‹ Kant [microform]Chapitre 63 sur 148 · Ibid. Cf. p. 525 et · texte numérisé non relu

Ibid. Cf. p. 525 et

3IETAPHYS1QUE J)K LA NATURE

suscitée par la Raison pure, dès l'année de son apparition, était l'accusation de scepticisme. Nous avons « un Hume prussien », disait lïamann. L'idée avait fait fortune; elle était reprise en 178*2 par Feder dans les Nouvelles savantes de Gœttingue (19 janvier) et par Garve dans la Bibliothèque allemande universelle^, avec cette différence que ces critiques remontaient à Berkeley pour trouver le véritable père du criticisme. La réponse fournie par les Prolégomènes ne suffit pas à dissiper le malentendu. Il importait dès lors de répondre aux censeurs, non plus par des raisons, mais par des faits, et de présenter au plus vite au public cette métaphysique de la liberté qui devait rétablir sur des bases nouvelles la croyance en Dieu et en l'immortalité. On peut présumer que Kant abandonna provisoirement la philosophie de la nature pour établir sans retard, dans Y Établissement de la métaphjsique des mœurs (1785), la réalité et le caractère rigoureusement à priori de la loi morale. Rassuré par cette première affirmation de sa foi morale, il revient à la nature et écrit les Premiers principes métapJnjsiques de la science de la nature. Mais il les écourte, car Y appendice sur la psychologie rationnelle, qu'il annonçait à Chr. Gottfr. Schûtz dans la lettre du 13 septembre 1785, ne parut jamais. La raison en est que la critique n'a pas désarmé et qu'il éprouve le besoin de compléter la métaphysique de la liberté. Car il écrit au même correspondant, dès le 25 janvier 1787 :

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