prussienne : le autres publiés par le journal quotidien La Bataille SynScaliste, 28 mars, 20 juin 1915.)

FRANCE

— Je me demande ce que nous ferons quand nous aurons fini !a cathédrale... (18 Mars 1915.)

Joffre. — « Par ici la sortie !! »

(10 Février 1915.)

;i^>rès la chute de Lctnberg

pmr MERMANN-PAUL

Hé ! hé ! la route de Moscou conduit à Sainte-Hélène.

(28 juin 1915.)

Explications.

Guillautr.e. — Tu es mon brillant second et, moi, je SUIS ton brillant premier ! (25 Juillet 1915.)

Guillaume. — Tu as créé la terre ! Regarde comme je l'ai coifïée. Le vieux bon Dieu. — Oui... mais le casque est trop petit. (10 Septembre 1914.)

Compositions de Hermann Paul, H.-G. Ibels et E. Tap dans la Guerre Sodale, l'organe de Gustave Her«

FRANCE

Le Kronprinz.

- Ça n'est pas César... c'est Auguste.

Composilionde D'OsTOYA. (La Guerre Soda/e, 18 Sept. I9I4.)

àethmann-Hollweg. — Je crois que Sa Majesté aura une bonne flambée.

Dessin de F. Fabiano (Le Rire, 26 Décembre 1914.)

Un Taube qui ne viendra pas a Paris.

Croquis de JlM. (Le Mol, 3 Avril 1915.

Lohengrin et l'Écrevisse. — La marche sur Paris.

Composition de Paul Iribe. (Le Moi, 7 Décembre 1914.)

'' * Paul Iribe est peut-être le seul dessinateur français qui ait fait appel aux personnages du drame wagnérien pour la représentation caricaturale du Kaiser.

FRANCE

Croquis de P. Gassier pour le « Communiqué de la Semaine », série de vignettes interprétant les événements .du jour sous une forme humoristique. Ces deux croquis font eJlusion aux sentiments germanophiles manifestés par le Pape.

(La Guene Sociale. 29 Juin 1915).

Après les hommes... les cochons !

Composition de Paul IribE. (Le Journal, 10 Mars 19150

FRANCE

Le dernier manifeste du Kaiser.

— - T'en fais pas, p'pa... nous avons la « conscience nette !... » Giricature de OcHS. (Petit Pansien, 4 Août 1915.)

Attila !

(La Guerre Sociale, 29 Septembre 1914).

* Première interprétation de l'estampe célèbre de H.-G. IbeLS k Kaiser-Bonrmt, vulgarisée depuis, sous toutes les formes, par l'image et la carte postale.

Et c'est cet Attila devenu depuis Kaiser-Bonnot et même l'Impérial Bormot qui a 'donné lieu à cette quantité innombrable de Kaiser transformés en apache ou en souteneur, publiés un peu partout, en France et dans la Suisse française, par des éditeurs et des dessinateurs de quinzième ordre. C'est en tout cas l'image qui, au moment des batailles de la Marne, semble avoir le mieux répondu au sentiment pcpulaire.

Costume de Mi-Carême. — Celui-ci m'ira comme un gant.

Caricature de Abei. Truchft. (Le Cri de Paris, 14 Mars 1915.)

£FRANCE

On sait enfin où est le k.^onprinz... »

Composition cI'Albeht GuiLtAUME. (Le Journal, 22 Avril 1915.)

Bismarck parle.

Ah ! naalagauche ! On t'en foutra des empires !

La revue de Czernowitz « Mourez, mais arrêtez les Russes.» a dit — Bonsoir, et en mourant, n'oubliez pas « Vive moi ! »

G)mpositions de LuciEN MÉTIVET. (Le Rire, 17 Avril et 8 Mai 1915.)

le Kaiser, de crier

FRANCE

1 . Lucifer {Gott mit uns). — 2. Germania. Qui qui ira bientôt jouer aux Tuileries ? — 3. Leurs CRANES.

Caricature de Recor et de DuFORTY, dans Riîolboche, journal du front, auto^raphié. (Avril, Mai et Aoiit 1915 )

ANGLETERRE

Changement de texte Le nouveau « dada » de l'Allemagne.

Le Grand Dieu. Carton pour un vitrail destiné à la nouvelle cathédrale néogothique de Potsdam.

(30 Septembre 1914.)

