‹ Kant et Fichte et le problème de l'éducation (volume 2)Chapitre 6 sur 8 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

il que l'occupation française se contint da:

; par le traité de Bâle el ne dépassa pas le

s'était guère ému. Mais lorsque Napoléo:

1 sur l'Allemagne centrale et seplentrioi on d'une absolution de l'Allemagne par 1 le plus en plus vive.

à en juillet 1806, c'est-à-dire deux mois iermacher écrivait : • Il va se produire td universelle dont i'ei^eu sera notre exist

religion, notre culture d'esprit, aussi bie endance. Cette lutte ne sera pas sontenui leurs armées. Peuples et rois devront c le. Je vois devant mes yeux une crise si magne. L'atmosphère est saturée d'orage < explosion ait lieu bientôt, car il n'y a pli 38 nuages passent au-dessus de nous sans te prophétie allait bientôt se réahser. Qti

en effet, Napoléon écrasait les Prussiei iladt, il faisait son entrée triomphale à B( . à Postdam de l'épée du grand Frédéric. < les qui avaient composé l'année active d' . Thiers, il ne restait pas un débris, il n lée prussienne. Napoléon était maître i rcbie du grand Frédéric, il avait enl lel en canons, fusils, munitions de gu( i assez de drapeaux pour en charger les i lie. Tout cela s'était accompli en un moif

une grande monarchie, le set rédéric, se voyait sans soldats e lir le secret de cette déroute im les et les places se rendaient i hussards ou de quelques corn] >n le trouvera dans la démoralis nt une présomption folle ! ApH ires des Français, qui n'étaient { ilé militaire, les Prussiens en fu nière rencontre, qu'ils ne crure et s'enfuirent en jetant leurs a l'Ehirope le fut avec eus. Elle na plus encore qu'après Austerl ait alors au roi Frédéric-Guillaui lommes. Napoléon résolut de tir lurces qui lui étaient nécessairi K armements. < Il avait, dit H. 1 es autorités prussiennes et mis irke pour l'adminislration politii Iministration financière. Auprès rovinciale, il y avait un agent frai à la perception des revenus ( aisse centrale de l'armée franc:

ur ces agents et centraliser leu ces de la Prusse allaient être a le Napoléon et à son profit • (2).

de Tilsitt consommait la ruine ef ifalgré les supplications de la reii 3lle-méme à Titsitt pour essayer ij

■ Consulat et l'Empire, VII, p. 20i ir Lu Contvlnt et l'Empire, VU,

se laisser fléchir. D'apré Prusse devait tomber Is à cinq millions, de ce 1 soixante-neuf millions, put accomplir ses desse coiilra ne révélèrent pj itions politiques et milil int aussi l'absence du si iphe de la force, en face lité, marque d'un aba is, l'Allemagne se sei

historien ; un avait regardé autoui une ville endormie, se r le lerre ou d'une érup:

: ce qui peut s'ensuivre, ) philosophe, est imposib les et des tacticiens. ] n sous laquelle la macli lier; nous sommes lén int meurtris selon que 1* iperposant au gré du has:

qu'ime silencieuse résig:

irmis, disait la reine, D( mriers de Frédéric-le-Gr in temps nouveau ; nous t le temps nous a dépas:

anl, qui ne s'étaient ja] 3S désastres, ils firent e rer la cause profonde du s en plus envahissant qi

ns les âmes et avail conduit )ssier, les autres à un épicuri e. Us s'efforcèrent de montr' : à côté des intérêts personr à ceux-là une partie de ceux er jusque dans ses rapports la nation en lui inculquant l es et patriotiques qu'elle 'esprit de sacrifice en vue d r national, aQn qu'on pût ri:

insi renouvelée, la lutte po • • Le mal dont la patrie !

