CONCLUS
et de ces Discours à la naii non seulement à Berlin ans toute la Prusse, danR e aussllCl à l'impression, il)
un immense succès de poj ieuse influence. On sait qu'i!
soulever l'Allemagne eo ', dit un historien, pers< llemands. Personne n'av; , leurs divisions politique ) une nation, comme un le 'iclile qui, pour la première dée de l'unité allemande. S Il où l'ascendant de la Fra luèrent à rallier autour d'ur tts, désorientés, découragé; nsciente d'elle-même, à rec ;ililera plus tard son unitï s à des expédients et à i I vu, s'élevant à une li ra droit à la cause profoni
radicale. Puisque le malli
le de chacun, il faut qu'un ordre de chos ise, et que de ce désastre sorte une Allen ar une éducation nationale nouvelle, iscours de Fichte contribuèrent aussi à faii ai et sa méthode et à le faire considérer [nand conune l'homme choisi par la Provi celte révolution. Des honunes d'Etat e accoururent à Yverdon pour y étudier I î, et las conseillers d'éducation les plus ii se, Weiss et de Turk, comme les princii 'écoles normales, Hamisch et Dieslerwe^ )arlisans des idées du grand pédagogue iltats ne tardèrent pas à suivre l'exemple d les normales furent fondées pour propa partout les écoles furent réorganisées 13 nouveaux.
)ut aussi attribuer à l'état d'esprit, prod I à la nation allemands, la rénovation de pécialement la fondation de l'Université nfluence de Fichte, les Universités pren onscience de leur importance sociale et rgane essentiel à la vie nationale. Toute 1' elle du midi, était remplie d'éléments de étaient épars, c'esL-à-dlre impuissants. Il i de les grouper,de les concentrer. L'Etat, e et les contributions, trouva moyen de fo ichement l'Université de Berlin, où les s contrées de l'Allemagne furent appelés ) y afDuait, impatiente d'écouter les v( rent prêcher le patriotisme au milieu d< dans la capitale. • ta lutte des armes esl Fichte, nous allons commencer la lutte
pulsion et contribuèrent le allemand. Grâce à eux Qurale de Kant et par'Ies di iix. I)e là ce mot d'un lii Kant et sans Fichte, point de guerre de
stre d'Ièna et la paix de Tilsitt, hommes^ unes de science, hommes d'Etat et philoque Pépéler ce qu'avait dit si éloquemiDs ses discours. Comme lui, ils croient doit consister plutCt à retremper les âme»
is lois. Frédéric-Guillaume III prononce !S restées historiques .- • Il faut que l'Etal ce morale et intellecluelle ce qu'il a perdu ielle >, Humboldt, Stein, Schleiermacher Fichle, que la réforme de l'Etal doit corn- ; éducation meilleure de la génération qui Le éducation doit être à la fois scientiflque <, au lieu de l'internat rigoureux, sorte de le que Fichte avait imaginé, ils veulent des 'instruction permettant la vie de famille, avec mme possible de liberté. Tous s'inspirent de nde et fort juste des Discours, qu'il faut forlupte par une éducation commune, inspirer it élèves, un seul sentiment, une seule voun plan idéal et le ferme désir de le réaliser, t ce qu'il y a d'exagéré dans le système de lulier la suppression complète de l'éducation > la plus tendreenfance.il y avait là enelTet,^ r à l'anliquité et à la théorie de Platon en l'aurait pas été sans danger, ^it l'opinion dePestalozzi que, sur ce point
— 2iO — iQe le soin de l'éducation des irucUoQ, puisque c'esl à la c idre lout au moins le langag ut que l'école soit connue 1' iprit et l'organisation de la fai ), écoles peu nombreuses pou
perdu, — relations fréquentes ut, dit-il, que celui-ci soit <x lie est l'apprentissage de la »
l'individus mais de familles, t et l'amour de la mère, dit son nourrisson les preoiiers 'amour, et le préparent à l'inl irnelle, aux sentiments frater
tendresse et à une confiance ■ i famille... Le cercle s'agrandi ur de l'homme, à la conflan ère, l'enfant l'aime aussi; celui rec elle... Un étranger vient :
la mère, il est bon, il faim . et donne sa main.... Tu as, bi< e qui l'aime bien, dit-elle; 1 md-pére, en parle à sa mère . : J'ai un pèi'e au ciel, de qu
moi ; l'enfant croit à son pèr 'ie, conmie chrétienne, s'ad fant prie avec elle, et croit à lait en sa mère les inspiration:
Minduit par la main de sa mën l'amour et de la conliance qu'< emblables et au sentiment pui
du vrai amour chrétien. • Pe
— i-n — B du devoir ? • Qui est plus près qui ;ur de l'enranl? dit excellemment M.