Le Kaiser (au roi Albert). — Vous avez tout perdu. — Mais j'ai sauvé mon âme ! (21 Octobre 1914.)

L'Impérial comique.

Le Kaiser (ressuscitant un vieux refrain de music-hall). — « Y a-t-il quelqu'un qui aurait vu Calais ? » M (18 Novembre 1914.)

Ces compositions de Raven-Hill et de BERNARD Partridge sont extraites du Punch, de Londres.

ANGLETERRE

Melancholia Germanica

Composition de Sir PhILIP BuRNE-JoNEsniiterprétation au uoût du jour de la célèbre Melancolia d'Albert Durer.

(The Sketch, de Londres. 7 Juillet 1915.

ANGLETERRE

The Faterland. La Patrie.

Composition de Sir Philip BurNE-Jones. Adaptation au goût du jour de la célèbre composition d'Albert Durer :

Le Chevalier et la Mort.

• Les têtes des chevaux reproduisent les figures de François-Joseph et d- Kronprinz. Le chien a la tête du sultan. Dans le lomtain, la tourEiffei, (rAeS;ie/cA.de Londres. 3 Ma. 1915.)

ANGLETERRE

Terribles responsabilités Le rêve du Kaiser : la fin du monde.

Caricatures du journal quotidien : The Daily Graphie, de Londres.

La dernière battue.

Après la battue, le Kaiser, on le sait, aime tout particulièrement à se faire photographier dans cet impérial et grotesque costume de chasse.

Mais, ici, le gibier ce sont 'les cadavres du Lusitania.

Une petite différence.

(Simple dialogue [entre le clown Guillaume II et Pantalon François.

Joseph.)

Le clown. — Tu bas en retraite

Pantalon. — Mais non ! Je me replie stratégiquement pour prendre une nouvelle position.

La Kultur dans uv tour blindée du so».'S-marin.

* Les trois vignettes du bas sont des caricatures de F. C. GouLD, dans la Wcslminster Gnzelte, de Londres. (Janvier, Avril, Mai 1915.)

ANGLETERRE

Les rapides transformations des Willy.

(Napoléon-Attila-Nelson-César.)

Caricature de W.-K. HaseldeN. (Daily Mirror, de Londres.)

* Les histoires en images (dialogues entre le père et le fils) que Haselden publie dans le Daily Mirror sous le titre de : Les aeux Willy ont obtenu partout un succès extraordinaire.

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La danse du scalp : un raid d'Indiens.

Le Kaiser, le Kronprinz, Tirpitz et le comte Zeppelin.

Composition de F.-C.GouLD.(H^es/minj/<rGaze»e, de Londres.

30 Janvier 1915.)

Ombre projetée par le Kaiser sur l'autre hémisphère.

Les progrès de Tartarm, en France, en Belgique, en Russie, en Angleterre. Et il finit par reconnaître que <îon seul ennemi, c'est l'Autriche- Hongrie.

Nos gardiens (French et Jofïre) attirant son attention sur les pénalités qui l'attendent. Caricatures de Jack Walker {The Daily Graphie, de Londres.

ANGLETERRE

La composition ci-dessous est peut-être la seule dans 1 immense quantité de caricatures écloses depuis la guerre qui ait visé à établir une comparaison entre les chefs ennemis de 1870 et ceux d aujourd'hui. C'est pourquoi elle présente un intérêt tout particulier.

AUTRE TEMPS L'ombre du vieil Empereur.

De mon temps nous nous battions en vrais gentlemen.

Composition de F. C. GoULD, (H'es/mins, ter Gazette, de Londres, 8 mai 1915).

TRISTES GATEAUX POUR LE VENDREDI-SAINT. Boules Krupp à la Croix de fer.

— Etant donnée l'ère du pain KK les boulangers allemands ont dû remplacer ainsi les habituelles galettes marquées de la Croix.

Dessin de SiD. TreeBY (The By^tander, de Londres, 24 Mars 1915),

LA CROIX DE FER FURIEUSE SOUVENT l'hISTOIRE SE RÉPÈTE IDENTIQUE

Sur la branche du bas. on lit : « A louer pour L'échec du vrai grand Napoléon ne saurait censoler

cause de grande désillusion. » '^ /""•'^ petit.

Caricatures de Matt. (Dmly Disfmtch, grand journal quotidien de Manchester, 28 mai et 14 juin 1915).

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