I, l'un des premiers patriotes , l'affaiblissement des caractèi

cœur; les poètes isolés, sai s, et par conséquent sans ad ans leur tour d'ivoire ; les fueSjtti impartialité; lespubl

âmes lâches et viles... L'A11< , de raffinement intellectuel «

présente ressemble à un v le était en adoration d'elle-n igue illusion. Quel sentiment us rien, de ne rien pouvoir !

I peuples, pas de peuples sai «1ère que je reconnus ma md, par suite de ses discord 1, mon cœur en conçut et e

[ut aussi l'originedupatriotis

idt : Dsr Geist der Zeit, p. 50

du patriotisme alleu Iheura de l'Allemag le sentiment natio )6, il avait voulu suiv e de Tyrtëe oratoire

des Français et revi le retour à Berlin, Fie a nation allemande, (

était éloulTëe par 1< e. Tout Berliu assist eunesse fut comme » philosophe si souc

plus large au patriot es événements teri-il 807. Arndt nous a pi sa taille presque tra iquilin, le profond séi regard, •

er, qui suivit la défai à la nation allemand* I discours. Dans les p e l'Allemagne vaincu nal, et l'impossibilité liére solide, autreme

isant les doctrines d< i VU, avaient, depuis | I plus vif enthousias.

it l'homme choisi par 'égénération désirée Ire la doctrine de la Se a certain nombre de

mt le prog udrait dot< me et poui

Duve dans i pédagogiqi

possible, :

r le relèvei is, mais d'i Fichte pro

1 l'a déjà fait remarquer av< I nation allemande (I) sont d'u ur l'histoire de l'idée de l'unité lire aujourd'hui, qu'on assiste e idée, si inconnue la veille encoi

it, Fichte fait comprendre à ses les questions qui se posaient al capitale, de plus pressante, < ys. • Je m'adresse, dit-il, aux imands, et Je ne tiens aucun c

1 fragmeots seulement de ces dise igue française, (v. art^ Fichte, par uisHOo). nous en donnerons unrës ble.

rs a la nation allemande contr !S de l'âge présent, en même temps les Caractéristiques, Ficbte supp< int atteint le milieu de la troiaièni il admet qu'elle a fait, dans les t a pas eitraordinaire en avant, en si est déjà terminëe et que la quatii é, l'obstination, l'égolsme, le p<Sc ; ils ont manifeste par là leur n^a : nouvelle direction du cours de t Fichte, s'adressent à toua ceux qi une nation parfaite et qui, dans âcessitë de recourir A une science ment des hommes. >

ivent nous sépare peuvent avoir pro absolument et un re qualité d'Allemai

totale de notre nat

une individualité n iditeurs capables di ■ jusqu'à coinprendi is voulons élre sau >ns le faire.... La pli ne dépend pas de i )les, notre conduit»

s. Si nous ne vouloi it nous mettre imn le connais votre irsonne, je l'estime

si elle nous pous:

IuLion, à agir.... Soy < pas à l'ordre de cl istraction et une i ont conduits.... Ce

des armes qui rei B l'âme. Si vous cor dans votre molless' tendent, vous flnin mais, si vous voulei jrir une génération sèment sera la ren:

lents comme pour li ■era jusqu'aux front Encore une fois, a le circonslance imi

mêmes qui devons travailler à ne itfait denous. Enfln, c'est, parce avez le courage de voir les cho; ïrderlemalenface,quejem'adn ous pouvons au moins mainter 1, chercher à le guérir. ■ oduction, Flchie recherche tout >

catastrophe. «Tout le mal, dit-:

ïsme ; égoïsme des gouvernés i présent, chacun, prince ou sujet

et à son bien-être particulie lé; l'individu ne songeait pas qu té à laquelle il faut savoir sacril istence et ses intérêts personi âmes tombés si bas ! Nos malhe t mérités.