ux se rendre compte de ses prope e ses passions naissantes; démêler s..., le traiter en un mot, dans toute ['après son tempérameal, et lui da qui lui convient? Qui pourrait mii î naître les occasions d'éprouver sa ^libérer, à prendre un parti, à faire même, à se commander et à s'ob ii-il davantage de lui remettre peu de son libre arbitre; de le familiarii ettre en garde contre le mal, en n'I aut, à le lui faire connaître; de nt l'ingénieuse expression de M** Gi er à la lame de l'épëe et au tranch:
i lui apprendre à toucher el à ma I se rappeler toujours, en un mol, q donner sa volonté, mais de lui en c er pas à pas vers cette indépendant mais délibérément poursuivie, qui humaine? •
est pas tout. Fichte, nous l'avons 1 régénération de la société tout er ^ration de l'individu. Hais la sociét s l'individu, et l'individu ne s'amt nous faut en général un point d'apf t la famille. La famille est l'image < solidarité qui doit unir chacun de st ! préparer mieux à la vie collective
l'Esprit de discipline.
irincipales vert ns t'aulorilé, :
ur, respect du «s inégales, hi
aussi, dans \i •a, aux inlérêlî
c'est dans la 1 renlissa^e de I r la préparatioi eslinée qui at ivec les autres dée suMsamn aie. Or c'est [jue, dans ces a lis d'un rappi it tant d'exem le la nature de nunauté, si nu is jours, dit M i), une expéri es règles rep' ntages et les d i druit et s'im| ; mérites indi collectives, qi Ainsi se révè ortée, par des
3 entre toutes,
point les obsen (De tasotidarit
nps qu'elle inculque à l'enfani )c«, de loyauté, de juslice, de
llnlelligence et du caractèn ae le viatique du monde mot tude de la règle, du travail, de la vie morale puisée aux lent d'esprit et de cœur qui
les épreuves. •
le la société et de la solidariti de bonne heure à l'enfant, soi Au lieu de lui inspirer sans c>
et de chercher continuelleme i cachant soigneusement tout avoirs qu'elle lui réserve, ne i de temps à autre qu'il est,na ur, qu'il n'a rien qu'il ne l'ait i ) de lui, il ne doit pas vivre ui ppelez-vous, dit Honcey, une pée, où le poële,devenu philo: e table bien servie, la vision xiûtésT 11 oublie les convives, ze, il aperçoit une foule obscui t, des fronts qui ruissellent, di mense coopération de toutes I rts appliqués à dresser, à foi
soir. El, aussitôt, par dessus en distingue un autre : ce n
des rouages ou le grinceraeni !s plaintes, ce sont les gémisf ; ... Après l'atelier débordant it sa ronde entre les lits étroi s des tombeaux. Et le poète
passer ces millie ir peine et de Tais <queiaent a la réa potins du jour, i opos mondains e es devoirs sociai ur vous, et vou t par de telles lei au rôle qu'il do elle-même on po :,j)our mettre er progrès dont l'h science, pour rac lemencé le ctiam ourd'hui récotlei 'évélerait ainsi to )assé par ce qu'il enir par ce qu'il on pas n'est be»
m complète, com l la part de l'ut^ tons qu'à côté de ïbles, il y a d'exc onsqui témoigm 1 cœur ardent et Bctivité et dont ( irs. Grâce à lui, à , de nationalité i ier plan. Au XVI t point distinguf i domiae, comme le. L'idée de la p
atioaalité esl plutôt suspe ivalilés et de guerre qi rder flétrit le patriotisme ens du monde!», que Se , s'écrie : < Vous espérez
nation, contentez-vous d' ïme réclamait, dans ses imopolitisme contre les p ill Après les désastres d . Fichte contribua à réveil)
notion de l'Etat qui s'é DUS les petits gouvernen:
e l'ouest, du centre et du evient l'honneur d'avoir m 'Etat en matière d'éducat i devoirs. Il Ht clairemei
et l'éducation de tous Ire social et du relèveme >ciété n'est rien sans les santés, la simple juxtaposii instituer le concept de la si oit groupés en associalior action et leurs obligations es individus ou de ces g ilus générale, dont la ci s l'organe supérieur de 1' 1 dans son cercle d'action ( droits et les devoirs de '.
