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2. P. 289-291 (126-130). Questions casuistiques : Jusqu'à quel point faulil consacrer ses moyens à la bienfaisance? — Quel est le prix d'un bienfait qui vient d'une main mourante?— Peut-on enlever à quelqu'un un bien en se proposant de le payer plus largement en retour? — L'aumône du riche, rendue nécessaire par l'inégalité sociale, est-elle vraiment une vertu?
KAXT.
MÉTAPHYSIQUE DES MOEURS
c'est un devoir de ne pas éviter, mais de rechercher au contraire, les lieux où se trouvent des pauvres,... de ne pas fuir les hôpitaux ou les prisons... afin de se soustraire à la compassion dont on ne pourrait se défendre » 1. On aimerait à citer tout au long la vigoureuse satire de tous les vices contraires aux vertus d'amour, envie, ingratitude, joie maligne causée par le malheur d'autrui, soif de vengeance, arrogance de l'homme heureux 2.
Les devoirs de respect, en raison de leur caractère strict et obligatoire, ne comportent guère qu'une exposition négative ; Kant se contente donc d'étudier les vices qui leur sont contraires : l'orgueil, qui méconnaît sottement l'égalité foncière des personnes, la médisance qui suscite le scandale et diminue le respect dû à l'humaine nature, la raillerie qui fait des personnes un objet de divertissement ^.
Il serait sans doute aisé de grossir cette brève énumération. Mais Kant nous rappelle qu'il n'a prétendu exposer que les éléments métaphysiques de la doctrine de la vertu, les principes qu'il est possible de déduire à priori de la loi morale. Il laissera donc à V Éthique proprement dite le soin de déterminer les variations que les circonstances imposent aux formes extérieures de l'exercice du devoir. Gomment agir vis-àvis des personnes incultes ou corrompues? Quelle forme