ie de l'état où est tombée la n ite, c'est l'imitation servUe de ion que pour ce qui vient de I lie, mœurs, coutumes, produits )i les Allemands veulent redevej faut qu'ils se ressaisissent, pour souviennent de l'histoire si gl inertie actuelle, sachons qu'il de ressusciter un tel passé, au vants d'une race qui aura mériti rs... Ne désespérons pas de j

moyen, un seul, de préservei I définitive. Un peuple, qui i n étrangère, ne peut conlinut tt espérer de se relever un mpre résolument avec les trad

idamné et d'inaugurer un j aa) actuel résulte de la corr 9 dégradation, la nation dég 9 nouvelle que par une rég itionsera produite,nonpard tiangement radical de loute Leurs viennent de nous-mé )our ainsi dire, notre indiv est aussi à nous tous et à cl notre régénération et à coi

u'il nous faut pour cela, c'es i éducation morale et natior idicalement l'individu toul e régénération et de salut [ )re une fois, la régénératioi )n morale de l'individu et c )n nationale sans une régéi ition morale sans une édu(

fois de tout l'homme et df le de ces désastres sorte

de choses nouveau, il faut I nouvelle, qui soit capable {énéraUon naissante (I). • Fichte, seul de tous les pei llement capable de compre :e plan, parce qu'il est le ésent; preuve en soit, dit-i

autre. Seule, parmi les aui . conservée pure, seule, ell

Feu an die deutsche Nation :

ne. «Qu'on se rappell , refusant de mêler à < langues romanes, gnes dérivées, issu ! l'apparence de la vi

sorte qu'elles sont r, telle langue, tel peu

et le plus pur des id

le peuple allemand

sa noblesse et de l'est pas fixée, comi )ourquoi elle reste i Voilà pourquoi aussi

pliilosophie et poui le la vie intellectuel]

susceptible de reci I et la pénètre ccmpl ) à grands traits le il rappelle à ses audit

furent si florissantes ieuse de la Réforme (' leux fois le génie gei livrant le cliristianii rapprenant au mondt u'il avait oubliée dep vit une histoire qui m « qu'elle peut être ei ment de la nation ail

. c Le langage, dit F le deaid^es claires eti éveloppement iadëSni

ut exisler, dil-il, sans patrioliso ont mêmes racines. Sans doui religieuses peuvent faire ou temps, l'Etat, la patrie et la i rare eiiception, ce n'est pas h du cœur humain serait plut&t itte terre, de transférer l'étei

euple dans toute la force du ommes qui, vivant ensemble, i étroite solidarité, qui, se repro sns propre et figuré du tenue, on l morale (1). Pour lui, le peup s de l'éternité dans le temps, et, tellement dignes de noire amoui insignilianls ou les plus perveri >ment portés à aimer comme un< escendanls et tous ceux qui sî elconque a leur propre existenc ilelligenl et à l'âme noble ne d« lie et d'affection, en songeant > t pas isolés, qu'il continue l'ac ibres, et que d'autres continue >t donc la suite impérissable de [it à réaliser un même ordre de >tion, el non plus dans l'intérêt d'

lie deutsche Nation: R. VIU. . Un du terme, dit Fichte, se compc vivant ensemble de la même vi •r eui-mème», au point de vue m e même loi de développement qui

cessil près tttqu< iDall irînci

dit-il ento

tb).

Bsrl

té qu [rëcl:

les pi ent I de 1a nelle.

la vie réelle, d'un ordre tou 6 pouvait avoir au conlraire,p( une manière pn

l'éducation anc rail-on exiger di ilève le bien et il esl libre et i srté •. A cela, j caractère de 1' it dans celte r élève et avec la trouve le vict ! et l'aveu de st int que, malgré ire, c'esl-à-dire mal, l'éducatioi t, ni ne désire f nd même de !'( e ne peul for treprise pour in 'est pas sûre d( la déterminatioi ; qu'elle lui la; possible pour l't ser dans le coe de conviction que l'on n'hési s'arrêter î >cédera l'éducat