i nécessité d'un organe s X passions individuelles ou mtiment de sa durée et c ur envisager impartialeme I l'Education.
i de commencer par fair formes sociales dont l'af !e, parce qu'il ne se troi -éparés, Fichle, comme K ion édifice par la base, p pour réformer l'Etat; 'être qu'autant qu'il repi int les mêmes volontés, ( i>rts et répond à leurs as patrie doivent être les i i suite impérissable de l r un môme ordre de cIk onstante. Pour réforme enlimenl obscur du moi ez tous à la notion d'un ' aime et dont on fait p; 1er l'éducation des no n nouvelle doit se fair claires de la raison, i libre, tandis que l'ancii subordonner aux sens t l'école doit exiger la lég ince à la loi; mais c'est !
ire, c'est à dire l'amour i se. Le souci de sa propr' ipale règle de l'adolesce de ce qu'elle fera pour s et et à la crainte. Plus U aimer le bien, l'ordre e it réaliser, dans la grand léal dont la poursuite se tous ses instants et i
— Î28 — )s deux principes fondamental d'après Fichte, doivent êtrt ressé du travail, de l'ordre, di ue constante de la vraie libert )Us la moralité, le patriotisme enfants à développer leur ac i les accoutumer à tout appr< ;ir comme sans Initiative ; form adultes, à rechercher le bien crainte de châtiments préseï ■eur qu'inspire le mal en lui-n lie qui nous attire au bien:
moyen d'arriver à la vraie hbi actëre bien entendue, et par si nationale, k la réelle émancii
térise Fichte, nous l'avons vi sme moral. C'est bien encore mpératif catégorique, mais c'e Live, plus expansive, rendue ^ id de la solidarité. Grâce à I'( lent de la solidarité, qui était ransforme peu à peu en une fli Rdu acquiert la pleine consci dans les différentes collectivit solidarité devient désormais i : et un besoin du cœur, te Kant. Celui-ci s'était surtoul l'individu; Fichte sepréoccu le la collectivité. Nous avons ^ I dans la formation de la conscit )mme on l'a dit avec raison, I
ïée par ses penseui le rO!e prépondéra t à Fichte.
u premier abord, ( une consrience coll bslinément renfem st comme isolé en 1 e chose à l'homme nt de la vie intériei :el homme n'ait été nation est, après Ht valent les indivi elle-même. Voir dï toujours comme • moyen, cen'estpaf nique fin. Plus on e .ira ses liens avec l
i qu'il en soit, siKa et Fichte sur le l avons vu, se sont e [ui tendaient toujou n à l'autre, la loi e lorale à une législa au servilisme et à i l'autonomie de la ^ cipe de la nature, n d'autre loi que le cipe de Vimpératif nmande absolumen e la liberté, qui fa siècle, et qui est la
même temps au priocipe lequel aucun droil, aucune ( lipalion de la créature huma irter atleinle à aucun princip chte ne se contentent pas di herchent les moyens propr»
uvelles vers une réalisation s bordonnant les sentiments ii rincipes supérieurs, en un i en les seuls régulateurs de oin de se laisser emporter ui a pensée pure, sans s'inquié:
mt, ils s'efTorcent l'un et l'ai L'Education est pour eux un olonlaire, une évolution pr it devenir toujours plus cons nature pour ne point se bri:
ts et de ses lois qui sont ii jtre premier devoir. Hais ce , les imperfections et les lac cre et la redresser à l'aide fournit, car ces forces, apt' u'autant que nous les gouveri Ire raison et de notre conscif forts de notre libre volonté, ord sur ce pointessentiel, c'es lellectuel et moral doit être i "ce que l'effort développe l'é [ue pour lutter et obéir au di individu et dans la société n' ipense de l'effort î Pour F l que nous devons nous proi
Î31 - L le pluî lie de I crus pai
tant, l'c ime to( :. II s'en
la vie clion n aaissan< ve l'usai liment :
B encon ndre et in sans a moral $ germe actives ['il vaut reindre inces el
qu'il n
de la pë' (fort, p.
igde et I
nd iost:
Lscieace ] il foiai it de p.
