‹ Kant [microform]Chapitre 68 sur 148 · POLITZ, p · texte numérisé non relu

POLITZ, p

2. Qu est-ce que s'orienter dans la pensée ?l p. 132(trad. Tissot, p. 335). Cf. Heinze, loc. cit,, p. 713 et passim.

MÉTAPHYSIQUE DE LA NATURE

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de la métaphysique est, dans les leçons qui nous restent, la plus développée et la plus intéressante ^. Nous n'insisterons ni sur la critique des preuves dogmatiques de l'existence de Dieu, que nous avons résumée ailleurs, ni sur la preuve morale qui trouvera sa place dans la philosophie de la liberté. Ces développements sont d'ailleurs fort abondants et sensiblement plus clairs que dans les deux Critiques.

L'existence de Dieu une fois acceptée par la croyance la raison spéculative n'en peut-elle préciser le concept? L'écueil est double ici : dogmatisme et anthropomorphisme. Le dogmatique raisonne de Dieu comme d'un objet; le philosophe critique, en déterminant le concept de Dieu, se préoccupera surtout de réduire à néant cette erreur. Il dira : « Dieu est hors du monde » contre ceux qui voient en lui l'âme du monde, malgré la contradiction des termes; « Dieu est une monade simple », contre les matérialistes; « Dieu est toute suffisance », au lieu de « substance infinie », car l'infini ne saurait être l'attribut d'une chose en soi, n'étant que l'idée négative d'une grandeur qui dépasse toute mesure humaine; il parlera enfin de F « omniprésence de Dieu », non pas au sens local [localiter) ou temporel, mais au sens dynamique qui indique simplement qu'aucune réalité n'est possible que par l'action divine-.

A l'anthropomorphisme, le philosophe critique échappe en rappelant que les facultés morales qu'il prête

1. Notamment dans Politz (p. 262-3 i3] et dans Heinze, p. 698 adfinem.

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