— 186 --■ 3ur ainsi dire, l'image on élève, de telle son )erlé de mal Taire. £1 : délerminalion des ré) 1 absolue pour sa volon aires; de telle sorle ( opter sur cette volont' alion doit tendre à la c

peut être autrement q ie pas un tel but, ce r ans but; en tous cas, t âtre, elle n'est pas ach irta tiens pour vouloir le minée (I). Celui qui a

veut toujours et dans rmer dans l'homme uni it bonne : Tel est donc

' atteindre ce but, il peut vouloir que ce q lur infaillible et uniqu e son activité. Jusqu'à ) l'homme social se sont ur l'amour naturel de c

lucaCion veut aboutir, i ter ; Elle doit former les isent vouloir que ce qu 1 de dire i, celui q>ii xhorter, il ne pourra s lez les ailes de sou eapri développe lui-même, v .'exliortatioDs.ne vouloir n an die deutsche Natioi

e sorte qu'un homme pouvai ndU qu'il restait foncièreme H forcés par la nécessité d ent bons et honnêtes, puisqi ! en dépend >.

tjtuer à l'égoïsme, à cet ai nour : l'amour désintéresse . fassions l'éducation de la v

le développement de l'inlel

deux, créeront l'habitude oi e le bien. Tout le système lligence et de la liberté enc our ».

par une telle éducation, 1 ûsir, un bonheur si complet olonté sera désormais et m ■ en lui et autour de lui cette e développée dans son intell le était fondé sur la traditic linte, c'est-à-dire sur des sécurité. H reposait aussi s lie ou sur l'intérêt public i ichte, la sympathie est vagu iculier est souvent en op

puis, i) y a l'intérêt bien ou arlent toutes te langage de ' ssi, qu'arrive-t-il avec l'ai 3t que, malgré les plus lo Uns l'âme de son élève Vlié 'égoïsme et toutes les passi

cœur du jeune homme, s'y que l'intelligence soit asseï

Qiée pQur leur dédi iéclarée, quel en se feme aéra presqut en et le mieux enra slème, au contraire, r, sans idée de co rmme, formé à l'am de son intelligen( l'égoisine sensuel L les connaître, ces ont la place déjà

ns maintenant à r , comme Kant, Fich 'e celle qui se soi telle quantité d'alin que de lui donner pour Kant, l'activiti est le facteur essen tout sur le jeu na' r assurer sa croisse une puissance, une is de l'activité soi qu'en développant ralité et l'énergie i

iteur. dit Fichte, rt objet, il a accom ■a plus ensuite que riC^ dans la vie réel progrès régulier et Bt chose secondaire, < Reden II, (S. W. VII

— lUO — avantage inappréciable, c'est qu'elle trouver sa joie dans l'élude même, sortir la récompense de l'effort luiretiK tout au moins, c'esi-a-dire de la la connaissance conquise. La vraie réc grès conscient, le travail qui atteint »

de se sentir en mouvement, de p initiative, en pensant, en parlant, en Le bon élève, quoique l'on fasse, d toujours celui, celui-là seul, qui Ln s'éclairer, c'est-à-dire à embrasser liaison, puis à appliquer ses connaissa d'agir selon sa loi. Si ce n'est pas là t faut encore, sans doute, une certain (liiile), au moins en est-ce la forme et La culture intellectuelle, ainsi com[ avec la culture morale (1). Par elle, 1'

(I) Telle est aussi l'opinion de Mai autres sur les rapports de l'Educatii^n i catioD morBle : Maine de Biran. Fondei t. I. p. lU-lia, 120-123 de ses œuvrt E. Naville en 1859 ; « Rien n'est plus c dit Biran, que cette erreur qui fait q tance exclusive au nombre des connais peuvent s'introduire dans l'esprit d'uni faudrait tenir compte de la manière doi acquises, de l'influence que cette acqt perfectionnement même des faculti^s < de la connaissance, ou plutât sur celui et moral tout entier... Poar bien juger appliquer, suivant une expression asseï véritable psjchomôli'e, il faut avoir savent qu'à la manière dont ils le save que cette science acquise a procui'd è