— 233» i*une ignorance encyclopédiq n de M. Bertrand. L'enseig l affiner les esprits, mais le levant les cœurs et en fonil de savoir sera chose accesi il est de Taire l'esprit frais, en santé et en vigueur. Ag ret et en même temps le sigi ', tel sera le grand précepte i que le maître aille chercht éveille et fortifie en chacun lalilé. Son principal rOle, c'e ité que tout enfant, tout ad ttre en état d'employer poi $ien propre toute l'énergie d
ipoque ne pourrait-elle pas s l'Education, de ces principes nom de la vie, c'est l'act du caractère, la force de la 'éducation de la volonté, qui est actuellement la question ;ement aui pédagogues et au enfants et aux jeunes gens :
l'assujettir à la loi du devoii ; instinctives et irréfléchies, ne souveraine maîtrise sur t )nt les auteurs conscients de jouets inertes des circonstani st-ce pas là l'indispensable d ire ainsi que la morale condai
-fïr
qui ne trouvent pas et ne développent pas dans leur caractère rénergie et la constance nécessaires pour une action difMle et incessante, ceux chez qui les instincts d'action ne parviennent pas à triotnpher des instincts d'inertie.
Cette loi qui donne la prépondérance au rôle du caractère dans la vie individuelle s'étend à la vie des nations. De nos jours surtout, ce qui paraît devoir assurer le succès dans la concurrence vitale, qui existe entre les nations comme «ntre les individus, ce sont les qualités morales bien plutôt que les qualités intellectuelles^ et particulièrement l'énergie, l'esprit d'initiative, la vigilance, la résistance à l'amollissement causé par les progrès du bien être et du luxe.
On ne saurait assez le répéter: les destinées d'un peuple sont en étroite corrélation avec la qualité pire ou meilleure des éléments qui le composent et qui le dirigent. S'il est riche en éléments énergiques et intelligents, les événements les plus désastreux n'ont sur lui qu'une influence passagère et limitée. Les mêmes circonstances peuvent produire un arrêt de développement, une décadence rapide ou l'effondrement final, si l'indécision paralyse l'action ou si le découragement règne. Ce qui fait la supériorité historique ^ d'une race, c'est moins l'intelligence que le caractère. La supériorité des énergiques, a-t-on dit avec raison, ne dure pas sans le secours de l'intelligence, mais l'intelligence «eule ne fait que d'excellents subordonnés : tout s'écroule quand le commandement disparait (i).
(1) « LMnergie spirituelle, dit M. Izoulet, (Les Universités nouvelles, Paris, Colin, 1892). Ténergie spirituelle fait Tënergie matërielle... Vëritë et vertu sont force. Erreur et vice sont fair blesse. Pour se fortifier, il faut se purifier. 11 n*y a de forts que les purs. Les destins des peuples s^accomplissent dans Tinvi- «ible. Et le sort des batailles ne crée pas les défaites : il ne fait
l donc pas seulemeat d'assu on un certain nombre de rou nt. Il faut que l'Education cl) es énergies du caractère el i > méthode vraiment efflcace l'âme et y agisse réellement tes habitudes, la volonté. 11 he les moyens par lesquels c lalité forte, maîtresse d'ell iverses énergies un équilibi ', elles s'harmonisent en vue
3t obéir à la loi intérieure, ce 'homme, avons-nous vu, n'e:
1 fait partie d'un tout; ce qu
majeure partie d'autnii. • Il ne une maille de fliet, distii ché à l'ensemble •. En un m ial. Puisque l'avenir et le pa:
)ui3que tous les vivants sont
travailler uniquement à un
tater... Jadis lea raeea du Sud
mb lent descendre ...
■.ela.t DiBoua-le hardiment: le
'raÏD, au point de vue ext^rieu ont taiBsées devancer au poinl
isoa, la raison profonde pour I iseer décisivement, si l'on n'j aux race» du Nord... Un pays très différentes: en changeant :
L changeant son Orne national stitutiotts, ou en changeant l'I
,e de nos action; lenl de ces gr la famille, la ] u non, nous sot épasse. Chacun I, chacun de no à la collectivité
is une telle Ei du mais la coll 1 règne, il faut \'i rd'hui, une sorti i de tout idéal e itisme, et par su ncipaux caractér i, ce n'est pas pa ar l'action et 1( ra les grands p
t que le masq ne est, nous l'ai t individuel et s sme et le désii ,e, lui inspirer u yéer en un me lieure présente, c'est là le devo:
i. Placer au cen vie morale ra s volontés s'emj sentie!, onnait le second