ël. La racine te, si l'éduc.

en jeu con ) et l'on n'y s qu'imporlf plus de place H que, par le Iligence qu'i ire ou le ser ! enfin d'y E n autre amou

s, A retend ui On ne peut s*t humain sans

ement on ne )ral sans cuiti iatelligreuce.

a réflexion se effet, appi-SDi ant sur les ob en voirnettei ; empire sur i 9 de l'âme et I espace. Au Sretd contribi est de mâmi on impose à 1 A-dire bien oi

le contentera tout ce qui porte & la rëf m uni cation i:

,, pour iropriés lu déve jrfeclioii tn mémï sment, i lire trav.

nt, Ficti . Fichte t pas la u'on api 'origine esedé^ ut subor i désinl nent mo irrière p

crainle is tard (

appreO' Loujours ie; en uement meréco ctera, d Lislence

facultés le tuond este con luences mot à id Fichti

te autre:

) sensib mémoir ns et \i infini, unes 6!

Lres, bie évanoui !S idées imencer eurs et ttacher labitude iésintér lelque ii lui aura esprit a ité dont sera aus itres qu( npli par noral, q irrésistil air les r^ lans la s l'Educali t idéal, indispe lucatiûn le la SD m jour :

pour eu:

ni sur les règles de la pu

durant leur enfance el le

d'une communaulé dont 1 [u'a dû se former leur au ), de la justice, ils voudn

éducation finie, ils seroi ns la grande communauté

poursuite sera devenue c tants et la condition méi

nt de vërilal)les apprenti nées, ils formeront avec lei uciété très nettement défli dre même. Là, point d'i lie de son plein gré, av idéale dont il fait partie ; ^nses. Les éloges mêmes m vue que le bien de tous ntier à sa tâche, sans s'irr ire moins que lui, et ave jours davantage, à mesuri

1 la soclèK Il n'y aura du reste aucui diverses manifestations di jalement bonnes, pourvu i semble et à l'inlérët comm 'école doit exiger la iégo ïissance à la loi; mais ter à produire, c'est-à-dii 1 désintéressé. Elle ne 1 ' les motifs supérieurs. Il

tionner encore, en vue d'

léme que la nouvelle éduu tnce de l'ordre moral du e religion, à la connaissan ]ui est éterneUement : ils c ui ait une existence réelle, tout le reste n'est qu'uni et ainsi la vie éternelle c Lre cOté du tombeau, mais raie religion, dit-il, est pare visager l'humanité comme ireste sans cesse à nous bien supérieure ainsi auj y^aient le plus souvent sur J sentiments de erainte et ( as de développer en l'hom toutes sortes, la conscience lité, elle lui inspire surloul sur la terre et spécialeme re el du bien, ute Fichle, que, tout en fo i humaine, pour cette tern si bornée à tous égards, '.

Bra de faire de chacun d tiaine éternelle d'un ordre la création successive ei 3 la pensée divine, son am ns-nous jamais à l'état d'exi miel état serait unétatde:

upérieur, le seul qui soil de devenir toi^jours, d'être

irit et vous

■ophétisai, s

e que je p

produisit ui

ent les uns

erfs, et de

'y avait ein

dit : Propl

Ltnsi parle le Seigneur, l'Eternel : Esprit,

re points de Thorizon et souffle sur ceux qui

, qu'ils redeviennent vivants. Et je prophétisai

ait été ordonné. Alors l'Esprit se répandit sur

Stra, et ils redevinrent vivants et se dressèrent

:, et il y avait là une grande foule de peuple.»

e, susceptible d'arracher les pei entière à la situation déplorable

'est surtout inspiré des idées de leodant de celui-ci sur un point is la famille el par la famille, r que la génération actuelle ne c ssante, dans laquelle réside l'es):

us l'avons vu, veut que les enfanl I la société adulte, soient remis d , sous la direction de maitres so imenl séparés de leurs parents, ili iété fermée, où rien n'entrera d par elle-même. Les enfants, que , y sont considérés comme égaux «ivent une première inslructioi a nouvelle Education, dit Fichte ne tout entier, elle ne s'adresse j autrefois, à une minorité, â ce qi Itivées. L'élément le plus importa le l'Etat, n'est-ce pas le peuple, i entièrement privé d'éducation î Lous auront droit à une même éi is citoyens un seul corps dont clia nme vivifié par le même intérêt, ;onduit au bien par le conlenlemî

dans la nation, d'une part, une n is principes de la morale, et d'aul ée uniquement par la crainte de:

récompenses, on verrait bientôt onlre ceux-là. La nouvelle éducati us, sans exception, elle ne sera p

■ — 202 inslituts, tous les enfant e première instruclion :

ipprendre un métier. Fi é des travaux manuels.

tout doit être produit,

élèves eux-mêmes. Il ^ igé de tirer du dehors

les élèves l'ignorent, availler de toutes ses f< même. Ils Jouiront ensi ont ensemble de son cun ne peut élever de j le ses elTorts ou de son a de toutes ses forces ompter avec elle. Que c

ta collectivité et cju'il d 1 misère ou l'abondan développer l'esprit d's

animer les citoyens du

se destinent aux étude s autres, l'éducation n; • d'apprendre un métie itre dispensés des exei

:evraient mOmea vèteme:

in, roèmes soins... Ainsi, 'ace renouvelle, forte, 1 e barrière impénélrable fjug4s de notre espèce vi apercevoir que l'exécutii Scultés iniurmoD tables !s utopies et (tes chimère

1 loule occasion, le moleur esseï islension à donner à cette préoc indique que c'est sar l'Etat qi ' compter pour obtenir le suc )ute pas les dépenses que lui in Ces dépenses une fois faites, 'e la plus ècunomique et la plu) 'es obligations. • Par exemple, di les revenus de l'Etal a été c< n d'armées permanentes; eh b ne manière générale, l'éducatk is l'avons proposée et, du jour oi ra traversé nos écoles, il n'y aun âciale: la génération nouvelle tou et une armée comme aucun siée individu, en effet, a été comp âges imaginables de sa force i ml toute manœuvre qui lui est oi Kirter les eiïorts et les fatigues }ppé par la vue immédiate dei en possession de lui-même; ( 'élre collectif dont il est un me

■iis laquelle l'Enseignemeot est u it lie gouvernemeat, avait été sou lanfe. fi la Légialative et à la Co

I^a Chalotais avait préseoté au F is fort de la lutte contre les Jds tsai d'éducation nationale dans ;, il proposait de substituer unef ppe les priucipes et le programma demande, dans son plan d'Univei

l'instructioD dont la direction ap

oùt l'un

— aoo —

lans un Etat où la nouvelle Education se raie, la néc«ssilé des établissements pér ail beaucoup, celle des élablissements d sparailrail complèteuienl. Mêliez l'enfai la discipline dans ses premières année:

lus besoin de pourvoir plus tard a sa Ir use amélioration. Elevez convenablem l vous D'y verrez plus de pauvres (I).

e l'Etal, puissent tous ceux qui le dlrigenl ■voir lo courage de regarder en face et d :mes le vérilable état de nos afTairesl Q I : L'éducation des généraiions futures ( ieul domaine où nuire Elat puisse agir libi I soit vraiment Etal mdépendanl el mail i, le seul où il ail droit do décider par e moins ^ii'il n'ait absolument renoncé à on doit être considérée par lui comme la $ $se enciire faire. Mais «ju'il la fasse, c le, et il aura toute liberté. C'est une tâcli Lera pas, un mérite qui ne lui sera pas iposer la force à la force, nous ne le poi le aux yeux, tout le monde en convient, ei ours partis de cet aveu comme d'un poin e. Noire existence est ruinée, et pourtant] i, nous vivons. Sommes-nous donc des là digne amour de la vie qui nous y ralla( irter un tel reproche ? En nous décidant ur nous-mêmes ; en ne nous considéran la semence d'où sortiront un jour de [ mts ; en n'ayant plus d'autre raison de vii

ien an din '/eutsche Nation : K. Xi.

imii us I m fi lent iqu El

req à c tnâ( ma ur t ieiu

Va a, a

'idë

loni nd,

une, en retirera la gloire la plu:

i reslera pas longtemps isolé. Il es

itat trouvera des imitateurs el des é

tsl que quelqu'un commence. L'eue

verra, à défaut même de meilleurs

, la jalousie, le désir de ne pas i

6 autant et même, s'il se peut, miei

les divers Etats à suivre, l'un après l'autre,

née. Les faits suffiront pour prouver l'exacti-

;onsidérations sur l'avantage matériel qu'a

loppement universel de l'instruction. Nos

pu paraître douteux, l'expérience les confir-

e n'hésite pas à affirmer yue si, à cette heure

Etats allemands s'appliquaient sérieusement stniction publique suivant mes vues, il ne s de vingt-cinq ans pour former la génération conque pourrait compter sur vingt-cinq ans I droit d'espérer voir ce prodige. • Jnsi parlé du rôle de l'Etat, Fichte examine point de vue de l'initiative individuelle.

^pendant, dît-il, car il faut tout prévoir, qu'il ms aucun de nos pays allemands, un homme le comprendre ce qui vient d'être dit, d'en 'entraîner dans ce sens la majorité de ses

ce cas, c'est à l'initiative privée, c'est au 'liculiers bien disposés qu'il faudrait avoir

I&, il n'j a qu'un seul mojen : Devenir d'abord en de oette éducation nouvelle et nationale. Le aand s'est, pour ainsi dire, évanoui; il faut qu'il nteose, plus vivace ; il se développera d'abord secrètement et puis, le moment venu, il s'ëpa- 1 jour et rendra à la nation l'indëpendance ,. » lîeden, IX, introd., (S. W. VII).

aenlaire basé sur la vue immédiate des choses, lions acquises par eux gagneront en netteté et

la vie. Ils apprendront à exposer leur science;

à l'expliquer, ils la tiendront en quelque sorte :ns. De plus, comme l'enfant révèle naïvement iëres de l'humanité, nos jeunes maîtres acinslruisant les écoliers, un véritable trésor de i pratiques sur l'homme et la vie; ils se prépandartde vivre et d'agir, art essentiel dont, en lautes écoles n'enseignent pas même les prêts. •

Fichle veut que, si l'Etat se refusait à enlreclie qui lui incombe, les particuliers agissent à ent toute la gloire de leur initiative, jusqu'au t, entraîné par ce mouvement de l'initiative t se souvenant qu'il -est l'Etat, c'est-à-dire le ne partie, comprendrait enfin qu'il a le droit et ('occuper, non d'une partie seulement de sa B la totalité. Alors, toutes les entreprises indiinisées pour l'éducation cesseraient d'avoir leur

et rentreraient dans l'organisation générale ïtat Une fois entreprise, une telle œuvre ne , elle ne pourra que croître et s'étendre eu ul une succession d'efforts, qui ne doit s'arrêter Lier accomplissement de la tâche commencée, -niers discours(l), Fichte résume les idées qu'il

XIH' et XlVf Discours, Fichte montre que uplea esi actuellement irréalisable, que ce n'est nt qu'uD rêve. iEq attendantsa lointaine réalisaest nt'cessaire d'entreprendre la lutte des print agir, it faut dt!velopper l'énergie, sans laquelle e caraetâres. sans laquelle il ne saurait ; avoir

— ail —

^s el adresse à ses auditeun aalier une adjuration passio senl de l'Allemagne devienne es. Tous nos malheurs, rép* division politique de TAllema aces ont contractées avec l'éti e ainsi le champ de bataille i t trouvée dans un moment pi e disparaître ou de se sauver

les jeunes gens de conser qui sont naturelles à leur àg< s.

e, leur dil-il, vous êtes encc rendre les idées désintéres:

songez à créer une race me ithousiasme s'éteignait, si, v

dans l'égoïsme, dans l'iner ez l'exemple de ceux qui voi lés, vous perdriez bien vite eilleurs. Attisez donc le fei )posez-vous une noble ambiti<

et vous acquerrez ainsi ce de l'homme : le caractère et trouverez la source et le 3< Juand vos corps vieilliront el [itre esprit conservera sa fr rmeté... L'activité vivante e:

et vraie. La vraie réalité, e'ei < hommes d'âge mûr, Fichte sévère. • Vous, hommes d'acl bornés, dédaigneux de tout

ez. Pensez à voire vieilless blir, en vous spiritualisant, on personnelle et à celle de i que influence, toul au moins s obstacles à nos projets, tenseurs, savants, écrivains, ïtre dignes de votre nom i

remplir.

souvent, vous vous êtes lais!

) la pensée pure, sans vous présent. Puisque la vie doit ; Èrieurs et éternels, vous ne luel pour vous attacher uni rcher un idéal toujours plu iTorcer de rattacher l'étenK

de relier l'idéal à ce qui e s générations qui se sont gn j qui se sont nourries de vos dupent les principales chargt

dirigé leur éducation en vt:

idividuel et en vue aussi du its sont les bras qui agisse s écrivains doivent être la et qui dirige l'opinion. Rap ce de votre lâche et puissiez- .remenl qu'un métier. Appi es, et prouvez-le par vos acV z à réparer vos fautes en faii )t vos efTorts persévérants le josées et dont, mieux que pi re l'importance pour l'avenir ifln, princes d'Allemagne, sa

le salut qui vous e, aidez vos peup ;erez ainsi dôsori s libres, n'ayant Is et se développe ère. Que tout Aile iélé, prenne feri

donc enl!n à élre 1 moins, ne sortez tion, et que chac résolution, comai it tout à faire. D ronl ainsi, ils foi Tune force uniqu sur son voisin, s'i autres le soin d'à I monde est le voi resté au même p qu'il faut prendn de ces velléité ir, de ces fausses in aveu d'insiiill:

le résolution vivai oidJsse, qui dure i atteint. Auriez-vt i intérieur qui s< s î Ne seriez-vous l'élal d'ombres, d< de ressort propr e et dont l'espril )t se croiser en

lu et roidi présente l'apparence de la ir s qu'on nous le dit en face, qu'on nous s Ions. C'est bien à peu près là ce qu'on i l'avez entendu et vous en avez été anc à ceux qui parlent ainsi qu'ils se i tout l'univers que vous n'êtes pas ce qu i entier saura qu'ils ont menti !....

)les que vous puissiez être, les évènei e vous faciliter la lâche de la réflexion i In à ouvrir les yeux. Qui nous a jetés aans ce ous a déguisé notre vraie situation, nous a entre- ) noire légèreté et dans notre aveugle laisserst-ce pas notre bonne opinion de nous-mêmes f i pouvaient-elles aller mieux qu'elles n'allaient f is engageait à réflécliir, nous n'avions pas même répondre; il suffisait de montrer d'un air triompe brillante existence se soutenant toute seule et t de notre part, et, en effet, tout allait bien, en le jour de l'épreuve I L'épreuve est enfin arrivée, hâte I Rien à espérer, si chaque individu parmi it tout ce qu'il peut, et ne le fait, comme s'il était onde et que le salut des générations futures ne e sur lui 1 Décidez-vous maintenant I Ne dites pas: n peu de repos, encore quelque temps de réflexion, îerrons-nous bientôt un meilleur état de choses, ioration quelconque dans notre situation ne se amais, soyez-en convaincus, d'une manière sponians efforts de notre part. Encore une fois, tout fait qu'augmenter notre inertie. Le moment est faut ou périr ou agir. •

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